Chaos et vertiges.

Le souffle feutre certains dépits,
Oscillant sur d'anciens vestiges,
Entre arrogance et compromis,
Il dénonce la violence du vertige.
Je l'entends encore étreindre mes pas,
Emprisonner le corps dans une spirale,
Et malgré tout si je trébuche parfois
L'air atteint de nouveau l'espace vital.
Mais du naufrage naît la détresse,
Survivant sur des frêles parcelles
De résistances à mes faiblesses,
Et les ressources qui chancellent.
Pourtant ça n'est pas l'heure ultime,
L'adrénaline submerge les profondeurs
Du combat absurde enfanté par le crime,
Se rebellant pour affronter la peur.
Et je perçois encore le chaos disperser,
La fuite silencieuse voulant juste survivre,
Au rappel de la mort qui n'a pas cessé
De guider ma vie comme un bateau ivre.
Si hisser les voiles atténue le souvenir,
Des paradoxes de la fougue et du néant,
Je voudrais tant ne plus jamais subir,
Les failles invisibles de choix aliénants.
Oscillant sur d'anciens vestiges,
Entre arrogance et compromis,
Il dénonce la violence du vertige.
Je l'entends encore étreindre mes pas,
Emprisonner le corps dans une spirale,
Et malgré tout si je trébuche parfois
L'air atteint de nouveau l'espace vital.
Mais du naufrage naît la détresse,
Survivant sur des frêles parcelles
De résistances à mes faiblesses,
Et les ressources qui chancellent.
Pourtant ça n'est pas l'heure ultime,
L'adrénaline submerge les profondeurs
Du combat absurde enfanté par le crime,
Se rebellant pour affronter la peur.
Et je perçois encore le chaos disperser,
La fuite silencieuse voulant juste survivre,
Au rappel de la mort qui n'a pas cessé
De guider ma vie comme un bateau ivre.
Si hisser les voiles atténue le souvenir,
Des paradoxes de la fougue et du néant,
Je voudrais tant ne plus jamais subir,
Les failles invisibles de choix aliénants.
9 commentaires
salus · le samedi 26 octobre 2013 à 22:02
L'équilibre est une sustentation aléatoire !...
Amitiés,
Salus
armandstas18 · le dimanche 27 octobre 2013 à 11:24
http://www.mespoemes.net/armandstas18 l'air atteint de nouveau l'espace vital... ta véritable conclusion, pour moi, se trouve là, au milieu d'un beau poème plein de souffle et de désespérance; amitiés, armand
bluegirl · le dimanche 27 octobre 2013 à 13:33
A la suite de ça, j'ai eu envie de développer avec 2 nouveaux quatrains : les 2 derniers.
****
SALUS,
Oui, c'est bien souvent dans la tête que ça se passe !
Amitiés.
ARMAND,
OUI !...ce souffle est extrêmement déterminant : c'est celui qui guide nos pas, et distance le désespoir.
Merci pour ta visite amicale.
Lola.
http://www.mespoemes.net/bluegirl
belespoirs · le dimanche 27 octobre 2013 à 18:59
http://www.mespoemes.net/belespoirs
distancer le désespoir ! oui c'est primordial pour arriver en tête à la course du bonheur !
très beau poème, Amitiés
José · le dimanche 27 octobre 2013 à 19:58
Il faut alors puiser une force (en soi, ou à travers ses relations aux autres), un nouveau souffle, une bienveillance envers soi-même qui de nouveau 'hisseront nos voiles' nous faisant comprendre que les autres ont besoin de nous tels que nous sommes.
Amitiés.
DIDOU · le dimanche 27 octobre 2013 à 20:23
merci pour ton partage
amitié didou
domidom · le dimanche 27 octobre 2013 à 21:42
Amitiés, Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le lundi 28 octobre 2013 à 14:45
Dans une chanson que j'avais écrite et enregistrée avec mon ami Patrick, il y avait cette phrase "Survivre, oui quitter le bateau ivre".
Et je terminais en disant "Prendre une route, et la suivre !" Ton poème est un constat de vie, bien sûr, cette vie qui nous mène à tant de choix souvent aliénants en effet. Mais la vie nous conduit inlassablement à mettre un pas devant l'autre. Faut-il se retourner, pour regarder derrière nous ? Chaque seconde nous éloignant un peu plus de notre passé, peut-être la recette est de prendre la route et la suivre. Le discernement et l'expérience de la vie (bonne ou mauvaise) doivent en principe nous aider à prendre le bon chemin. Car, comme tu le dis, ce n'est pas encore l'heure ultime.
Techniquement, c'est bien d'avoir retravaillé ton poème et rajouté des quatrains. Cela donne du corps à l'idée. Un bien bel écrit, mais comme tu le sais, je suis un fan de la première heure.
(ps : je trouve quand même très très sombre l'illustration de ce voilier qui vogue sur de tempétueuses vagues de sable sur un fond de ciel noir).
Je te souhaite une bonne journée. Amitié et bises. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
bluegirl · le mardi 29 octobre 2013 à 10:38
BELESPOIR,
J'ai pas l'esprit de compétition et je ne rêve pas de bonheur -absolu-.
Ici, il s'agit juste de distancier la violence de certains souvenirs.
JOSE,
Moui... pas toujours évident d'avoir cette bienveillance envers soi même, et encore moins lorsqu'on a traversé plusieurs épisodes dégradants pour l'image de soi.
L'isolement est toujours une bien amère compagne mais notre rapport à la mort n'est pas forcément si pénible que lorsqu'il est subi.
Dans ce poème, j'évoque une fois de plus un épisode négatif, ancien de plusieurs dizaines d'années, qui n'a plus d'impact si ce n'est qu'il a grandement influé ma vision des choses. Je tente juste un regard objectif.
DIDOU,
Perdre son souffle renvoie en effet au plus profond de soi-même...un sacré vertige !
DOMIE,
Je n'ai pas besoin d'espérer, mes jours sont déjà meilleurs !...plus que ça, ce serait peut être tomber dans l'illusion !!
PHILIP,
Moi, j'ai d'abord fait le choix de vivre, avant de réaliser (mais bien plus tard), que je n'avais fait que survivre...alors c'est là que j'ai fait un vrai choix entre continuer à survivre ou m'engager à vivre. Alors j'ai appris à être résistante.
Et même si l'année passée j'étais vulnérable, souffrant pour ma mère, j'ai continué mon chemin. L'important pour moi n'est pas tant le lâcher-prise, mais ne plus rien avoir à craindre où mon regard se pose (le passé, le présent et l'avenir)....savoir faire face.
L'illustration avec le voilier sur les dunes m'est chère (d'ailleurs c'est mon avatar ailleurs que sur le site).
Il est à l'image de ce poème : des instantanés chaotiques du vertige lorsqu'on est privé d'oxygène...quand il reste bien souvent une petite réserve que nous ne soupçonnons pas forcément, et qui peut se manifester sous différentes formes.
Ecoute et regarde le vent souffler dans les voiles, et le bateau AVANCER !
Merci AMIS POETES, pour votre regard porté sur ces quelques vers.
A bientôt pour vous lire. Lola.
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