L'écho émeraude du désert.

Les oiseaux se sont tus aux portes du désert
Tant de lames de feu ont consumé leurs ailes,
Asséchant les deux bras d'un long fleuve vert
Dispersé à jamais dans des touches aquarelles.
Ces rubans émeraudes conjurant les sables
Ne sont plus maintenant que vagues mirages
Où l'éternel écho d'une légende insondable
S'égare au cœur d'un vaste naufrage...
Et jour après jour, le vide prend forme
De courbes éphémères soumises aux vents,
Une torpeur noyée dans des rêves qui s'endorment
Livrés aux somnolences du silence ravivant,
Quelques notes célestes, les bribes d'un refrain,
Le froissement de l'air, le souffle de la vie
Balayant l'invisible d'un geste souverain
Comme s'il suffisait d'en avoir envie.
Et portant le néant une brise légère
Laisse échapper quelques perles de rosée,
Annonçant que dans les hautes sphères
Des migrateurs sont passés composer.
Alors qu'une envolée illumine le ciel
Semblant présager des flux apaisants,
Et le retour d'une odyssée providentielle
Ou juste un halo qui célèbre le présent.
Tant de lames de feu ont consumé leurs ailes,
Asséchant les deux bras d'un long fleuve vert
Dispersé à jamais dans des touches aquarelles.
Ces rubans émeraudes conjurant les sables
Ne sont plus maintenant que vagues mirages
Où l'éternel écho d'une légende insondable
S'égare au cœur d'un vaste naufrage...
Et jour après jour, le vide prend forme
De courbes éphémères soumises aux vents,
Une torpeur noyée dans des rêves qui s'endorment
Livrés aux somnolences du silence ravivant,
Quelques notes célestes, les bribes d'un refrain,
Le froissement de l'air, le souffle de la vie
Balayant l'invisible d'un geste souverain
Comme s'il suffisait d'en avoir envie.
Et portant le néant une brise légère
Laisse échapper quelques perles de rosée,
Annonçant que dans les hautes sphères
Des migrateurs sont passés composer.
Alors qu'une envolée illumine le ciel
Semblant présager des flux apaisants,
Et le retour d'une odyssée providentielle
Ou juste un halo qui célèbre le présent.
18 commentaires
Claude · le dimanche 14 février 2016 à 03:21
chiara//www.mespoemes.net · le dimanche 14 février 2016 à 09:34
Vol et pas dans le désert...profond et vivant ce poème .je fais court car Claude à tout dit.
Amicalement
Chiara
Philip (JARDIN DE LUNE) · le dimanche 14 février 2016 à 11:28
1/ Je n'ai, une fois de plus aucune critique constructive à faire
2/ Il est très beau.
Non, rien à faire, il est très beau, de la vraie beauté.
Très original mon com', hein ?
J'ai pensé un moment que le "long fleuve vert" c'était le Nil ?
Et puis, vers la fin, ton "les migrateurs sont passés composer" ! Yesss ! (le passé composé, :) )
Aller, je termine par quelques vers amicaux improvisés :
"Résonnez dans nos âmes, échos incroyables,
Nous fermons les yeux et votre souffle apaisant
Renvoie la lumière de l'inconcevable
Eclat du souffle bienfaisant
Des dunes séculaires, endormies
d'Eternité, ou coulent pour toujours,
Les torrents invisibles et insoumis
De l'espérant ballet des jours".
Bon dimanche, chère Lola. Bises amicales. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
bluegirl · le dimanche 14 février 2016 à 20:42
Le désert, le vide, le néant, l'espace, le silence ont une connotation d'invisiblité qui peut donner le vertige ou de l'inspiration, voir les 2 !
Avant même d'aborder l'osmose (réciproque puisque c'est un peu "ton" désert qui a inspiré le mien), je vais te raconter la petite légende à l'origine de mes vers, qui est un mini film que je me suis fait dans ma tête lorsque j'ai commencé à écrire ce poème :
Ca commence par une sécheresse qui sévit aux portes du désert, si intense qu'elle tue des oiseaux migrateurs en plein vol.
Ensuite il y a un parallèle avec leurs ailes et les 2 bras d'un cours d'eau de couleurs émeraude qui se sont complètement asséchées et n'apparaissent donc plus qu'en mirage.
S'en suit une longue période transitoire jusqu'à ce qu'un jour du silence, renaît une forme de vie dénuée de tout artifices.
