Dispertion . . .

Velours du hasard et rubans de satin,
Ou instants subtilisés au jour qui s'éteint,
La voûte étoilée élève notre regard,
Etirant l'univers à chaque nouveau départ.
- Pour libérer l'entrave du parcours sans fin -
Patience et compassion sondent
Les sons égarés sur les mondes,
Qui résonnent puis se dispersent,
Me conquérissent, me traversent.
- Porteurs par delà les confins -
Explorant cette autre dimension,
Eprouvée par nos respirations,
Ces voix répondent à l'appel,
Pour braver la nuit qui s'épelle.
- Même si rien ne subsiste de ce refrain -
Ou instants subtilisés au jour qui s'éteint,
La voûte étoilée élève notre regard,
Etirant l'univers à chaque nouveau départ.
- Pour libérer l'entrave du parcours sans fin -
Patience et compassion sondent
Les sons égarés sur les mondes,
Qui résonnent puis se dispersent,
Me conquérissent, me traversent.
- Porteurs par delà les confins -
Explorant cette autre dimension,
Eprouvée par nos respirations,
Ces voix répondent à l'appel,
Pour braver la nuit qui s'épelle.
- Même si rien ne subsiste de ce refrain -
10 commentaires
bluegirl · le vendredi 29 août 2014 à 21:28
Pour ceux qui souhaiteraient faire la comparaison, voici les deux derniers quatrains de la version précédente :
Cette escapade nocturne où se défont
Les sons égarés dans l'écho profond,
Errances sur l'onde de nos respirations,
Ultimes témoins d'une dispersion,
- Comme attirée par delà les confins -
Explorant avec hardiesse l'autre dimension,
Eprouvée par la patience et la compassion,
Les voix intérieures répondent à l'appel,
Bravant l'émotion de l'histoire qui s'épelle.
- Même si rien ne subsiste de ce refrain -
Comme j'efface la première version sur ma page, je fais un copié-collé de nos échanges en commentaire :
Ivy le mardi 26 août 2014, à 09:54
Les voix intérieures répondant à l'appel; de la dispersion viendra la reconversion et du refrain, une nouvelle chanson !
Bizz
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le mardi 26 août 2014, à 13:02
Eh bien il y a tout dans ce poème, et ce "tout" me semble apaisant : j'aime beaucoup l'expression "les velours du hasard" ! Velours et satin, de la douceur : de l'âme, de l'esprit. Même si ce sont pour de fugitifs moments, la vie nous apprend que rien n'est à délaisser quand l'instant est bon et paisible. Au coeur de la nuit souvent, quand le temps semble s'être arrêté mais que la pensée veille et que chemine notre trame, oui, tout semble parfois se disperser. Mais la dispersion n'est pas forcément négative. Un abandon, une dissolution de Tout. Et si tout se disperse, tout se recompose après : c'est nous, et nous seuls qui, alors reconstruisons le puzzle de notre vie. Pas pour hier, mais pour les demains !
Et puis, vogue ton poème et voguent tes vers, nous voici à la fin : patience et compassion. Armé de cela, oui, il y a de quoi "braver l'émotion de l'histoire". Un bien joli poème, mon amie. Apaisé ? Amitiés et bises. Philip.
Philip le mardi 26 août 2014, à 13:18
Au fait, as-tu des nouvelles de Micheline ? Cela fait bien plus d'une semaine qu'elle n'est plus sur les ondes radios ? Philip.
Cerise le mardi 26 août 2014, à 17:58
Coucou Lola,
C'est avec beaucoup de plaisir que je retrouve tes lignes qui voguent souvent entre rêve et réalité, vision intérieure et extérieure...
J'ai particulièrement aimé ce vers(sourire) :
"Etirant l'univers à chaque nouveau départ. "
Merci de ce partage.
Douce soirée...Béatrice
domidom le mardi 26 août 2014, à 21:13
J'aime beaucoup ce contact et ce clin d’œil à l'univers....
Ce premier quatrain est tout simplement une merveille, cette dispersion, c'est aussi une image de la vie, car souvent, cette dernière nous oblige à des fuites, des séparations, qui sont quelquefois synonymes de déroute, dans le but parfois de mieux se retrouver....
Un très bel écrit....
Bisous Lola...
Lola le mardi 26 août 2014, à 22:18
IVY,
De la dispersion tout est possible et envisageable, tandis que notre esprit se complait parfois dans l'étroitesse.
Mais pour sur que rien ne sera plus jamais tout à fait comme avant, après avoir laissé le hasard se livrer !
J'entends par "hasard" ce qui nous est imprévisible , comme l'écoute des voix intérieures/extérieures, la tournure des évènements/perceptions, ce sur quoi on pense ne pas avoir d'emprise !
PHILIP,
J'ai un peu développé le thème de mon poème dans le com si dessus...la dimension psychédélique est incontournable, et bien sur que les moments dans lesquels on réfugie notre dispersion ne sont pas forcément négatifs !
Et ça fait plaisir que tu sembles enfin accorder une part plus grande à notre libre arbitre...(après tout si on ne se l'accorde pas qui le fera pour nous, lol ?)
