Corrompus...

Ils ont retourné le désert pour chercher la source,
Sondé chaque parcelle en creusant des puits,
Jusqu'au coeur des dunes et leur longue course,
De l'aurore fraîche aux tiédeurs de la nuit.
Ont bouleversé la terre, ivres de ce chaos,
Investi les grandes certitudes avec avidité,
Ces êtres qui n'écoutent pas gémir l'écho,
Et défrichent sans crainte de tout dévaster.
Cette soif de pouvoir mène à bien des abus,
De nouvelles aventures en conquêtes folles,
Et vouloir toujours plus avec cet air imbu,
Confronter leur orgueil aux mystères des sols.
Ils colonisent la roche dans ses profondeurs,
Voulant s'approprier les vastes découvertes,
Ce qu'ils ne savent pas c'est que tant d'ardeur,
Les conduit aussi vite que l'air à sa perte.
C'est comme le sentiment de celui qui s'éprend,
Sans découvrir l'autre au delà de sa surface,
Explorant juste l'apparence de ce qu'il entreprend,
Suivant son instinct ou d'autres se surpassent.
Mais parvenant à libérer les voies de l'amour,
L'histoire pouvait aussi tirer sa révérence,
Aux âmes sacrifiées sur les longs parcours,
Qui ne trouvent en retour que la suffisance.
Sondé chaque parcelle en creusant des puits,
Jusqu'au coeur des dunes et leur longue course,
De l'aurore fraîche aux tiédeurs de la nuit.
Ont bouleversé la terre, ivres de ce chaos,
Investi les grandes certitudes avec avidité,
Ces êtres qui n'écoutent pas gémir l'écho,
Et défrichent sans crainte de tout dévaster.
Cette soif de pouvoir mène à bien des abus,
De nouvelles aventures en conquêtes folles,
Et vouloir toujours plus avec cet air imbu,
Confronter leur orgueil aux mystères des sols.
Ils colonisent la roche dans ses profondeurs,
Voulant s'approprier les vastes découvertes,
Ce qu'ils ne savent pas c'est que tant d'ardeur,
Les conduit aussi vite que l'air à sa perte.
C'est comme le sentiment de celui qui s'éprend,
Sans découvrir l'autre au delà de sa surface,
Explorant juste l'apparence de ce qu'il entreprend,
Suivant son instinct ou d'autres se surpassent.
Mais parvenant à libérer les voies de l'amour,
L'histoire pouvait aussi tirer sa révérence,
Aux âmes sacrifiées sur les longs parcours,
Qui ne trouvent en retour que la suffisance.
12 commentaires
Guy · le jeudi 8 mai 2014 à 00:57
http://www.mespoemes.net/renato
kariane · le jeudi 8 mai 2014 à 10:58
Ah, les esprits corrompus...
J'ai pris du plaisir à lire ton poème
Amitiés :)
http://www.mespoemes.net/kariane
miossec62 · le jeudi 8 mai 2014 à 18:42
bluegirl · le jeudi 8 mai 2014 à 21:24
C'est tout à fait ça !...et l'ampathie en patit.
KARIANE,
Ca fait plaisir de voir que tu me lis encore.
Merci TOF et bienvenue.
A bientôt de vous lire, chers amis poètes.
Lola.
oliverjane1950 · le jeudi 8 mai 2014 à 23:06
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950
bluegirl · le vendredi 9 mai 2014 à 01:03
Avec la suffisance, on ne cherche pas bien loin, et pas même en soi.
Amitiés 0liver.
José · le vendredi 9 mai 2014 à 19:34
Amitiés.
domidom · le vendredi 9 mai 2014 à 20:52
(Imbu de pouvoir), l'homme se croit au dessus de tout, les conséquences de ses actes, il s'en moque.....
Le fond de ce poème est très éloquent....
Toujours un bonheur de partager tes vers....
Bisous, Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
raphaelle13 · le samedi 10 mai 2014 à 10:28
Merci du partage, amitiés, Raphaëlle.
bluegirl · le dimanche 11 mai 2014 à 20:31
La corruption, je l'ai connu à bien des niveaux, sans doute comme nombre d'entre nous. Mais j'avoue que l'injustice m'affecte au plus profond de moi, et se sont surtout ses mécanismes que j'évoque. En fait, je ne vise personne en particulier dans ce poème.
DOMIE,
L'humain se moque des conséquences de ses actes, pourtant chacun subit un jour le mépris ou le dénigrement direct ou implicite.
RAPHAËLLE,
Je la dénonce car j'ai un peu trop souvent affaire aux corrompus à mon goût !
...Mais pas que ! (ouf !!).
Merci chers amis poètes d'avoir laissé votre empreinte sur ma page.
A bientôt de vous lire, amicalement.
Lola.
philipchevalier · le mercredi 14 mai 2014 à 13:53
Tu évoques les dunes au début de ton poème. Cela me fait penser à ces mots de ma chanson "les Survivants", que tu connais, et qui, parlant des restes d'un monde apocalyptique, dévasté par l'Homme, disait : "En cherchant de dune en dune/Une improbable fortune". Eh oui, la vraie fortune c'est bien cet Or de la Vie, dont je parle sis souvent, qui est fait d'autre chose. Presque tous les commentateurs de ton poème ont dit avoir connu la corruption. Moi aussi, je l'ai côtoyé, puisque j'ai même été associé dans les années 90 à l'élaboration de ce que l"on a appelé la "loi anti-corruption" pour éradiquer la fraude dans les marchés publics. Sans résultats apparents ! Alors, dénonçons, dénonçons. Et rien ne nous empêche, au fond de nos convictions d'ordre spirituelle qu'il y aura un jour, une immanente Justice. Amitiés et bises, Lola. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
bluegirl · le mercredi 14 mai 2014 à 21:44
L'honnêteté avec les autres commence par l'honnêteté avec soi.
Là, j'évoque pas spécialement la corruption en politique, mais plus l'abus de pouvoir à tous les niveaux.
Bien sur chacun y voit de sa propre expérience, et on peut toujours la combattre, ne serait-ce qu'en refusant de l'alimenter.
Ca, rien ne nous y empêche, sauf le désir de possession qui concerne notre prochain...nous sommes donc tous concernés à devoir nous surpasser, au fond !
Merci d'être passé me lire. A bientôt Philip, bises.
http://www.mespoemes.net/bluegirl
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