Frontières.

L'horloge tourne et pourtant,
Rien n'atteint ni ne devance,
Rien ne retient ni ne distance
Le sablier qu'épelle le temps.
Par le moulin broyant la graine
Et par l'espace qui embellit,
Chaque destin s'accomplit
Confiné dans une arène.
Une spirale, un tourbillon :
Un enfer à décomposer !
(Si seulement on sait oser
Disperser la confusion)...
Une caresse dans le regard
Détend l'étreinte du cadran,
Et l'endurance équilibrant
Etire les frontières du hasard.
Rien n'atteint ni ne devance,
Rien ne retient ni ne distance
Le sablier qu'épelle le temps.
Par le moulin broyant la graine
Et par l'espace qui embellit,
Chaque destin s'accomplit
Confiné dans une arène.
Une spirale, un tourbillon :
Un enfer à décomposer !
(Si seulement on sait oser
Disperser la confusion)...
Une caresse dans le regard
Détend l'étreinte du cadran,
Et l'endurance équilibrant
Etire les frontières du hasard.
17 commentaires
lemecducerclezutique · le lundi 30 juin 2014 à 08:04
Rien n'atteint ni ne devance,
Rien ne retient ni ne distance
Le sablier qu'épelle le temps.
Un très bel écrit assurément et un bon moment de lecture
Zutiquement
caliel · le lundi 30 juin 2014 à 11:20
je trouve le poeme un peu philosophique pourtant cela mérite mon admiration
merci
salus · le lundi 30 juin 2014 à 12:04
Musique cosmique
Qui tourne à l’attique
son air est ancien
Çà se chante bien !
louis · le lundi 30 juin 2014 à 12:50
Que nous subissons, haletant,
Comme jeune femme allaitant
Quand le lait gicle au sein pendant.
( je me suis trompé dans le premier envoi) Amitiés. Richard.---
http://www.mespoemes.net/louis
cerise · le lundi 30 juin 2014 à 13:35
On a beau compter les heures, la perception du temps reste propre à chacun.
La tienne est si poétique.
J'aime cette tendresse finale dans le dernier quatrain.
J'ai eu l'image d'un cœur qu'on libère et qui reprend son souffle...sourire.
amicalement
Béatrice
http://www.mespoemes.net/cerise
Guy · le lundi 30 juin 2014 à 14:05
Mais chaque seconde vécue est un pas avancé.
Belle mise en musique de ce "paradoxe" temporel.
Amitiés
http://www.mespoemes.net/renato
neige · le lundi 30 juin 2014 à 14:36
Tout est dit alors...----
http://www.mespoemes.net/neige
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le lundi 30 juin 2014 à 19:01
Et soudain l'on entre dans le poème....ça y est....on y est !
Symbolique du temps pour commencer, ce temps implacable, qui peut être immobile, figé parfois, pour nous pour notre âme alors que continue à tourner les aiguilles dans une course infinie et dérisoire, qui ne s'arrête jamais. Où qui tournent trop lentement, lorsque la vie accélère notre âme, jusqu'à l'oppression parfois. Et, alors, dans le "tourbillon de la vie" comme le chantait Jeanne Moreau, l'enfer est à...."décomposer" comme tu le dit, à....."désassembler" pour reparaître à la lumière.
Et enfin, à nos aurores renouvelées, pétries de l'espoir du matin meilleur, le premier regard. Caressant sur le monde, caressant sur la vie. Oui, magnifique expression que cette "caresse du regard". Car nous ne regardons rien d'autre que le monde, et par là même, notre vie. Faisons-me avec bonté, avec paix. Caresses !
Voilà, chère Lola. Je te prie de m'excuser pour mes commentaires qui ne sont que bavardages stériles par rapport à tous ces mots charmants que te font nos amis, et qui visent bien plus juste que mes débordements logghoriques. C'est que mes mots s'étiolent peu à peu. Mais c'est pas grave. Inconsciemment, ton joli poème me fait rebondir sur une idée de poème, qui s'appellera "L'aurore des bals oubliés". Encore une histoire de marquis et de colombines assoupis par le Temps". Bah, il y avait longtemps que je n'avais pas posté de choses sympa. Je vais essayer cette fois. Tu vois, tes vers viennent fort à propos, même si mon poème n'aura rien à voir. Amitiés, Lola. Bises. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
bluegirl · le lundi 30 juin 2014 à 20:26
En effet, cette première strophe est assez réussie tant mieux si l'ensemble est plaisant.
HERVE,
Oui, mon écriture est essentiellement une quête de sens que j'exprime. Merci de me donner ce mérite d'être admirée !
SALUS,
Si c'est musical,
C'est pas trop bancal !
Les aiguilles qui touillent
N'ont pas prit la rouille !!
RICHARD (ou LOUIS),
L'allaitement est un beau symbole du temps qui passe. Merci pour cette pensée.
