Visions et division.

Le poids de l'air froisse la raison
Flottant au dessus des maisons,
Là où s'affaisse le drap du ciel :
Des parcelles lactées brouillent les repères
Formant une voûte qui isole la sphère,
Il atteint les fenêtres et chaque cloison,
Traversant les ages, défiant les saisons
Pour faire régner son empire artificiel :
Labyrinthe géant des villes prisonnières,
Etrangères à leurs propres frontières.
Un climat lourd d'oppression,
Chargé de haine, de passions,
Saigne sur notre essentiel :
Paradoxes fracassant, insondables univers,
Extrêmes désillusions, chaos et revers.
Puis surviennent d'autres visions
Où règne sans effroi ni division
Un possible moins superficiel,
Allégeant le cœur et son atmosphère,
Livré au bonheur de l'instant qui s'affaire.
Flottant au dessus des maisons,
Là où s'affaisse le drap du ciel :
Des parcelles lactées brouillent les repères
Formant une voûte qui isole la sphère,
Il atteint les fenêtres et chaque cloison,
Traversant les ages, défiant les saisons
Pour faire régner son empire artificiel :
Labyrinthe géant des villes prisonnières,
Etrangères à leurs propres frontières.
Un climat lourd d'oppression,
Chargé de haine, de passions,
Saigne sur notre essentiel :
Paradoxes fracassant, insondables univers,
Extrêmes désillusions, chaos et revers.
Puis surviennent d'autres visions
Où règne sans effroi ni division
Un possible moins superficiel,
Allégeant le cœur et son atmosphère,
Livré au bonheur de l'instant qui s'affaire.
18 commentaires
bluegirl · le lundi 6 avril 2015 à 13:31
violette · le lundi 6 avril 2015 à 14:31
Guy · le lundi 6 avril 2015 à 16:39
Heureusement la fin retourne vers l'azur poétique.
Amitiés
bluegirl · le lundi 6 avril 2015 à 17:31
Tout reste potentiellement moins divisé et superficiel que cette relation pesant sur mon quotidien, car d'ici quelques temps je n'aurai plus à la subir.
Reste l'azur poétique...et savoir ce que l'on vaut !
Merci pour votre lecture amicale, Lola.
mespoemes.net/bluegirl
euphonie0 · le lundi 6 avril 2015 à 21:08
Le chaos du monde nous fait froid dans le dos.
Mais la fin de ton poème nous redonne l'espoir d'un monde plus serein et espère que nous devront plus attendre des lustes pour que les êtres humains tous confondus se rendent compte que la paix et la fraternite et la chose la plus importantte pour l'humanite.
Bonne soirée
euphonie0 · le lundi 6 avril 2015 à 21:10
Marie
bluegirl · le lundi 6 avril 2015 à 21:28
Le monde sera forcément plus serein, même si rien n'est définitif, car le soulagement finit toujours par estomper ce qui nous parasite. L'alternative est le lien humain et spirituel...avoir confiance tout en restant humble.
Bises amicales, Lola.
mespoemes.net/bluegirl
lilo · le mardi 7 avril 2015 à 01:06
Des parcelles lactées brouillent les repères" J'aime cette image.
Bisou. Lilo
bluegirl · le mardi 7 avril 2015 à 07:57
Image (re-re-re-re-re)travaillée, après :
..."des parcelles lactées ont traversé la sphère"...
L'image est très similaire mais j'ai du revoir la syntaxe après avoir remanié l'ordre et le volume des quatrains, pour conserver une rime identique à chacun d'eux !
Bisous du coeur, Lola.
mespoemes.net/bluegirl
imparfait · le mardi 7 avril 2015 à 14:56
La haine, le racisme, les guerres et les soucis quotidiens des uns et des autres qui, bien que moins graves, restent pour eux la plus grande des préoccupations, noircissent les tableaux idylliques de cet univers qui nous berce même si ce n'est que d'illusions!
Certains, un jour, auront cette autre vision, et d'autres....
Merci Lola pour ce moment de réflexion et pour le partage de tes pensées
Bonne journée à toi, bises du coeur
domidom · le mardi 7 avril 2015 à 15:57
Notre monde, ne sait évoluer dans le haine, l'indifférence, plus on avance dans le temps, plus on s'aperçoit que nos rêves, nos amitiés mêmes, ne sont pour la plupart, qu'illusions....
Cet étouffement quotidien, n'est pas seulement le reflet de cette masse blanche qui flotte sur les toits de Paris et d'ailleurs, c'est le comportement inexplicable de certains humains qui nous déstabilise et nous étouffe...
A bientôt, Domino...
domidom · le mardi 7 avril 2015 à 15:59
J'ai avaler la moitié des mots...
Bises, Domino....