Et dans l'alchimie de l'air, la rosée apparaît.
En fait, j'avais complètement oublié le phénomène de la condensation dans le désert, et j'ai exploité cette forme de vie primaire à partir du vol de migrateurs, qui sont de nouveau arrivés à survoler le désert : la rosée qui provient de leurs ailes tombe alors sur le désert...laissant imaginer le meilleur :
une odyssée providentielle !
Rien que ça !
Aussi, l'étendue que je donne au sens odyssée permet de supposer que peut être qu'un fleuve reprendra vie, ou bien plus modestement une forme de conscience ancrée dans le présent.
Voilà pour la petite histoire Claude, je viens juste de l'écrire et je vais tenter de ne pas la retoucher en la relisant. Je te la dédicace mon ami.
J'en viens maintenant sur quelques points que tu as soulevé qui n'ont pas de réponse directe dans le récit de ma légende :.
Les nuances du désert, je les imagine seulement, bien qu'ayant vécu longtemps à Alexandrie, et donc qu'à 300 km de Siwa, une oasis où je regrette ne pas être allée.
Les paradoxes de l'eau et du désert sont tout à fait observables concrètement, d'autant en prenant du recul dans le temps. Le double sens ici est que nos traversées du désert (d'un point de vu personnel donc) ont quantité de points communs dans ce sens qu'elles peuvent nous paraître infinies, et pourtant peu s'en faut parfois pour trouver cette source ou même le fleuve émeraude qu'on a au fond de soi.
Encore un paradoxe qui complète ce que je viens d'écrire : tous ces éléments de la nature matériels ou humains qui évoquent le dénuement et qu'on peut nommifier, possèdent en eux un panel de nuances, tel que lorsqu'on imagine le néant, il suffit d'une étincelle microscopique parfois pour qu'il s’enchaîne des causes à effets.
J'ai une image pour ça : les trous noirs de l'espace : on peut croire qu'il n'y a rien dedans, pourtant il y a une énergie, un volume, et je ne sais plus trop quoi encore !
Et bref, bien sur que tout ce que j'ai évoqué peut se transposer au domaine des sentiments à mon sens.
Daesh, quel daesh ?...Tu regardes trop la téloch !
Heu, en fait je trouve ça bien de s'informer, mais dans mon esprit axé sur la non-violence,
l'évoquer ici, c'est un peu comme si tu réduisais le désert à ça !
Lol !
Amitiés de Shérazade !
mespoemes.net/bluegirl
bluegirl · le dimanche 14 février 2016 à 21:57
En repostant poème et com à quelques heures du post initial, j'ai zappé de remettre la forme originale et du coup tout est condensé dans un bloc. Excuse m'en.
Pour moi ça reste bien lisible.
CHIARA,
Tu triches, Claude n'a pas tout dit !
Mais pas grave allé, ton com m'a fait plaisir.
: )
PHILIP,
Bein oui !! Il y avait "un coquillage" (une grosse coquille lol) dans le titre, et t'as même pas dit. Et j'ai mis 24 h à m'en rendre compte ! Passons...
Pour les 2 bras émeraudes, c'est un mixe du Nil, d'un cours d'eau côtoyant la mer pour se jeter dans l'atlantique, ou ailleurs dans le Pacifique.
Des visions d'un autre temps, très précises quand j'y pense.
L'eau, encore l'eau...j'espère avoir su laisser présente cette image dans mes vers, même si elle est pas mal sous-entendue.
Bonne soirée à vous.
Amicalement, Lola.
mespoemes.net/bluegirl
claude · le dimanche 14 février 2016 à 23:41
Le désert est aussi vaste que la grandeur de tes sentiments.
Sincèrement à toi
Philip (JARDIN DE LUNE) · le lundi 15 février 2016 à 05:57
CLAUDE :
Salut Claude ! Ben dis-donc, à ce train-là, tu vas bientôt être en passe de me détrôner dans la longueur des coms, ah, ah ! lol !) J'en profiterai pour te commenter, chez moi. Au fait, Claude, si tu passes chez moi, tu verras que Domie t'a fait un com pour toi. Eh oui, pour te parler, on squatte, on squatte chez les autres? Amitiés.
LOLA : je reviendrais tranquilos pour le "coquillage", que je n'ai toujours pas vu !
