Liberté de choisir - duo Claude & Lola -03.2016-
Quand les lignes couchent des pages
Reliant les chapitres d'un livre
Bordé par l'or des assemblages
Moi je voudrais juste poursuivre,
Calligraphier les mots d'enfance
Pour leur donner un avenir,
Tisser des trames d'indulgence
Qui me permettent d' assouvir
.
Ma liberté de choisir.
Dans les ruées alphabétiques
Captivité, dépassement,
Cherchent le sens et la rythmique,
Une forme de renouvellement.
Comme des droites parallèles
Rêvant de croiser leur chemin...
Sur la portée universelle
Chants religieux et airs païens
S'accouplent sans s'affadir.
Mais de feuillets en archives
S' imposent quelques ouvrages,
Repoussant à la dérive
Le sens de mon témoignage.
Combien d' idées sont prisonnières
De nos invisibles ghettos,
Combien de pensées buissonnières
Meurent derrière les barreaux,
Lorsque la liberté veut fuir...
J'émigre alors dans des atlas,
Plongeant dans d'autres univers
Pour regagner en quelques brasses,
La poésie qui mène mes vers.
Ainsi s' en vont vers des naufrages
Les livres que j' ai sabordés,
Ancrés en moi ou de passage
Pourront-ils un jour susciter
La liberté de vous les lire ?
Entre foi et confusion
Le temps achève tant de rêves ,
Qu'il faut porter la distinction
Aux nuances qui nous élèvent.
Choisir reste donc un mystère,
Une énigme à élucider.
Mes préférences sont précaires
Si mon langage est détourné,
Et je me sens un peu périr...
Car c'est mon âme qui exhume
Tous les écrits bien agencés,
Les arabesques de ma plume
Jurant sur du papier glacé,
Dans cette librairie du monde
Où sont rangés mes préjugés,
Les pages tournant les secondes
Qui permettent de feuilleter
La liberté du devenir.
11.03.2016, posté sur mon premier compte "bluegirl"
Reliant les chapitres d'un livre
Bordé par l'or des assemblages
Moi je voudrais juste poursuivre,
Calligraphier les mots d'enfance
Pour leur donner un avenir,
Tisser des trames d'indulgence
Qui me permettent d' assouvir
.
Ma liberté de choisir.
Dans les ruées alphabétiques
Captivité, dépassement,
Cherchent le sens et la rythmique,
Une forme de renouvellement.
Comme des droites parallèles
Rêvant de croiser leur chemin...
Sur la portée universelle
Chants religieux et airs païens
S'accouplent sans s'affadir.
Mais de feuillets en archives
S' imposent quelques ouvrages,
Repoussant à la dérive
Le sens de mon témoignage.
Combien d' idées sont prisonnières
De nos invisibles ghettos,
Combien de pensées buissonnières
Meurent derrière les barreaux,
Lorsque la liberté veut fuir...
J'émigre alors dans des atlas,
Plongeant dans d'autres univers
Pour regagner en quelques brasses,
La poésie qui mène mes vers.
Ainsi s' en vont vers des naufrages
Les livres que j' ai sabordés,
Ancrés en moi ou de passage
Pourront-ils un jour susciter
La liberté de vous les lire ?
Entre foi et confusion
Le temps achève tant de rêves ,
Qu'il faut porter la distinction
Aux nuances qui nous élèvent.
Choisir reste donc un mystère,
Une énigme à élucider.
Mes préférences sont précaires
Si mon langage est détourné,
Et je me sens un peu périr...
Car c'est mon âme qui exhume
Tous les écrits bien agencés,
Les arabesques de ma plume
Jurant sur du papier glacé,
Dans cette librairie du monde
Où sont rangés mes préjugés,
Les pages tournant les secondes
Qui permettent de feuilleter
La liberté du devenir.
11.03.2016, posté sur mon premier compte "bluegirl"
6 commentaires
vertflo · le lundi 8 décembre 2025 à 15:42
Hé bien ça ne me rajeunit pas, mais ça me fait un bien fou de lire ce que nous avions écrit en duo à l'époque.
Sans avoir les chevilles qui gonflent, je trouve qu'il y a des choses subtiles et fort intéressantes dans le texte.
Il me semble qu'en ce temps là, ma poésie était moins mielleuse qu'aujourd'hui et qu'elle se calquait plus sous l'influence de la tienne, plus ''métaphysique'' car dès fois, j'ai du mal à te suivre sur un terrain que je maîtrise assez mal.
Mais là, j'aime bien le résultat.
Oui à cette époque j'étais perméable à ton style de poésie et à celui de Loïc.
Vous m'avez ouvert un chemin sur lequel je ne m'engageais pas souvent.
En quelque sorte vous m'avez ''boosté'' car mon écriture était (et est toujours) plus terre à terre.
2016 !!! en mars ça fera 10 ans !!!!
J'aime bien relire les poèmes avec le recul des années, ils ont une autre dimension et on peut en faire une critique (sans critiquer) peut-être plus que lorsque l'on vient de les terminer et qu'ils sont frais.
Et puis comme je suis amoureux des vieilles choses, plus le temps passe et plus j'apprécie ce qui s'est fait avant.
C'est vraiment très gentil de ta part d'avoir reposté ce texte.