Lucille · le mardi 7 avril 2015 à 17:09
Cerise · le mardi 7 avril 2015 à 17:40
Comme j'y aspire à ce bonheur, cette vision finale pour l'humanité...sourire
Y tendre...c'est déjà ça.
Bises et belle fin de journée.
Béatrice
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mardi 7 avril 2015 à 18:09
Le thème du mépris ! Traité ici avec une énoooorme originalité, à partir de cette chape blanchâtre que l'on a de plus en plus au-dessus de nos têtes à Paris. "Chape" est bien le mot. Oppressions que nous subissons dans notre monde modenre dit "civilisé".
Disprezzo ! C'est comme cela que l'on dit en italien. Sans prix ! Sans valeur, sans aucune valeur !
Dans ton premier quatrain il y a ce "où s'affaisse le drap du ciel". Comme un suaire, un drap mortuaire !
S'il n'y a plus que mépris en ce monde, alors l'espoir, la dignité, l'amour, tout s'apprêterait-il à mourir ?
Ton deuxième quatrain laisse suggérer l'étouffement. Ne plus respirer, ne plus contempler le Ciel. Alors, il ne reste plus qu'à prier le Ciel pour ne pas mourir, pour ne pas laisser l'ombre du Mal nous - l'Humanité - nous enfermer à jamais dans les ténèbres.
Comme il est réaliste ton poème, sous son allégorie. Et terrifiant.
Et voilà que le mot "haine" apparait à ton 3ème quatrain. Nations contre nations. Rejet de l'autre, incompréhensions. Cela porte un nom : la folie. La folie aveugle.
Ey pendant ce temps, le coeur des hommes, sa foi, saigne et souffre.
Alors, quelle porte de sortie ? Mais je te connais, bien souvent, lorsque le poème est sombre, sombre de trop de vérité, ton dernier quatrain apporte un peu d'espoir. Ouf ! Un peu ....d'allégement du coeur. J'aime beaucoup ton "bonheur de l'instant qui s'affaire". Oh oui, ne jamais baisser les bras à la finale, il y a tant à faire pour l'espérance.
Mais, c'est effrayant, le mépris, à tout instant, nous risquons de le porter en nous, dans nos longue vie d'êtres humains où l'erreur est à chaque pas.
Mais, dès lors où tu nous donne la recette de l'espérance, alors elle doit faire partie de notre "meilleur".
Merci pour ce poème qui interpelle, chère Lola. Prends soin de toi. Bises. Philip.
bluegirl · le vendredi 10 avril 2015 à 20:54
L'actualité, je n'y pensais pas trop quand je l'ai écrit, en introversion comme je le suis en ce moment...et puis ma vision était aussi réelle, inspirée par cette capte blanche qui recouvre nos toits : Paris n'est pas idyllique, et le bleu du ciel a fort à faire pour nos regards, extérieurs comme intérieurs !
DOMIE,
L'illusion, c'est nous qui la créons, et la réalité nous rattrape parfois avec ses revers.
Mais il y a toujours une fenêtre où se glisse un rayon de soleil...j'en dis pas plus : c'est l'amorce de mon prochain post...
LUCILLE,
Ah oui je fais souvent réfléchir, à force de réflechir....la poésie, c'est aussi fait pour ça, j'en abuse parfois !
: )
BEATRICE,
Autant finir ce poème tristounet par une note d'utopie...en tout cas, si s'en est une pour l'humanité, rien est perdu : je suis là !!!!!!!!!!
PHILIP,
L'originalité est juste une espèce de divagation, quand l'esprit veut s'échapper...
Oui, le mépris tue l'amour, qu'importe sa forme, (c'est donc assez terrifiant !)
...mais pas du tout forcément la dignité.
D'où l'importance de l'amour propre, sensé porter l'objectivité.
Quand à l'espoir, c'est un état d'esprit qui ne mène guère plus loin que les regrets.
Prier le ciel est dans ma nature, c'est pour ça que mon regard s'y porte souvent...et il s'affaire dans ma tête...
: )
Merci pour vos commentaires humanistes.
Amitiés poétiques à chacun, et bises !
Lola.
mespoemes.net/bluegirl
Micheline 1940 · le mercredi 22 avril 2015 à 19:55
Décidément pour moi ce seront ces cinq vers qui m'auront vite emballée :
" Puis surviennent d'autres visions
Où règne sans effroi ni division
Un possible moins superficiel,
Allégeant le cœur et son atmosphère,
Livré au bonheur de l'instant qui s'affaire. "
Dans ce beau texte, chacun a trouvé son bonheur derrière une porte, et chacune s'est ouverte dans des conditions optimales propices aux rêves et longues songeries !
Bien amicalement,
M.
bluegirl · le dimanche 26 avril 2015 à 20:25
Bien amicalement, Lola.
mespoemes.net/bluegirl
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