Grandes marées.

L'histoire commence quand la mer se retire
.....
L'incertitude glisse à la tombée du soir
Sur le cours indomptable des marées
Emportant dans de grands déversoirs
La fuite du jour et des eaux effarées.
.....
Quand des milliers de grains de sable
Semblables aux fractions de secondes
Poursuivent l'ivresse inextricable
D'exils livrant à d'autres mondes,
Victoires, défaites et renoncements
Voilant à peine l'immensité du ciel,
Dispersion orchestrant le déferlement
D'où surgissent les flux torrentiels.
Alors on peut croire à ce qui s'accomplit
Planifiant la quiétude après le tourment :
Chaque tempête vit un jour son repli,
Apprivoisant les eaux et les sentiments.
.....
L'incertitude glisse à la tombée du soir
Sur le cours indomptable des marées
Emportant dans de grands déversoirs
La fuite du jour et des eaux effarées.
.....
Quand des milliers de grains de sable
Semblables aux fractions de secondes
Poursuivent l'ivresse inextricable
D'exils livrant à d'autres mondes,
Victoires, défaites et renoncements
Voilant à peine l'immensité du ciel,
Dispersion orchestrant le déferlement
D'où surgissent les flux torrentiels.
Alors on peut croire à ce qui s'accomplit
Planifiant la quiétude après le tourment :
Chaque tempête vit un jour son repli,
Apprivoisant les eaux et les sentiments.
12 commentaires
bluegirl · le samedi 28 mars 2015 à 01:41
domi · le samedi 28 mars 2015 à 08:47
merci Lola et belle journée !
(amimots)
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le samedi 28 mars 2015 à 09:40
Et, sans flatterie, la symbolique que t'as inspiré ce flux et reflux des flots est particulièrement intéressante. Comme tu le précise, l'histoire commence quand la mer se retire.....
J'aime beaucoup le dernier vers, conclusif. Lorsque le calme revient, les sentiments - tout comme les eaux - sont.....apprivoisés. Ce mot, "apprivoisé", tu le mets de temps en temps dans le contexte de certains de tes poèmes. Il a un sens pour toi, qui procède de l'apaisement.
Je suis allé regarder la définition. Apprivoiser c'est rendre "moins farouche, plus doux, plus affable" ou "faire abandonner provisoirement des réticences".
Je pense que tu vas peut-être encore plus profondément dans le sens, quand tu utilise ce terme. Avec, justement une nécessaire lucidité qui fait que, tout comme aimer, il faut s'aimer soi-même, eh bien il semble parfois nécessaire de s'apprivoiser soi-même. Et je dirais même qu'au delà de toute dimension affective appliquée à soi-même, la démarche est presque une démarche pacifiante de sagesse, presque les fondements du zen dirais-je ! Etre en paix. Avec soi, avec les autres.
Alors, tu penses bien que la force des grandes marées avec son point final, le calme qui revient, ça collait parfaitement pour que tu écrives ce poème où les filigranes sont venus tout naturellement dans ton écriture.
J'ai beaucoup aimé "les eaux effarées". L'océan se jette sur la grève, est projeté sur les digues des ports, comme s'il ne comprenait pas ce qui lui arrive. Il finit sa course et meurt !
A méditer aussi ce que tu appelles " l'ivresse inextricable d'exils" alors que se mêleront ensembles victoires et défaites.
Voilà, j'arrête ici, car me voici de nouveau bien long. A très bientôt Lola. :) Bises. Philip.
euphonie0 · le samedi 28 mars 2015 à 13:01
euphonie0 · le samedi 28 mars 2015 à 13:06
Les grandes marées sont identique à celle de notre âme.
J'ai aimé et surtout le positif du dernier quatrain
Bon Week-end Lola
Amicalement
Marie
Imparfait · le samedi 28 mars 2015 à 16:33
Je vois que tu as aimé l'émission d'hier soir et du coup, après la réponse à mes com, je suis allée la voir moi aussi et merci parce que c'était vraiment beau.
Je retrouve à travers tes vers toute les incertitudes et les questionnements que peuvent engendrer ces grandes marées autant sur le plan humain que sur celui de la nature et de l'environnement et la seule chose dont chacun est certain c'est qu'on ne peut rien faire contre le déferlement des éléments sinon attendre en espérant qu'après la tempête, qu'après toutes les tempêtes, tout soit de nouveau possible.
En tout cas, la mer t'inspire toujours et peut-être qu'un jour tu vivras près d'elle, mais pas trop près quand même!!!!
