Cataclysme

Aux carrefours lointains,
A la croisée des mondes,
Au détour d'un chemin
Une brise nous sonde.
Ton esprit s'aventure
Bordant la dune blonde,
Ou dans les luxures
Des plaines fécondes.
Et la terre substitue
A l'âme vagabonde
Tes rêves qui perpétuent
Des ricochets sur l'onde.
...
Non loin la ville projette,
L'inlassable patrouille,
Gardien de son squelette
Et l'orage qui mouille.
Pleurant des virgules
De sang, d'ocre, de rouille,
D'effroi où s'articule
L'enjeu de sa dépouille.
Coincés entre les murailles
La boue, l'outrage, la trouille,
Au hasard des rails
Où le destin se brouille.
A la croisée des mondes,
Au détour d'un chemin
Une brise nous sonde.
Ton esprit s'aventure
Bordant la dune blonde,
Ou dans les luxures
Des plaines fécondes.
Et la terre substitue
A l'âme vagabonde
Tes rêves qui perpétuent
Des ricochets sur l'onde.
...
Non loin la ville projette,
L'inlassable patrouille,
Gardien de son squelette
Et l'orage qui mouille.
Pleurant des virgules
De sang, d'ocre, de rouille,
D'effroi où s'articule
L'enjeu de sa dépouille.
Coincés entre les murailles
La boue, l'outrage, la trouille,
Au hasard des rails
Où le destin se brouille.
6 commentaires
José · le vendredi 24 juillet 2015 à 10:42
Amitiés.
domidom · le vendredi 24 juillet 2015 à 16:43
Tu es une magicienne de la nature et lire ta poésie est toujours un moment instructif et intéressant... Bises, Domie...
brouilleur59 · le vendredi 24 juillet 2015 à 22:11
au plaisir de te relire
B59
bluegirl · le dimanche 26 juillet 2015 à 03:19
En effet, un énième écrit sur la ville, introduit par une forme d'évasion et qui se termine par un cataclysme plutôt cauchemardesque.
DOMIE,
On est tous habités par une espèce de cataclysme, inscrit en nous depuis la nuit des temps...un écho du big bang, une ville qui nous habite, un cri, une urgence...
ODRADEK,
La douleur extérieur et celle extérieure sont souvent liées, c'est tout à fait à propos.
Même la pluie perd son symbolisme à la ville : qu'y perçoit-on d'autre quelle nous mouille ?
Merci pour vos lectures chers amis poètes.
Je vous souhaite un très bon dimanche.
Lola.
mespoemes.net/bluegirl
Philip (JARDIN DE LUNE) · le lundi 27 juillet 2015 à 18:24
Mais le mot "violence" appliqué à l'Univers n'est pas approprié, vraiment. D'ailleurs tes trois premiers quatrains sont presque apaisés ! L'univers et la nature sont ainsi. Douceur et Tempête. Cela entraîne quasiment une réflexion d'ordre spirituel. Maiiiiiis, tu le sais, l'Homme au fur et à mesure de son Histoire n'a pas su tirer les leçon de sa propre violence. Les trois derniers quatrains sont durs, mais réalité ! Tu as raison, même avec le support merveilleux de la poésie, il faut dire combien le monde pourrait être un spectacle merveilleux et combien l'Homme le défigure et bientôt l'anéantit. L'exemple que tu as pris dans ta réponse à Odradek est bien vrai : même la pluie n'a plus de sens dans les grandes villes. Certes, de grands poètes ont écrit sur la pluie qui tombe à Paris, mais à l'époque les pluies n'étaient pas acides et chargées de cochonneries issue de la pollution des hommes. Merci pour ce nouveau partage Lola. Je te souhaite une bonne semaine. Bises. Philip.
bluegirl · le lundi 27 juillet 2015 à 22:28
Les 3 premiers quatrains se veulent sereins, dans l'évasion, dans une "contemplation méditative" comme j'aime dire.
Et si la suite est aussi paradoxale (du moins c'est ce qui est recherché), c'est qu'on est au cœur de la ville, avec cette pluie inutile, voir dévastatrice, en tout cas complètement déshumanisée, avec un son semblable à une patrouille qui l'envahit.
La violence est ici froide, visuelle, et le ressenti que loin d'être une alliée, la pluie est un affront qu'on ne sais plus apprécier...
Les contrastes et paradoxes me tiennent toujours autant à cœur...pour le meilleur et pour le pire !!
Bises, Lola.
mespoemes.net/bluegirl
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