Terres insoumises.

Le velours chatoyant enfouit les souvenirs,
Trahis par les larmes d'un passé corrompu,
Offrandes dérobant des éclats de saphir,
Magies éphémères de mondes perdus.
Un drap oublié sur les failles de la tempête,
Recouvre le naufrage d'un corps dénudé,
Dévasté par l'esprit de la conquète,
La violence, le désespoir et l'avidité.
Echarpe de soie ondulant sur la brise,
Que parcourt le regard d'un enfant,
Ses remous attisent la vague insoumise,
De l'éternel destin ou se greffent les ans.
Trahis par les larmes d'un passé corrompu,
Offrandes dérobant des éclats de saphir,
Magies éphémères de mondes perdus.
Un drap oublié sur les failles de la tempête,
Recouvre le naufrage d'un corps dénudé,
Dévasté par l'esprit de la conquète,
La violence, le désespoir et l'avidité.
Echarpe de soie ondulant sur la brise,
Que parcourt le regard d'un enfant,
Ses remous attisent la vague insoumise,
De l'éternel destin ou se greffent les ans.
15 commentaires
lastationdupoete · le dimanche 24 mars 2013 à 03:07
didou · le dimanche 24 mars 2013 à 10:25
poème avec beaucoup de subtilités et de poèsie BRAVO
amitié didou
bluegirl · le dimanche 24 mars 2013 à 11:17
OLIVIER,
...heu, profitons tant que ça dure alors! SMILE!
amitiés poétiques.
DIDOU,
Merci pour les compliments!
Subtilité et nuances, point trop n'en faut pour rester les pieds sur terre, mais qu'on se fasse plaisir en poésie!
...et en com (merci!)
A bientôt Didou.
bises.
katline13 · le dimanche 24 mars 2013 à 11:53
http://www.mespoemes.net/katline13
C'est magnifique comme toujours !
bluegirl · le dimanche 24 mars 2013 à 21:38
KATLINE,
merci, quel compliment!
: ) bises.
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le lundi 25 mars 2013 à 12:05
Quand au poème proprement dit : beaucoup d'allégories. Laissons à toi-même le sens profond de tes mots et laissons-nous bercer par les images, les sons, les sensations tactiles qu'ils inspirent. Très tactile, oui : velours chatoyant, écharpes de soie, drap (beaucoup de tissus, hein ?). Et l'éclat du saphir. Entre message et vagabondage de l'esprit. Je me laisse bercer. Je retrouve cette Lola dont je découvrais les vers il y a un an et demi.
Magnifique ! Amistades. Bisous. Philip.
domidom · le lundi 25 mars 2013 à 21:04
Sublime....
Gros bisous....Domie...
bluegirl · le jeudi 28 mars 2013 à 12:57
Les évènements de vie nous donnent souvent ce sentiment que notre esprit chemine, alors qu'en prenant du recul, nous sommes surtout égaux à nous-même. Tu me retrouves alors que je ne me suis encore jamais éloignée du site et que mes vers sont facilement identifiables.
Merci d'avoir prit le temps de me lire.
a bientôt.
DOMIE,
le vertige poétique peut aider à palier certaines choses, c'est le petit plus! merci pour ce gentil com.
au plaisir de te lire.
Loïc · le jeudi 28 mars 2013 à 13:18
Bises !
http://www.mespoemes.net/cellox
bluegirl · le jeudi 28 mars 2013 à 14:21
LOïC,
L'idée de départ de ce poème était en effet d'écrire sur le coté aérien du drappé, en terme de libération.
Mais je me suis égarée sur trop de sujets que rien ne semblait relier, donc j'ai épuré!
T'as raison, le dernier quatrain est une revanche à lui tout seul!!
Bises Loïc.
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le jeudi 28 mars 2013 à 18:04
Toi, tu as la chance ou la force (malgré toutes tes récentes épreuves) d'avoir de la force, cette force que te donne la poésie. Cette Bluegirl fait partie intégrante du site et tout le monde le reconnait. Donne moi de cette force par tes mots. Merci pour tout ce que tu écrits. Bisous. Philip.
bluegirl · le vendredi 5 avril 2013 à 00:00
PHILIP,
Ce sentiment que notre poésie tourne à vide nous appartient à tous à un moment.
Ce creux des mots que tu évoques est peut être du qu'on arrive à exprimer qu'une partie de nos émotions et nos sentiments (du à nos propres convenances avec nous même?), et que nous utilisons souvent les mêmes mots, ceux que l'on aime, sans forcément "divulguer" leurs nuances...parce qu'on aime profondément la poésie, mais qu'on a pas nésséssairement envie de dévoiler notre intime à l'autre, voir à soi-même.