Bises du coeur Lola
Christophe B. · le samedi 28 mars 2015 à 19:12
On peut aussi voir les grandes marées comme un grand nettoyage... des plages ou de soit même... Faire place nette et propre pour un renouveau ou un nouveau départ, Laver les souvenirs par exemple...et les ranger bien propres dans un placard...
Bien à toi Lola
christophe
bluegirl · le samedi 28 mars 2015 à 23:39
Merci pour la lecture et l'appréciation.
PHILIP,
Ca a commencé par une belle virée en baie de Somme, et puis sachant qu'il y avait un thalassa consacré à ce thème hier, j'ai attendu de voir si j'aurai quelque chose à rajouter à mon poème. Ce fut le fameux "l'histoire commence quand la mer se retire", que j'ai mis en intro !
J'aime beaucoup le terme apprivoiser : cela signifie pour moi avant tout un respect en autrui ou la nature, et ne jamais considérer qu'ils nous sont acquis !
Quand à "l'ivresse inextricables d'exils", et bien cela parle autant de moi personnellement que de ce qui me relie à la nature.
Merci pour la méditation !!!
EUPHONIE,
Les grandes marées ne sont-elles pas ancrées en nous, puisque le vivant viens de l'océan ?
Moi aussi j'aime bien ma chute ! : )
IMPARFAITLIBRE,
Thalassa m'endort habituellement, mais là c'était pas que beau : ça donnait aussi quelques explications à la portée de tout le monde, Le petit plus, c'est la phrase que j'ai utilisé comme intro, relevée durant l'émission.
Après chaque tempête humaine ou des éléments, il y a toujours un répit, même s'il n'est pas toujours vraiment décelable.
S'y préparer, c'est être convaincu qu'il existe et qu'on saura reconnaître cet apaisement lorsqu'il arrivera.
C'est comme la douleur physique ou mentale.
J'espère retourner vivre non loin de la mer, au soleil surtout. C'est un projet qui me tient à coeur. Vivre près d'elle, c'est une autre vie : j'ai déjà testé et c'est un de mes plus beaux souvenirs.
CHRISTOPHE,
Le renouveau est aussi bien sur un état d'esprit, et sur qu'il faut parfois quelques bonnes marées/bourrasques/tourments, pour mieux savoir vers quoi on tend.
J'aime beaucoup "laver les souvenirs et les ranger bien propres dans un placard", et j'ai le sentiment d'être en phase avec toi sachant ce que je sais de toi.
Ca me fait plaisir d'être ton amie.
MERCI à vous 5 pour la douce brise de vos mots apportée à mon écriture.
Bien amicalement, Lola.
mespoemes.net/bluegirl
Guy · le dimanche 29 mars 2015 à 20:17
A propose de ton poème, nous sommes entraînés dans des cycles physiques et psychiques qu'on aimerait bien pouvoir maîtriser, mais... Il y a tellement de paramètres de vie à gérer !
Un chiffre amusant : tu connais le cycle le plus long auquel nous sommes soumis ? 225 millions d'années.
C'est le temps que met notre système solaire à faire le tour de notre galaxie, la Voie Lactée. Du coup on a fait que 20 tours depuis la création du système solaire ! Pas de quoi attraper le tournis, même si on fait ça à 800 000 km/h.
Je suis un peu loin de ton poème, mais tous les cycles et les flux nous impactent !
Amitiés
domidom · le dimanche 29 mars 2015 à 21:16
Le courroux de l'océan est toujours impressionnant....
Ensuite le calme s'installe et tout rentre dans l'ordre....(Comme dans le vie).
La mer est vraiment une de tes muses préférés, de plus, tu trouves toujours les mots qui lui font honneur...
Bises Lola, à plus...
Domino..
bluegirl · le mardi 31 mars 2015 à 01:24
Les paramètres, oui, les paramètres...
Et en plus tu me donnes le tournis avec tes chiffres...et je suis fascinée par tous les cycles confondus !
DOMIE,
Pour profiter pleinement du spectacle, il faut prendre de la hauteur : comme une colline, ou carrément prendre les airs. Alors j'ai eu un super cadeau pour mon anniv : une ballade en avion de tourisme au dessus de la baie de Somme ! Tralalilalèèèère !
Bises amicales à vous deux,
Lola.
mespoemes.net/bluegirl
Loïc · le mercredi 1 avril 2015 à 15:05
Bises !
http://www.mespoemes.net/cellox2
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.