Au pays de cocagne.

Empruntant les sentiers embaumés par la nuit
Nos pas ont parcouru les berges du crépuscule,
Frôlant le sommeil de la chouette qui s'enfuit,
Pour atteindre le sommet des forêts majuscules.
Quand le chemin s'arrête laissant au promeneur,
Le regard et l'écoute chercher une direction,
Et que le bois craquelle dégageant des senteurs,
La fraicheur de la brise conjugue les émotions.
Au rythme du jour qui auréole la montagne,
On peut ainsi entendre ces doux crépitements,
De la silve poussant au pays de cocagne
Troublant le silence presque clandestinement.
Nos pas ont parcouru les berges du crépuscule,
Frôlant le sommeil de la chouette qui s'enfuit,
Pour atteindre le sommet des forêts majuscules.
Quand le chemin s'arrête laissant au promeneur,
Le regard et l'écoute chercher une direction,
Et que le bois craquelle dégageant des senteurs,
La fraicheur de la brise conjugue les émotions.
Au rythme du jour qui auréole la montagne,
On peut ainsi entendre ces doux crépitements,
De la silve poussant au pays de cocagne
Troublant le silence presque clandestinement.
7 commentaires
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 9 juillet 2014 à 07:48
Il n'y a rien de tel pour se retrouver loin de tous les tumultes : de la ville, de la vie, de l'âme....
Il n'y a que la Nature, construction magique, inégalée que l'Homme ne saurait construire et imaginer. Cette nature est vengeresse souvent. Je pense aux cataclysmes qui viennent de s'abattre au Japon. Mais la nature n'aime pas être agressée. Alors, chère Lola, toi, tranquillement, conduit tes pas vers le pays de Cocagne. Tu as bien raison. Moi, j'emprunte le sentier qui mène à mon jardin de Lune, tu sais, ce petit croissant blanc, en au haut de ton illustration, au dessus du merveilleux tableau des nuages ocres du couchant. Mais je sais redescendre de mon antre silencieuse, Pierrot Lunaire souvent endormi. Car, au-dessous, comme elle est odorante cette nature que tu loue. Tiens, j'ai bien aimé ton expression "les forêts majuscule". Nous écrivons souvent des mots pour qu'ils riment avec le précédent. Ici, c'est avec crépuscule. Mais un mot de rime n'est jamais un hasard. Oui, ton expression "montagne majuscule" donne beaucoup de majesté à l'image que l'on se fait de la montagne. Un très bel écrit. Amitiés, Lola. Philip.
Ivy · le mercredi 9 juillet 2014 à 12:26
Du coeur bannir l'effroi '
La première chose qui m'est venue à l'esprit en te lisant Lola.
Amitiés
bluegirl · le mercredi 9 juillet 2014 à 13:35
http://www.mespoemes.net/bluegirl
A deux on entends mieux tous les bruits de la vie, et la forêt, elle même, redevient une amie, avenante, généreuse, et si belle à contempler ... L'homme en a abusé, comme il l' a fait de toute chose, et en ça, il eût tort !
Tort du mal commis aux "Bêtes et aux Plantes", aux Sources qui savaient tous les enchantements, aux Feuilles qui aussi, savaient chanter dans les futaies, à celles qui savaient tomber en soupirant dans un tourbillon d'or venir mourir dans le dernier rayon d'un soleil d'automne ... Quelquefois, on ne sait pourquoi il nous arrive de frissonner alors que l'air est tiède et doux ... C'est je crois du au fait que la Beauté des choses, du moment, de l'instant, remue notre être au fond et bouleverse notre âme, jusqu'à nous faire oublier notre corps de chair, et devenir, nous même, cette feuille qui meurt dans une apothéose de bonheur/douleur ! inexplicable instant autant que bouleversant ! Je réduirais le plaisir que j'ai eu à vous lire en vous écrivant que j'ai aimé votre texte. Ce fut plus que cela, et aussi, plus encore ! À vous, Chère Lola un beau chant de cigales que je vous envoie d'un Cannes chaud et ensoleillé ! Mille amitiés, Mi.
cerise · le mercredi 9 juillet 2014 à 15:40
Merci pour ce poème qui est véritable plaisir pour les sens.
Un plaisir à lire et à imaginer...sourire
Le com de Mi est un pur régal aussi.
Belle journée
Béatrice
neige · le mercredi 9 juillet 2014 à 19:19
http://www.mespoemes.net/neige
domidom · le mercredi 9 juillet 2014 à 21:42
Au plaisir, Domie...
http://www.mespoemes.net/euphonie
bluegirl · le mercredi 9 juillet 2014 à 23:51
Vous avez bien compris qu'au delà du frisson de bonheur d'entendre crépiter la forêt au crépuscule, il y a le plaisir du partage.
Je me suis aussi laissé prendre par la douceur du pays de cocagne... histoire d'oublier un peu la flotte qu'il tombe sur Paris !
Ma réponse est assez courte car je suis dans les cartons pour préparer mon déménagement...(et rester sur Paris pour le moment !)
Merci pour le chant des cigales Micheline !
Bien amicalement, Lola.
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