Bonne journée et bonne semaine qui commence, à vous deux. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
bluegirl · le lundi 15 février 2016 à 13:07
Les sentiments, je les garde souvent pour la poésie, pour élargir un champs de perceptions. Merci d'être repassé.
PHILIP,
Amusante démonstration, ça va peut être faire réfléchir Claude, puisqu'il semble inutile d'insister pour qu'il rouvre ses coms. Ceci dit, il n'y a pas de problème personnellement pour que vous squattiez mon espace.
Et la longueur de son com n'est pas significative que Claude est en compétition avec toi, et je sais que je ne suis pas la seule à aimer communiquer avec lui.
Sinon, évidemment que j'ai pas laissé le "coquillage" !
lol
Bonne semaine, bises.
Lola.
mespoemes.net:bluegirl
domidom · le mardi 16 février 2016 à 13:28
J'ai loupe la (coquille ou le coquillage), pas grave, le reste du poème, est une vraie merveille, le désert, le sable, un élément de la nature qui m'est totalement inconnu, sauf par la télé bien sûr....
En te lisant, j'ai reconnu, ( ces rubans émeraudes conjurant les sables..Etc...Etc)...
Pour moi, je dirai que c'est un de tes plus beau poème....
Bisous ma Lola...
Domie....
bluegirl · le mardi 16 février 2016 à 19:41
C'est vachement sympa, parce que moi quand je l'ai écrit, j'ai un peu déploré le manque d'originalité dans le choix de mes mots. C'est même un condensé d'une partie de mon vocabulaire habituel.
Mais je pense qu'il y a un ptit coté fun dans le fait que même si le lecteur n'a pas lu dans les coms, la "légende" à l'origine du poème, il peut la percevoir à sa façon.
Bisous ma Domie, et bravo pour la blague "jeûne-jeune" un chouilla coquine !
Lola.
mespoemes.net/bluegirl
bluegirl · le mercredi 17 février 2016 à 11:43
Afin de ne pas porter à confusion les lecteurs qui ne connaissent pas la teneur cordiale de nos échanges, je me contente de vous remercier même s'il n'y a aucune hostilité à effacer votre message.
Bien à vous aussi poinbleu-âme, et bonne continuation sur le site.
Lola.
mespoemes.net/bluegirl
pointbleu-Âme · le mercredi 17 février 2016 à 18:26
Loïc · le jeudi 18 février 2016 à 01:59
Déjà, rapidement, belle appel à l'évasion, après un début confus ; bonne utilisation récurrente du vent, qui PORTE ; et puis tu sais ce que je pense de la fin du 4e quatrain. Lorsque la simplicité se mélange au métaphorique, ça surprend. Mais dans le bon sens !
Bises Lola !
http://www.mespoemes.net/cellox
mespoemes.net/bluegirl · le jeudi 18 février 2016 à 20:13
Symbolisons !
Les oiseaux, on les incarne parfois faute de les voir...
Et si le vent n'existait pas, le désert non plus...et pire encore, ce poème précisément !
Merci de la remarque pour la simplicité, ça peut éventuellement me servir pour d'autres poèmes très pointus ! sinon c'est toujours un plaisir de surprendre dans le bon sens.
Sourire amicale.
guillaume · le vendredi 19 février 2016 à 00:18
guillaume · le vendredi 19 février 2016 à 00:33
lilo · le samedi 20 février 2016 à 03:03
à très vite bises
mespoemes.net/bluegirl · le samedi 20 février 2016 à 13:43
Et bien n'essaie pas d'écrire "à la façon de", la tienne est largement tout aussi valable que la mienne.
J'ai certes écris (et en tout cas posté) beaucoup plus de poèmes que toi, et ce que tu apprécie aujourd'hui, c'est l'investissement que j'y mets.
Merci pour ton commentaire poétique. Je note deux choses (qui n'en atténue pas moins la force de ton écriture) : tu fais assez souvent des répétitions et des phrases trop longues.
Vois si ce que je te dis peut t'aider à t'améliorer par rapport à toi même, et j'espère en tout cas continuer à te lire dans un esprit sans pression inutile par rapport à ma critique.
Relaxe, on est des amateurs !
Bises amicales.
LILO,
L'aube était encore lointaine à l'heure à laquelle tu es passée, alors que la vie de nos déserts sommeille...
Mouack !
Lola.
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