L'abandon sublimé de la nuit.

Le vide du moment ou le sommeil attend,
L'écho du silence et l'instant propice,
Amplifie l'abandon du lien si puissant,
Qui retient la vie au bord du précipice.
La nuit tend les cordes de ses voiles,
Occultant les rêves au dépourvu,
L'ombre dérobe des miryades d'étoiles,
Figeant nos regards à perte de vue.
Le périple percute les âmes affligées,
Qui s'inventent des songes suspendus,
Priant la délivrance tant espérée,
Dans l'écoute du souffle mis à nu.
La dérive sublime le coeur qui s'endort,
Enlise l'esprit dans le creux de ses draps,
Errant chaque soir sur les berges de la mort,
Elle survit chaque matin à son effroi.
L'écho du silence et l'instant propice,
Amplifie l'abandon du lien si puissant,
Qui retient la vie au bord du précipice.
La nuit tend les cordes de ses voiles,
Occultant les rêves au dépourvu,
L'ombre dérobe des miryades d'étoiles,
Figeant nos regards à perte de vue.
Le périple percute les âmes affligées,
Qui s'inventent des songes suspendus,
Priant la délivrance tant espérée,
Dans l'écoute du souffle mis à nu.
La dérive sublime le coeur qui s'endort,
Enlise l'esprit dans le creux de ses draps,
Errant chaque soir sur les berges de la mort,
Elle survit chaque matin à son effroi.
12 commentaires
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le dimanche 17 mars 2013 à 06:06
nathalie · le dimanche 17 mars 2013 à 06:45
je rejoins Philip pour dire que ce poème est beau, riche et véritable. Difficile de laisser ce matin un petit commentaire pour t'offrir une approche de tous ce que tes mots ont pu m'offrir, alors, je dirais tout simplement, encore une fois Bravo et bon dimanche à vous deux :)
Imparfait · le dimanche 17 mars 2013 à 10:25
Ce vers est tout simplement très beau!!!!!
Le meilleur moment de la journée n'est-il pas justement quand toutes les lumières s'éteignent et que seul l'écho du noir retentit dans nos esprits.
Cette errance dont tu parles si bien permet la compréhension et l'analyse de soi-même et c'est sur les berges de cette mort que se révèle l'importance du Monde vivant car la vie et la mort sont des amants terribles dès le jour de notre naissance.
La mort sous toutes ses formes est un sentiment qui me parle alors je trouve ton poème tout simplement magnifique.
gros bisous à toi et à tout ton petit Monde.
Nemo · le dimanche 17 mars 2013 à 11:30
Retient la vie au bord du précipice."
Je retiendrai surtout cette image impalpable qui résume à elle seule tout le poème. Je ne sais pas si, comme le dit Philip, c'est "gothique", mais c'est profond et Freud y trouverait probablement son compte (ou son conte ?).
Pierre.
bluegirl · le dimanche 17 mars 2013 à 19:23
nous sommes bien souvent les propres démons de nos nuits...
avant de commencer à écrire cet "abandon sublimé de la nuit", je pensais que j'aimerais que le sommeil me frappe d'un coup de massu pour taire le flots torrenciel de toutes sortes de pensées.... finalement, c'est la poésie qui a eu le dessus! hé hé...
ensuite, je me suis endormie comme une enfant...
merci pour ta visite très matinale, alors que j'avais enfin suspendu le flot de mes pensées, et atteint le monde des songes avec quiétude.
NATHALIE,
les mots sont parfois des présents, heureuse que ça été le cas.
IMPARFAITLIBRE,
ça ne rend pas lugubre de penser à la mort, n'est ce pas?...donc, je ne m'en prive pas : )
elle nous rapproche d'essentiels comme la vie, et nous permet de mieux saisir la magie de l'existence.
merci pour ton com sympathique.
NEMO,
c'est tout à fait ça, tout ce que j'évoque est le vide de ce moment.
ça, c'est pas dans les contes, et que pourrait bien dire Freud sur cet instantané impalpable que je n'ai évoqué, et qui nous touche tous?
...na! : )
merci pour ta visite.
Amitiés poétiques à vous 4.
domidom · le dimanche 17 mars 2013 à 21:37
Te lire est a chaque fois un plaisir renouvelé....
A bientôt....Gros bisous....
Domie...
bluegirl · le dimanche 17 mars 2013 à 22:39
Les berges de la mort est terme presque poétique, tandis qu'en réalité, elles ne sont qu'effroi tant la solitude est absolue, et le sentiment de cotoyer une sentence puissant.
nous avons tous la capacité de nous en approcher, quand on s'abandonne au silence de la nuit...mais pas tous l'envie de les apprivoiser.
pour ce faire, il faut se donner du courage, et tenter de sublimer le souffle suspendu.
le frisson touche ce qui est essentiel.
prends soin de toi.
bigbisous.
worrell02 · le lundi 18 mars 2013 à 08:36
Edmond Rostand
Amitiés
Ivvy
http://www.mespoemes.net/worrell02
Imparfait · le lundi 18 mars 2013 à 10:05
Bises sincères.
aerokrone · le lundi 18 mars 2013 à 10:43
Des mots forts et précis pour exprimer le sentiment de perdition pénible : le vide, le précipice, occulte dérobe, fige etc, tout comme dans un mauvais rêve; et le dernier vers, le réveil "salvateur";
belle équipée nocturne ma fois; j'ai aimé...
amicalement.
http://www.mespoemes.net/aerokrone
bluegirl · le lundi 18 mars 2013 à 13:39
oui, on a toujours besoin de se rassurer. c'est normal.
IMPARFAITLIBRE,
l'esprit des âmes, l'élévation...ça fait quand même un peu peur...
mais les peurs sont faites pour être apprivoisées!
bisous les filles, SMILE.
bluegirl · le lundi 18 mars 2013 à 14:42
AEROKRONE,
merci d'être passé me lire et d'avoir partagé mes ressentis.
le réveil dans le sens de l'éveil est ultra salvateur pour moi.
je viens de découvrire Aerokrone grace à you tube, c'est chouette!
amitiés poétiques.
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