L'apaisement est forcément lié à une prise de distance avec le monde matériel, et chacun y met les proportions selon ses capacités.
Oui, Micheline semble juste un peu fatiguée.
BEATRICE,
Oh coucou !...plaisir de te retrouver : )
L'univers, tout comme notre univers propre à chacun, n'est pas figé : c'est un élastique qu'on peut apprendre à manier...d'où mes visions révélatrices de l'âme.
DOMIE,
Combien de rapprochements et de séparations sont synonymes de dispersions !...tandis qu'il faut être motivé(e) pour se retrouver !!
Ta perspicacité me touche.
Une fois encore, ce fut un plaisir de partager mes vers et vos échos.
Merci AMIS POETES ! A bientôt de vous lire.
SMILE
Lola.
Guy le jeudi 28 août 2014, à 09:10
La pensée livrée au hasard qui rebondit de douceur en peurs, de plénitude en manques, sans traces, visibles. Le vagabondage de l'âme, j'aime aussi aller sur ces chemins nocturnes.
Amitiés. Guy
Lola le vendredi 29 août 2014, à 01:07
Plaisir de te retrouver sur mespoemes.
Ces chemins ont la particularité d'être
inattendus, contrairement au quotidien qui finit par formater autant qu'on s'en défend !
Amitiés poétiques, Lola*
Ivy · le vendredi 29 août 2014 à 21:59
Bizz
cerise · le vendredi 29 août 2014 à 22:56
J avais aimé la première version meme si je préfere la deuxième plus facile d accès.
Il me semble mieux le comprendre...sourire
Douce soirée.
Amitiés
Béatrice
Lola · le samedi 30 août 2014 à 00:45
L'intention de modifier mes vers vient des nombreuses répétitions de rimes dans la première version (ont/ond/tion/sion/sion/tion).
Trop de rimes tuent la rime !
Et bien sur je comprends qu'on peut trouver un ensemble un peu lourd, mais peut être visais tu un vers plus particulièrement ?
BEATRICE,
Ah, tant mieux si tu trouves ça plus accessible, car je me fixe pas de contrainte d'obscurantisme !!
lol !
Merci d'être repassé, c'est sympa !
SmileS !
Lola.
Micheline 1940 · le samedi 30 août 2014 à 02:50
Toutes mes amitiés,
Micheline.
Ivy · le samedi 30 août 2014 à 09:47
Pour 'un vers en particulier', je pensais surtout à cette partie "...puis se dispersent,
Me conquérissent, me traversent.
Mais va savoir pourquoi !
Amitiés
Lola · le samedi 30 août 2014 à 12:42
Le jour qui s'éteint est largement employé dans d'autres cultures ou religions comme le début du jour suivant. En subtiliser les instants, c'est un peu en garder le meilleur !
La voute étoilée était particulièrement voilée ce mois d'aout, mais qu'à cela ne tienne, j'ai pour coutume de "refaire les cieux" sous ma latitude !!
IVY,
Je trouve en effet que les sons à répétition sont plaisants dans une strophe, mais que ça alourdit si ça atteint trop de rimes.
Va savoir pourquoi !!
Smile !
Très bon week end à vous 2, et au plaisir de vous lire.
Lola.
Guy · le samedi 30 août 2014 à 17:00
Les sons"
Belle allitérations en ss !
Mais c'est drôle je suis de l'avis contraire de Béatrice, comme quoi...
Amitiés
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mardi 2 septembre 2014 à 18:47
Je te réponds, à la fois tardivement et rapidement. Très occupé pour les préparatifs du départ, je me dois cependant de dire un petit mot - gentil ET sincères - à mes fidèles ami(e)s du site. Eh bien, pour ma part, j'aimais bien la première version. Mais, à la relecture, je m'aperçois également, comme Micheline que ton "instants subtilisés au jour qui s'éteint" est merveilleux. D'abord parce que c'est beau, à lire, à écouter, belle harmonie de mots. Et puis il y a un sens plus profond, à méditer. Chaque "jour qui s'éteint" est un moment de vie (de soi, du monde, de l'Univers) qui disparait à jamais et le temps va faire renaître au lendemain de nouveaux mystères. Et entre les deux, il y a la Nuit. Elle fait partie du Temps, mais elle a son intemporalité. C'est souvent l'instant où l'on médite, où l'on voit les choses avec plus d'acuité où aussi, tout simplement on dort, petite mort transitoire et régénératrice. Enfin, tu as dû avoir du plaisir à retravailler tes vers, un petit challenge, hein ? Je te dis à bientôt, chère Lola. Prends bien soin de toi. Ton métier est peu être fatiguant, mais au contact de tes chers petits bambins encore dans l'innocence, c'est parfois que du bonheur par rapport à d'autres métiers. Take care. Bises et amitiés. Philip.
Lola · le jeudi 4 septembre 2014 à 18:57
pour votre appréciation, et désolée pour le retard à répondre à vos coms sympas !
A bientôt de vous lire.
Amicalement, Lola.
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