De toute façon j'ai un dossier (poèmes que j'ai tous imprimés) où sont classés tous les poèmes de moi et des personnes du site dont j'aime l'écriture.
Heureusement d'ailleurs car l'année dernière j'ai fait tune connerie avec mon ordi et j'ai tout effacé de mon disque dur.
J'ai tout perdu (photos, poèmes) qui étaient sur l'ordi mais comme j'ai imprimé tous les poèmes, je les ai sauvés.
Par contre mes photos de famille etc... je les ai perdues définitivement.
J'ai toujours du mal à m'en remettre.
Il y a pas mal de choses sur Internet qui n'ont aucune importance pour moi, mais les photos de famille ça c'est dur à encaisser encore.
J'aimais bien aussi les photos prises avec toi et Loïc aux Beaux et à côté de chez lui.
Je m'en veux à morts d'avoir fait une mauvaise manip en voulant basculer des données sur un disque dur externe.
Faut dire que je fais tout trop vite, je suis toujours pressé et stressé et voilà le résultat !
Encore merci pour m'avoir fait ce joli cadeau.
J'ai effectivement gardé ce texte mais il est dans mes classeurs et je ne les ouvre pas souvent.
Je stock, je me laisse envahir et j'en ai de partout !
vertflo · le lundi 8 décembre 2025 à 15:43
José · le mardi 9 décembre 2025 à 08:34
Amitiés à vous 2.
bluegirl2 · le mercredi 10 décembre 2025 à 12:59
Oui le résultat était sympa, il transparait une complémentarité certaine.
Si tu as pu te démarquer de ta poésie souvent "terre à terre", c'est que tu en avais largement la capacité...tout comme moi j'ai du mal à faire du "terre à terre", mais il m'arrive d'en écrire !
Il ne faut pas se blâmer, et j'espère que tu ne le fais pas...nous avons plus d'une fois écrit des choses agréables à lire dans des domaines peu habituels respectivement.
Une critique sans critique...une critique constructive ? J'écoute aussi pour ce qui me concerne...
Donc tu as tant de souvenirs envahissants que tu les effaces involontairement ?
Plus sérieusement je déplore que tu sois si stressé et pressé, mais on n'est de toute façon jamais à l'abri d'une mauvaise manipulation.
Figures-toi que j'ai un mal fou à faire le tri dans mes photos, sauf pour alléger la mémoire de mon téléphone, et je ne regarde jamais mes albums photos papier qui croupissent dans un carton. Non que je n'y tiens pas, juste je n'aime pas "revivre" des souvenirs car ils n'appartiennent qu'au passé.
J'aime pourtant les avoir, mais au fond dans 50 ans au plus, elles ne serviront plus à rien ni personne !
Reste que tu peux écrire sur cette perte qui est douloureuse pour toi pour l'apprivoiser.
Et quand tu le sens si tu le sens on pourrait écrire un dialogue (poétique ?) ou un poème sur la mélancolie.
Bises amicales,
Lola.
bluegirl2 · le mercredi 10 décembre 2025 à 13:07
Je ne sais pas bien comment interpréter ta question mais merci de l'avoir posée !
La liberté de choix peut se faire de façon très autonome, mais là, la preuve en est qu'il y a un esprit de complémentarité dans la manière d'aborder ce concept.
Enfin, à mon sens...
Amitiés José,
Lola.
vertflo · le vendredi 12 décembre 2025 à 00:16
Oui je suis ''terre à terre'' et pourtant j'ai l'esprit toujours rêveur et je suis souvent à des milliers d'années lumières de ce monde.
Normal c'est le lot des personnes qui sont souvent ''dans la lune'' comme l'on dit.
Il y a des choses sur lesquelles on se sent capable d'écrire mais sur ce sujet de perte, je m'en sent complètement incapable.
Moi, je suis en permanence entrain d'essayer de faire revivre des souvenirs, peut-être parce que j'ai plus de souvenirs heureux que malheureux je pense.
Si effectivement les souvenirs dans leur grande majorité étaient malheureux, je pense que ferais tout pour les oublier.
Les souvenirs sont tellement liés à l'importance du vécu, aux circonstances, aux lieux, aux personnes, aux saisons etc....
Oui j'avoue que j'ai des souvenirs très envahissants et ces souvenirs m'aident beaucoup à vivre aussi.
Le présent a plutôt tendance à me tuer tanfis que le passé me fait revivre.
C'est peut-être bizarre et incompréhensible pour certains, mais heureusement nous sommes tous différents donc pas encore des robots manipulés par l'IA.
Le futur me fait plus peur que les souvenirs.
Par contre comme toi je me dit souvent que tout ce que je garde sur papier ou dans des classeurs (poèmes, chansons photos) auxquels je tiens finiront quand je serai mort à la poubelle ou brûlés car il est rare maintenant que la famille ou les enfants gardent des choses qui nous tiennent ou nous tenaient à cœur.
Qui va se soucier de nos centres d'intérêt et de ces petits trésors familiers et journaliers que nous enfermons dans notre caverne d'Ali Baba.
Ton idée de dialogue poétique ou d'écriture sur la mélancolie me plait bien.
Si tu as toujours mon adresse mail ton peut parler de ce projet, je suis curieux de savoir ce que je suis capable d'écrire avec toi après tant d'années qui sont passées sur notre amitié.
Bonne nuit
Bien sincèrement
Claude
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