L'amour de la beauté et de l'absolu peut-il s'apparenter à un artifice qui occulte le vrai?...possible!...et c'est pour cela que j'aspire tant à la modération.
Mais la poésie doit rester un mode d'expression libre, et non auto sencuré, selon moi. La pudeur des gens sain d'esprit sait deja bien suffisament nous rappeller à l'ordre.
Alors, j'ai envie de te dire d'écrire, et pas que pour faire du beau...je t'encourage à exprimer tes ressentis sur ton jardin de lune qui est l'espace de toutes tes composantes.
Ecris en hommage à tout ce qui t'a rendu/te rendra heureux ou malheureux, sur ce qui est écrit et sur ta capacité au libre arbitre!
.....Et que ta plume jamais ne périsse!
Je n'ai pas plus de chance ou de force que toi, mais je tente de les cultiver.
Nos épreuves peuvent nous rendre méritants, et pour ça, seul Dieu est le juge équitable.
Désolée d'avoir prit une semaine pour te répondre, mais bon, tu sembles très occupé. Profite donc!
Je me permets de te rappeller mon livre, même si tu m'as dit ne pas oublier.
Au plaisir de te lire, bises.
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 5 avril 2013 à 12:05
Oui, tout d'abord : ton livre, tout comme l'enregistrement de la sonate pour la mettre sur le site et te la dédier (en musique, cette fois), je n'ai pas oublié. Occupé en ce moment ? Certes. Mais surtout immobile, lymphatique, envie de pas grand chose. Je ne bouge pas beaucoup. Passage à vide. T'inquiète pas. Même à Loïc, j ne lui écrit pas beaucoup. Je voulais m'occuper de tout ça cette semaine, puis, pas le courage. Je prends aussi du retard dans mes coms (José, Agrippa et plein d'autres).
Bon, ton long com : merci. Plein de pertinence dans ce que tu me dis. Merci de me dire des choses comme "que ta plume à jamais ne périsse". Cela veut dire que tu as de l'estime et peut-être de l'amitié pour moi. Si tu savais combien c'est important que tu puisses penser cela. Etre méritant ? Je ne le sais plus trop. Oui, peut-être encore.
Tu me dis, avec beaucoup de gentillesse : "Ecris en hommage à tout ce qui t'a rendu heureux ou malheureux". Tu sais bien que je me suis engagé depuis le poème des "torrents de larmes" à ne plus écrire à propos de, justement ce qui m'a rendu (immensément) heureux, ou malheureux. Je veux tenir cet engagement. Car je me rends compte que c'est tout simplement une forme de respect. Je ne peux faire moins. Alors tu imagine que ma plume à du mal à parler d'autre chose, et que je me force énormément à écrire. Oh, en grattant bien, parce que j'en ai besoin, on trouvera bien dans mes récents vers des "understatements" comme dans l'Amphytrion gourmand". Mais c'est au niveau de l'inconscient. Continue à aimer mes vers, car souvent je n'écris que pour toi. A bientôt. Bises. Philip
(Sarah ? Ca s'améliore doucement mais sûrement ?)
bluegirl · le vendredi 5 avril 2013 à 22:31
Alterner occupations et immobilisme peut être assez agréable à vivre, et ne m'évoque pas un passage à vide comme ce que tu décris.
N'empêche qu'une envie de décrocher peut être à l'origine de tant de raisons... et quelques jours de vacances ou bien s'émanciper de certaines contraintes ne pourrait pas te faire de mal dans tous les cas.
Je pense que nous gagnerons en estime quand nous pourrons mettre une vraie distance à notre histoire passée. Il me parait évident que nous ne pouvons pas prétendre à une amitiée clandestine, mais, peut être que le soutien poétique et humain contribuerait à tenter de nous surpasser...
D'ailleurs, quand je disais "écris en hommage à tout ce qui t'a et qui te rendra heureux ou malheureux", c'était au sens élargi de ta vie, et pas en rapport si possible, avec l'année dernière.
Sarah est affaiblie au point que sa convalescence s'annonce très longue. L'amélioration n'est pas stationnaire, et le moral plutôt mauvais. Bon week end, bises. -
http://www.mespoemes.net/bluegirl
salus · le mardi 4 mars 2014 à 20:58
Au dernier vers, il faut un accent sur le"u" de "où"
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.