LA CLAQUE (pastiche)
LA CLAQUE
(DE LATARTINE)
Ainsi toujours poussé vers de nouveaux suffrages,
Dans les mandats éternels emportés sans retour,
Ne pourrons nous jamais sur l’océan des sondages
Jeter l’ancre un seul jour ?
O claque , ce premier tour a ruiné ma carrière
Et près de ce siège chéri que je devais revoir
Regarde ! Un autre vient s’asseoir dans ce ministère
Où tu me vis m’asseoir !
Je mugissais ainsi contre ces cloches profondes
Qui m’expulsaient ainsi de mon banc adulé ;
Ainsi le vent a emporté ma faconde
Loin des bulletins adorés.
Un soir, t’en souvient-il ? Nous votions en silence ;
On entendait au loin, sous les plafonds de l’Assemblée
Que le bruit de l’opposition qui frappait en cadence
Leurs pupitres désarticulés.
Tout à coup des accents inconnus de nos pairs
Dans nos oreilles désabusées vrillèrent un crescendo
Les rares présents furent attentifs et la voix qui m’est chère
Laissa tomber ces mots :
O Députés, suspendez vos votes ! Et vous décrets complices,
Suspendez votre cours !.
Laissez-nous savourer les maigres bénéfices
Que nous ont laissé les vautours !
Assez de malheureux ici-bas vous implorent :
Abstenez-vous pour eux ;
Laissez leur rêver que ce sera pas pire dès lors,
Oubliiez ces malheureux !
״ Mais je demande en vain quelque moment encor,
Le temps m’échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit « sois plus lente » et les lambris d’or
Résonne du mot « oui » !
Et tous disent ‘ils l’ont voté’
ps :Pardon à m’sieur Lamartine
(DE LATARTINE)
Ainsi toujours poussé vers de nouveaux suffrages,
Dans les mandats éternels emportés sans retour,
Ne pourrons nous jamais sur l’océan des sondages
Jeter l’ancre un seul jour ?
O claque , ce premier tour a ruiné ma carrière
Et près de ce siège chéri que je devais revoir
Regarde ! Un autre vient s’asseoir dans ce ministère
Où tu me vis m’asseoir !
Je mugissais ainsi contre ces cloches profondes
Qui m’expulsaient ainsi de mon banc adulé ;
Ainsi le vent a emporté ma faconde
Loin des bulletins adorés.
Un soir, t’en souvient-il ? Nous votions en silence ;
On entendait au loin, sous les plafonds de l’Assemblée
Que le bruit de l’opposition qui frappait en cadence
Leurs pupitres désarticulés.
Tout à coup des accents inconnus de nos pairs
Dans nos oreilles désabusées vrillèrent un crescendo
Les rares présents furent attentifs et la voix qui m’est chère
Laissa tomber ces mots :
O Députés, suspendez vos votes ! Et vous décrets complices,
Suspendez votre cours !.
Laissez-nous savourer les maigres bénéfices
Que nous ont laissé les vautours !
Assez de malheureux ici-bas vous implorent :
Abstenez-vous pour eux ;
Laissez leur rêver que ce sera pas pire dès lors,
Oubliiez ces malheureux !
״ Mais je demande en vain quelque moment encor,
Le temps m’échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit « sois plus lente » et les lambris d’or
Résonne du mot « oui » !
Et tous disent ‘ils l’ont voté’
ps :Pardon à m’sieur Lamartine
3 commentaires
Tchocky · le vendredi 23 juin 2006 à 20:05
mariedo · le vendredi 1 septembre 2006 à 15:19
Marie (Battementsd'elle) · le mardi 26 septembre 2006 à 20:11
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