Légendaires frégates

L'illusion est un gouffre où se réfugient
Poursuites clandestines et amours anonymes,
Sur les axes de la nuit où je m'assagis
Espérant du poème qu'il offre sa rime.
Chaque soir corps et âme couchent dans la marge
Quelques lignes hâtives pour ces songes endormis
Aspirés par le noir, dérivant vers le large,
Où succombe l'esprit du grand tsunami.
Comme un balancier qui rythme le cœur
Ses revers d'acier heurtent parfois
Les clichés d'une vie exempte de bonheur,
La noirceur cachée dans un spasme de foi.
Naviguant sur les lames qui découpent la nuit
Ou au creux du sable dessinant des vagues
Le piège broie les vaisseaux de minuit
Dans la foule des rêves et l'esprit qui divague.
Je te cherche alors mais le passé laboure
Chacune de mes pensées m'éloignant de toi
Pourtant je voudrais tant ancrer notre amour
Pour tirer un trait sur des maux qui font loi.
Car échappée du récit, épargnée par la houle,
S'écoule une source d'eaux cristallines
Loin des récifs, du tourment de la foule,
De l'amertume des guerres intestines.
Comme l'oasis se jouant du mirage
Et la dune qui recouvre l'éternel océan,
Je veux retenir notre idylle sur la page
Garder le cap loin des heurts incessants.
L'illusion est un gouffre, une fuite, un abysse,
Et mon cœur compose des tours d'acrobate
En équilibre entre alliances et coulisses,
Sur le long parcours des douces frégates.
Poursuites clandestines et amours anonymes,
Sur les axes de la nuit où je m'assagis
Espérant du poème qu'il offre sa rime.
Chaque soir corps et âme couchent dans la marge
Quelques lignes hâtives pour ces songes endormis
Aspirés par le noir, dérivant vers le large,
Où succombe l'esprit du grand tsunami.
Comme un balancier qui rythme le cœur
Ses revers d'acier heurtent parfois
Les clichés d'une vie exempte de bonheur,
La noirceur cachée dans un spasme de foi.
Naviguant sur les lames qui découpent la nuit
Ou au creux du sable dessinant des vagues
Le piège broie les vaisseaux de minuit
Dans la foule des rêves et l'esprit qui divague.
Je te cherche alors mais le passé laboure
Chacune de mes pensées m'éloignant de toi
Pourtant je voudrais tant ancrer notre amour
Pour tirer un trait sur des maux qui font loi.
Car échappée du récit, épargnée par la houle,
S'écoule une source d'eaux cristallines
Loin des récifs, du tourment de la foule,
De l'amertume des guerres intestines.
Comme l'oasis se jouant du mirage
Et la dune qui recouvre l'éternel océan,
Je veux retenir notre idylle sur la page
Garder le cap loin des heurts incessants.
L'illusion est un gouffre, une fuite, un abysse,
Et mon cœur compose des tours d'acrobate
En équilibre entre alliances et coulisses,
Sur le long parcours des douces frégates.
9 commentaires
domidom · le lundi 20 février 2017 à 17:45
Je t'embrasse, Domie
rainbow · le lundi 20 février 2017 à 23:46
grande beauté : "Le piège broie les vaisseaux de minuit ..." , "Et mon
cœur compose des tours d'acrobate"
... Amitiés, Pierre ( Dreampoems )
rainbow · le lundi 20 février 2017 à 23:51
mespoemes.net/bluegirl · le mardi 21 février 2017 à 17:43
C'est un poème écrit en deux temps, les 3,4 et 5 ièmes quatrain étant un ajout à d'autres à peine remaniés écrits début février.
L'inspiration m'a été soufflée par plusieurs poètes du site qui écrivaient récemment sur l'influence du rêve en terme d'évasion et de bien être.
Moi comme je ne suis pas touchée par la grâce de mes propres rêves, je leur préfère ma petite réalité.
