LA FROIDEUR D’UN CYCLE

Il est le temps qui fige le jour en joie glacière
Bientôt les longues chutes matinales froides
Napperont de sa blanche poudreuse d’hivers
Ce sol aux herbages engloutis, en aspect roide
L’hermine noble glaciale, couvrant cette nature
Où nulles traces ne scarifient, son allure embellie
Les rides du temps naissent, sur l'intime peinture
Sur un tableau à l’importance de faits ensevelis
Regarde cette immensité impatiente de vouloir
La vie y est notée dans la neige en pas écrasés
Errant de par cette campagne devenue dortoir
Et trouver en ce lieu perdu, l’antre de réfugié
Voir s’élever une épaisse colonne de nuages
De cette bouche fumante prolongeant l’âtre
Et trouver en sa base, la gamelle d’un potage
Pour s’être enfin sorti de ce pastel opiniâtre
Le passé n’étant plus, l’on ignora Thermidor
D’un courant d’air doux, chuchotant ventôse
Et se souvenir de la symphonie de fructidor
Il est là le temps du somptueux répit de nivôse
Les saisons créent des repères dans le temps en vécu et souvenirs
Mais hiberner ne veut pas dire solutionner !!
TDR B59
Bientôt les longues chutes matinales froides
Napperont de sa blanche poudreuse d’hivers
Ce sol aux herbages engloutis, en aspect roide
L’hermine noble glaciale, couvrant cette nature
Où nulles traces ne scarifient, son allure embellie
Les rides du temps naissent, sur l'intime peinture
Sur un tableau à l’importance de faits ensevelis
Regarde cette immensité impatiente de vouloir
La vie y est notée dans la neige en pas écrasés
Errant de par cette campagne devenue dortoir
Et trouver en ce lieu perdu, l’antre de réfugié
Voir s’élever une épaisse colonne de nuages
De cette bouche fumante prolongeant l’âtre
Et trouver en sa base, la gamelle d’un potage
Pour s’être enfin sorti de ce pastel opiniâtre
Le passé n’étant plus, l’on ignora Thermidor
D’un courant d’air doux, chuchotant ventôse
Et se souvenir de la symphonie de fructidor
Il est là le temps du somptueux répit de nivôse
Les saisons créent des repères dans le temps en vécu et souvenirs
Mais hiberner ne veut pas dire solutionner !!
TDR B59
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4 commentaires
guillaume · le lundi 14 novembre 2016 à 15:04
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mardi 15 novembre 2016 à 13:48
Sous un poème un peu atmosphérique, un peu historique, l'on trouve cependant, sous la métaphore, peut-être, une correspondance avec la réflexion qui figure dans ton illustration.
Hiberner ! Pour l'esprit humain, c'est peut-être faussement suspendre le temps, quand l'indifférence est là.
Le silence, le nôtre, et parfois ceux des autres est souvent rempli de tant de choses. Oui, il peut aussi être, dans certains cas langage de l'amitié. Il faut voir.
Et la notion de refuge, enfin. Nous sommes tous quelque part réfugié de quelque chose avec d'être réfugié de quelque part. Bien à toi, Brouilleur, ton poème m'a fait réfléchir. Alors....merci. Amicalement. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier
Lucille · le mercredi 16 novembre 2016 à 17:14
domidom · le mercredi 16 novembre 2016 à 17:59
C'est un vœu que je fais souvent... L'hibernation pourrait pour un temps, nous faire oublier certaines facettes du monde et des humains, facettes que l'on trouvent déplaisantes, mais alors, que penser du réveil, tout recommencerait....Je se suis pas persuadée que ce serait là, une bonne solution...
J'aime beaucoup ce texte...
A plus, Domie
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