Dames de pierre...
Quel calme, sérénité de l’instant qui passe
Dans ce parc endormi, que bercent les oiseaux…
Sur les belles statues mon regard se déplace
Jusqu’à l’arche sculptée, pigeons au repos
Font la pause aux pieds nus des Dames de pierre
Qui déploient leur grâce sur la ville royale
Une à une à leur tâche joliment s’affairent
Reconstituent pour moi une scène estivale.
Seule… Mais le suis-je vraiment ?
Elles sont là, près de moi, ô silence des ans !
L’eau frémit dans les bassins verts
Où les arbres distillent leur parfaite lumière.
"L’aube" superbe pleure encore sa rosée
Ses courbes pures ne pouvant que charmer
Dépose sur mon cœur un murmure codé
Arrête mes pas dans un détour programmé.
"Le matin" se hâte, les deux bras bien chargés
'Surveillant sa voisine au champ occupée
Corbeille de fruits, légumes, rameaux tressés
En étal d’albâtre aux doux parfums figés.
"Le soir" tombe, Bergère mène le troupeau
Les bêlements muets des dociles agneaux
Résonnent en mon âme où l’angoisse installe
Ses armées de soldats aux pulsions animales.
'La nuit' couronne le magnifique tableau
De voiles vêtue, célestes, pailletés
S’étire lascive, son amant retardé
L’a plongée dans la brume d’un sommeil plombé.
Seule… Mais l’étais-je vraiment ?
Oubliée de tous sur l’épaule du temps
Le vent frémit, et l’écho de tous ces mystères
Traverse Paris, ma pensée toute entière
Se grave à jamais, là, près des Dames de pierre...
18/05/2006 PARC ST CLOUD (92)
Inoubliable émotion d'un jour de "contrôle médical"...
Dans ce parc endormi, que bercent les oiseaux…
Sur les belles statues mon regard se déplace
Jusqu’à l’arche sculptée, pigeons au repos
Font la pause aux pieds nus des Dames de pierre
Qui déploient leur grâce sur la ville royale
Une à une à leur tâche joliment s’affairent
Reconstituent pour moi une scène estivale.
Seule… Mais le suis-je vraiment ?
Elles sont là, près de moi, ô silence des ans !
L’eau frémit dans les bassins verts
Où les arbres distillent leur parfaite lumière.
"L’aube" superbe pleure encore sa rosée
Ses courbes pures ne pouvant que charmer
Dépose sur mon cœur un murmure codé
Arrête mes pas dans un détour programmé.
"Le matin" se hâte, les deux bras bien chargés
'Surveillant sa voisine au champ occupée
Corbeille de fruits, légumes, rameaux tressés
En étal d’albâtre aux doux parfums figés.
"Le soir" tombe, Bergère mène le troupeau
Les bêlements muets des dociles agneaux
Résonnent en mon âme où l’angoisse installe
Ses armées de soldats aux pulsions animales.
'La nuit' couronne le magnifique tableau
De voiles vêtue, célestes, pailletés
S’étire lascive, son amant retardé
L’a plongée dans la brume d’un sommeil plombé.
Seule… Mais l’étais-je vraiment ?
Oubliée de tous sur l’épaule du temps
Le vent frémit, et l’écho de tous ces mystères
Traverse Paris, ma pensée toute entière
Se grave à jamais, là, près des Dames de pierre...
18/05/2006 PARC ST CLOUD (92)
Inoubliable émotion d'un jour de "contrôle médical"...

9 commentaires
Marcek (Des mots pour vous) · le dimanche 21 mai 2006 à 18:02
Libelle · le dimanche 21 mai 2006 à 18:29
Kertach Med · le dimanche 21 mai 2006 à 23:20
Libelle · le lundi 22 mai 2006 à 23:25
Vesperal(Paradox) · le mercredi 24 mai 2006 à 16:39
Vesperal(Paradox) · le mercredi 24 mai 2006 à 16:42
Libelle, si Reine.... · le jeudi 25 mai 2006 à 11:59
Doeg · le jeudi 22 juin 2006 à 13:46
Libelle · le mardi 1 août 2006 à 23:43
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