Bisous ma Domie : )
PIERRE,
J'ai pris mon temps à écrire ce poème comme je le disais à Domie, alors tant mieux si c'est agréable à lire. Pour les deux vers que tu as relevé, il y a eu acrobaties, alors contente d'être retombée sur mes pieds lol !!
Merci pour les corrections, amicalement.
Lola.
Philip (Jardin de Llune) · le mercredi 22 février 2017 à 17:32
C'est d'abord l'illustration que tu as choisie qui a attiré mon attention. Tu as toujours apporté du soin (et de l'inspiration) à chercher des illustrations qui vont souvent nous emporter dans le rêve du poème.
Parlons-en du poème : comme tu nous apprends (com' à Pierre) que tu as pris ton temps pour l'écrire, cela confirme une sorte de retour à ces "vaisseaux de vers et de mots" (lol !) qui emporte chacun des ami(e)s poètes au bout de l'horizon. Ton horizon, ou nos propres horizons que chacun de fabrique. Sans flatterie aucune, je rajoute mon propos à ce que t'a écrit Domie. Ton écriture poétique prend tu corps ici. Pas toujours évident de pouvoir écrire de belles choses, lorsque l'on écrit, l'on écrit depuis longtemps. Le hasard fait que l'adagio de barber tourne sur ma platine, en lisant et relisant ton poème.
Il magnifie tes vers. Un beau, très très beau poème, chère Lola. Qui se termine sur un quatrain impérial dans la méditation qu'il apporte.
Continue dans d'aussi belles inspirations. Avec toute mon amitié, Lola. Bises. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
jekarev · le jeudi 23 février 2017 à 17:46
Ton poème nous ouvre les ailes pour monter toujours plus haut. Entre illusion et équilibre, tu poses des vers pleins de richesses, là où le temps s'est naufragé. Chacun s'y reconnait car nous voguons sur tes mots, vagues éphémères, souffles insaisissables, gravés à jamais dans nos cœurs.
Amitiés
Jérôme
mespoemes.net/bluegirl · le dimanche 26 février 2017 à 11:45
Vaisseaux de vers ou de verre, la perception qu'on porte sur l'horizon n'est jamais tout à fait la même selon le regard qu'on y porte.
J'essaie alors de décortiquer ce qui me parasite pour ne retenir que mon idylle, bref assainir autant que possible tous les petits tracas résultant des schémas à répétition. (Conscients ou pas, ils nous font toujours un signe un jour ou l'autre).
Ca, c'est parce que je mesure la chance que j'ai d'avoir rencontré l'amour.
C'est un poème assez spirituel que je partage avec plaisir, apparemment chacun s'y retrouve un peu et j'apprécie toujours les échanges, même si j'écris moins en ce moment.
L'écriture reste une passion, et je suis contente de trouver encore un peu d'inspiration et de temps après tant d'écritures !
Bon dimanche, bises.
JEROME,
L'illusion n'est-elle pas le fruit de notre propre création ?...et nous avons pas mal de gènes en communs nous les poètes du dimanche...merci beaucoup pour ton commentaire qui est un poème à lui seul.
Amicalement,
Lola.
Loïc · le mercredi 26 avril 2017 à 16:46
Quant aux cauchemars/tensions réelles, qu'ils évitent ta couche, noble Bluegirl.
Bises !
http://www.mespoemes.net/cellox
mespoemes.net/bluegirl · le vendredi 28 avril 2017 à 19:35
Mes rêves guérissent peu à peu depuis que j'ai quitté la ville pour venir vivre avec mon chéri à la campagne.
Mais ce n'était qu'un projet lorsque j'ai écrit ce poème...vive la patience, comme tu dis !!
Maintenant les cauchemars sont moins fréquents et surtout moins intenses...j'ai enfin tourné une sacrée page en changeant de vie. Desfois je me dis que cela doit avoir une fin et que je vais rentrer de vacances...et noooooon...les vacances continuent. Je mesure ma chance !!
Bises, Lola.
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