Vide suspendu.

Dans un silence indescriptible
Une larme perle, inaccessible.
Mêlée à cette sphère humide,
Un peu d'air retient le vide.
Par le néant des rêves impossibles,
Des soupirs gisants, impassibles,
Dépeignant l'aveu des terres avides,
Dévastées par les pluies trop acides.
Lorsqu'être l'enjeu d'une cible,
Aux confins des mondes invisibles,
L'âme succombe à sa chrysalide
Retranchée dans le désert aride.
Une larme perle, inaccessible.
Mêlée à cette sphère humide,
Un peu d'air retient le vide.
Par le néant des rêves impossibles,
Des soupirs gisants, impassibles,
Dépeignant l'aveu des terres avides,
Dévastées par les pluies trop acides.
Lorsqu'être l'enjeu d'une cible,
Aux confins des mondes invisibles,
L'âme succombe à sa chrysalide
Retranchée dans le désert aride.
13 commentaires
Ivy · le lundi 28 juillet 2014 à 10:17
indescriptibles.
Bon démenagement également de ce désert aride !
Amitiés
bluegirl · le lundi 28 juillet 2014 à 14:17
Mon vide est tout au juste rempli de pensées qui me parasitent pour certaines, mais il faut peu de choses pour les chasser au fond...comme l'air retient le vide...
Merci pour ta lecture amicale.
Smile and kiss ! Lola. dlhttp://www.mespoemes.net/bluegirl
domidom · le lundi 28 juillet 2014 à 21:25
Je ne sais pas comment, mais j'avais tant de retard dans mes lectures que j'ai zappé ton poste, un poème qui est d'ailleurs très bien imaginé, lorsque l'on y réfléchi, le vide, contrairement au néant, est remplit d'un tas de choses, pas toujours facile à percevoir, pourtant!!!
Peut-être que nous nous refusons à le découvrir, car le vide attire, il donne vertiges et frissons....
De bien jolies rimes....
Gros bisous, Domie..;
http://www.mespoemes.net/domidom
bluegirl · le mardi 29 juillet 2014 à 20:01
C'est pas grave un retard !
Le vide génère une énergie positive ou non, voir une énergie alternative selon notre perception...Quand au néant, il est extrêmement plus difficile à concevoir...reste tout ce qui est invisible et imperceptible...
Bien amicalement ma Domie.
Lola.
cerise · le mercredi 30 juillet 2014 à 15:51
Un vide à l'évidence comme un espoir déçu, des attentes qui n'auraient pas été comblées ou simplement une erreur, un leurre, un mirage ?
Un sujet douloureux en tout cas mais ô combien poétique.
Merci pour ce partage.
Sinon j'espère que ton déménagement s'est bien passé et que tu vas pouvoir profiter tranquillement du mois d'août...sourire
amicalement
Béatrice
http://www.mespoemes.net/cerise
bluegirl · le mercredi 30 juillet 2014 à 18:53
Les rêves impossibles déçoivent, et on ne va pas sans savoir qu'on est un peu responsables qu'ils soient inaccessibles, mais ce ne sont que des rêves...qu'on doit assumer !
Merci pour tes souhaits, j'espère aussi un mois d'aout plus clément, la fin de l'année scolaire m'a épuisée, et rester vivre à Paris... c'est pas le rêve !
Sourire amical, Lola.
http://www.mespoemes.net/bluegirl
cerise · le mercredi 30 juillet 2014 à 19:44
http://www.mespoemes.net/cerise
bluegirl · le mercredi 30 juillet 2014 à 23:34
Micheline 1940 · le dimanche 3 août 2014 à 02:37
Un bien beau moment de lecture !
Bien amicalement, Micheline.
http://www.mespoemes.net/micheline
bluegirl · le dimanche 3 août 2014 à 12:09
J'ai côtoyé le vide depuis très jeune, tout comme chacun côtoie une forme de vide au cours de sa vie.
En a résulté un état plutôt méditatif, mais bien heureuse que la religion me soit servit de guide. C'était déjà trop tard en quelque sorte, mais quand même plus confortable que de ne pas savoir pourquoi on vit !
Amitiés, Lola.
http://www.mespoemes.net/bluegirl
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le lundi 4 août 2014 à 18:24
Côtoyer le vide, c'est être ce funambule, qui finit par l'apprivoiser ce vide. Cette métaphore toute banale sied cependant bien à ce qu'a été ta vie, mon amie. Et comme tu le dit, si aujourd'hui tu n'est pas dans l'ignorance de ne pas savoir pourquoi tu vis, c'est que tu tiens toujours debout. Te souviens-tu d'un de mes premiers très courts poèmes (en anglais, puis traduit) où le disais que, sur ce fil du funambule, nous étions "fragile, entre le Néant et l'Eternité". Mais en aucun cas, rassure-toi, ton âme ne succombera pas et, je l'espère pour toi du fond du coeur, tu n'est pas confinée dans un désert aride.
Et surtout tu n'es pas la cible. Chaque jour la vie nous prend pour cible. Drôle de truc, hein que la vie, tellement imprévisible et dans laquelle - ca me parait essentiel - il faut coûte que coûte, conquérir un peu de dignité. La spiritualité y participe grandement.
Un beau poème, Lola. Bizarre, mais pas tant que ça, ton illustration : fin de la représentation. On range les décors, on décroche la lune qui n'était que factice ! Prends bien soin de toi, hein ? Amitiés et bises. Philip.
bluegirl · le mardi 5 août 2014 à 23:23
Je serai debout tant que je pourrai, la question ne se pose pas. J'apprends à assumer mes erreurs, mes rêves et même mes cauchemars, quelque soit le contexte.
Le décor, c'est un peu comme des sentiments qu'on a pour autrui : un jour on soulève le rideau et il n'y a plus rien !
Il en sera de même le Jour de la résurrection : chacun devra répondre pour soi et plus personne ne pourra intercéder.
Alors je terminerai par la célèbre phrase de Tariq : "dites à ceux que vous aimez que vous les aimez".
A bientôt Philip.
http://www.mespoemes.net/bluegirl
Philip · le mercredi 6 août 2014 à 16:44
http://www.mespoemes.net/bluegirl
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