Fluides aériens -prose-

Attendue depuis plusieurs lunes, elle vient frôler la cime des arbres,
les champs indolents, la lumière feutrée du soir, le silence de ceux
qui se taisent, pour s'évanouir dans le délice de son propre souffle.
La brise atténue les révoltes inutiles, donne un avant goût de paradis,
et son éphémère grâce glisse comme l'émotion furtive qui n'a pas
de prise sur le cours du temps.
Elle est complice des contrastes caressant le jour qui disperse
ses clairs-obscures, dans le creux des derniers rayons du soleil.
Là, où s'éveille la contemplation.
De cette évasion naît l'envol de l'oiseau, si fragile et captivant,
si léger comme l'ivresse que procure le vent. Ses ailes apprivoisent
la courbe de l'horizon, sublimée par les fluides aériens.
Alors la nuit douce et sereine dresse ses voiles, absorbe
les naufrages, guide les regards sur la voûte étoilée.
Sa voix transcende les sphères encore inhabitées
de la perception, son tourbillon de soie nous envahit.
Maintenant nus et délivrés, la peur n'est plus.
L'oxygène devient acteur de la dispersion où chacun
découvre au cœur de cet univers ce qui se perpétue à l'infini.
http://www.youtube.com/watch?v=PE_GomFDYjY
les champs indolents, la lumière feutrée du soir, le silence de ceux
qui se taisent, pour s'évanouir dans le délice de son propre souffle.
La brise atténue les révoltes inutiles, donne un avant goût de paradis,
et son éphémère grâce glisse comme l'émotion furtive qui n'a pas
de prise sur le cours du temps.
Elle est complice des contrastes caressant le jour qui disperse
ses clairs-obscures, dans le creux des derniers rayons du soleil.
Là, où s'éveille la contemplation.
De cette évasion naît l'envol de l'oiseau, si fragile et captivant,
si léger comme l'ivresse que procure le vent. Ses ailes apprivoisent
la courbe de l'horizon, sublimée par les fluides aériens.
Alors la nuit douce et sereine dresse ses voiles, absorbe
les naufrages, guide les regards sur la voûte étoilée.
Sa voix transcende les sphères encore inhabitées
de la perception, son tourbillon de soie nous envahit.
Maintenant nus et délivrés, la peur n'est plus.
L'oxygène devient acteur de la dispersion où chacun
découvre au cœur de cet univers ce qui se perpétue à l'infini.
http://www.youtube.com/watch?v=PE_GomFDYjY
5 commentaires
salus · le dimanche 9 juin 2013 à 22:18
C'est classe, ça !
Et j'aime beaucoup cette rime décalée :
Captivent/vent/apprivoise
Sympathies,
Tofe
domidom · le lundi 10 juin 2013 à 11:44
J'ai adoré....
Gros bisous, Domie...
DIDOU · le lundi 10 juin 2013 à 14:19
Merci pour votre partage LOLA
amitié didou
belespoirs · le lundi 10 juin 2013 à 17:18
http://www.mespoemes.net/belespoirs
très joli ! bravo ! j'ai beaucoup aimé moi aussi
"De cette évasion naît l'envol de l'oiseau, si fragile et captivant,
si léger comme l'ivresse que procure le vent. Ses ailes apprivoisent
la courbe de l'horizon, sublimée par les fluides aériens. "
des mots qui chantent ! merci de ce beau partage amitiés
bluegirl · le lundi 10 juin 2013 à 22:58
SALUS,
J'ai voulu écrire de manière fluide, et l'oiseau m'a inspiré...c'est chouette, ceux qui se laisse apprivoiser le temps d'une lecture, pour repartir flirter avec les horizons.
Merci d'être venu partager mon air!
DOMIE et DIDOU,
Alors, comme ça j'aurais changé de style!...je suis pas sure du tout.
Je fais juste rarement des poèmes seulement positifs, mais le bleu y est!
Bises à vous deux.
BELESPOIR,
Si on entendait l'oxygène se disperser en nous, à la façon des fluides aériens, ça chanterait surement aussi!
Amitiés.
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