L'étranger.

Dans les carnets de nos voyages,
Gisent quelques clichés et récits,
Laissant tourner doucement les pages
Qui s'effeuillent comme des raccourcis.
Les souvenirs viennent se greffer,
Rescapés au naufrage des années
Qui nous absorbent, assoiffées
Par notre jeunesse trop vite fanée.
Puisque le temps cet assassin,
M'a dévastée, m'a kidnappée,
Et son venin jusqu'en mon sein
Me retient sans plus s'échapper.
Et il m'ouvre encore des chemins,
Où je me sens pourtant étrangère
Car ma vie gravée entre ses mains,
N'a jamais pu rejoindre ses terres.
Gisent quelques clichés et récits,
Laissant tourner doucement les pages
Qui s'effeuillent comme des raccourcis.
Les souvenirs viennent se greffer,
Rescapés au naufrage des années
Qui nous absorbent, assoiffées
Par notre jeunesse trop vite fanée.
Puisque le temps cet assassin,
M'a dévastée, m'a kidnappée,
Et son venin jusqu'en mon sein
Me retient sans plus s'échapper.
Et il m'ouvre encore des chemins,
Où je me sens pourtant étrangère
Car ma vie gravée entre ses mains,
N'a jamais pu rejoindre ses terres.
8 commentaires
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le samedi 9 août 2014 à 07:29
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
Guy · le samedi 9 août 2014 à 07:41
Nos choix de vie sont souvent vite limités.
Ton bel oiseau planant, lui, teste les courants qu'il va suivre dans les airs. Il choisit ses voyages.
Amitiés. Guy
http://www.mespoemes.net/
Ivy · le samedi 9 août 2014 à 08:13
Juste quelques vers qui me sont venus à l'esprit en pensant au temps.
Le temps, ami ou ennemi
Parfois nous happe et nous afflige
Cependant nous laisse suffisamment libre
De choisir ou pas ce que l'on veut faire de lui.
Bon week-end
Bizz
----
bluegirl · le samedi 9 août 2014 à 19:53
L'inspiration m'est venue en lisant et en échangeant avec Micheline,
(à ceci près mon troisième quatrain, beaucoup plus personnel avec des mots assassins).
Ce que j'avais envie de faire ressortir, c'est qu'après ce chemin parcouru, je me sens plus souvent étrangère que réellement intégrée, ou que ce soit.
Et même si je suis immunisée, le venin reste bien là, à chaque détour de page !
GUY,
Le temps m'a quand même été donné de faire ce qui était mon ambition depuis gamine : voyager. Mais comme tu dis, si je savais où ça me mènerait...et je n'ai plus trop le choix : je suis devenue limitée...plutôt raisonnable...et j'ai les ailes un peu cassées !
IVY,
Même en étant limitée, on peut ouvrir plein de portes... encore faut-il les choisir !
Merci chers poètes pour vos sympathiques commentaires.
Au plaisir de vous lire bientôt,
Lola.
Domidom · le lundi 11 août 2014 à 20:40
Il m'arrive hélas trop souvent, de me sentir étrangère au sein de ma famille, ça, c'est très très grave et ça fait mal...
Cette poésie est très profonde....
Bisous, Domie...
.http://www.mespoemes.net/fokouajeancarlos
Lola · le mardi 12 août 2014 à 13:04
Se sentir étrangère peut en effet se répercuter à plus d'un domaine, du moment qu'on a pas trouvé/qu'on nous a pas laissé prendre notre place !
C'est grave...et surement plus commun qu'on le pense !!!...une vision pleine de lucidité !
Bisous chère Domie.
Lola.
Micheline · le lundi 1 septembre 2014 à 02:56
Votre texte émouvant nous bouleverse l'âme! Et le Temps qui passe nous oubliera peut-être ?
Mes amitiés,
Micheline.
Lola · le lundi 1 septembre 2014 à 19:02
Le passé n'est pas synonyme de bonheur pour moi. Je ne regrette pas ma jeunesse, car bien qu'ayant fait de magnifiques voyages, c'était surtout pour fuir ma réalité.
Mes amitiés Micheline, Lola.
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.