J'ai effacé ton erreur de frappe.
BEATRICE,
Le concept du temps est un vaste sujet de méditation, que je ne me lasse pas de (re)découvrire/disséquer, compter, apprivoiser, réparer...c'est dire combien de visions j'en ai !
Ici, j'expose mes limites spacio temporelles...autant les reconnaitre, et tenter de savoir en quoi ça nous est utile (pour se rassurer), ou inutile (ne pas concevoir la différence).
Mes deux derniers quatrains évoquent justement la confusion des frontières pour l'un, et la détente pour l'autre...
Alors je ne m'étonne pas que tu as préféré la douceur libératrice !
GUY,
Je ne sais pas si le passé est une chose qui nous fait tellement avancer... sauf pour la vieillesse !
Mais tentons d'en tirer le meilleur parti, et pas se faire avoir par la confusion !
NEIGE,
Puisse la douceur nous réconcilier avec nous même et autrui !
PHILIP,
Ici, il est question de frontières qui sont à la fois des repères utiles, mais aussi souvent des entraves qui nous empêchent d'avancer.
La caresse est détente, donc "il ne tient qu'à nous même de..."
La bonté est dans ton regard qui atteint mes vers en y trouvant l'inspiration, tandis que tu connais tant d'auteurs reconnus comme des grands !
...
Merci pour tes vœux que je te retourne. Bonnes vacances, prends soin de toi.
: )
Un grand MERCI pour vos lectures et vos commentaires, enrichissant mon écriture.
Amitiés poétiques, Lola.
http://www.mespoemes.net/bluegirl
lemecducerclezutique · le lundi 30 juin 2014 à 23:00
Bonne soirée
bluegirl · le mardi 1 juillet 2014 à 00:00
Ma première strophe se démarque des autres par le ton universel, tandis que les autres sont plus du ressenti personnel.
J'ai beaucoup aimé Al-Hamdani...
(mais n'omet pas de te limiter à 2 postes par jour s'il te plait).
...
Tutoie moi donc et je t'appellerai Jean-Yves tout court : )
Bonne nuit !
Philip · le mercredi 2 juillet 2014 à 21:11
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
Domidom · le jeudi 3 juillet 2014 à 22:45
Ton poème me rappelle une très ancienne chanson qu'interprétait (Berthe Sylva)....
(Si on pouvait arrêter les aiguilles), Hélas, beaucoup ont essayé, sans jamais trouver de solution....
bisous Lola...
Excuse mon retard....
Domie...
http://www.mespoemes.net/salus
bluegirl · le vendredi 4 juillet 2014 à 20:31
Je voulais pas arrêter les aiguilles !
Je souhaite au contraire dépasser l'enfermement dans certains souvenirs pénibles qui reviennent en boucle, et puis certains mécanismes qui y sont liés (dont il est parfois très difficile de se détacher).
Par exemple des choses qui vont revenir à des dates anniversaire, à des saisons, et qui ne s'atténuent qu'avec une grande volonté...très lentement, mais jamais vraiment ! Pourquoi ?
Il y a surement en nous cette part qui se raccroche aux souvenirs tels qu'ils soient, car nous nous sommes construits avec, plus ou moins consciemment, et que nous les gardons presque jalousement, juste parce qu'ils font de nous ce que nous sommes et ce qui fait notre différence.
Le souvenir n'engendre pas de nostalgie chez moi : si c'était bien, tant mieux. Mais c'est pas parce que ça durerait ou ça se renouvellerait que ce serait aussi bien !
Si c'était banal ou mauvais, je tente d'en tirer des leçons, mais c'est pas pour autant que la page se tourne définitivement.
Donc je ne fait pas partie du lot des gens qui aiment se tourner vers le passé. Je le fait seulement par utilité...une utilité qui a bien des limites !
Tu vois, ton retard m'a permit d'approfondir ce que je n'ai pas exprimé en vers, et peu en com !
Alors merci, en plus du plaisir de te retrouver. Bisous chère poétesse.
Lola.
http://www.mespoemes.net/bluegirl
Ivy · le samedi 5 juillet 2014 à 08:59
Bonjour Lola,
J'avais déjà lu et relu sans laiiser de commentaire.
J'ai bien apprécié cette réponse à Domie, car je me suis souvent posée cette question, 'Pourquoi' ?
Amitiés
Micheline · le dimanche 6 juillet 2014 à 18:57
bluegirl · le dimanche 6 juillet 2014 à 21:27
Eh oui, malgré nos différences, nous suivons à peu près les mêmes mécanismes !
Smile !
MICHELINE,
Le temps passe vite lorsque nous sommes heureux et s'étire lorsque nous sommes dans le trouble ou malades. Comme quoi, je ne fait pas mieux qu'autrui !
Sourire amical chère Micheline.
Lola.
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