La chaise vide
Reçut avec amabilité
Ou prévaut la convivialité
Une table en chêne
Taillée à l’ancienne
Autour correctement rangées
Quatre chaises rempaillées
Bradées à des cousins
Du milieu Toulousain
Une lui était réservée
Son bien être sa propriété.
A chaque repas
Il s’asseyait là
Il l’occupait
Assit à la même place
Il installait sa vieille carcasse.
Les mêmes gestes revenaient.
Des mêmes habitudes
Il nous abreuvait
Exemplaire d’exactitude.
Presque toujours les mêmes mots
Parlant du temps, de ses maux
De son école qu’il quitta à onze ans
De ses ruses d’adolescent
Dans ses yeux brillait la malice
Son âge était son complice
Narré avec précision
Toujours avec passion.
C’était sa religion
Son besoin d’addiction.
Une cigarette entre les doigts jaunis
Elle sera plus tard son agonie.
La fin de sa vie
Fut comme il l’avait décrit
Parti sans un mot
Rejoignant un monde soi disant plus beau
Depuis rien n’est comme avant
Son souvenir récurrent
Apaise la tristesse.
Demeure la douleur et la tendresse.
On parle souvent de lui
Comme dans un récit
Avec respect.
Un homme qui se voulait discret
Au charisme imposant
Une culture digne des grands.
Une référence
Emprunt de tolérance
Même encore aujourd’hui.
Ancré dans ma mémoire
Une image comme un exutoire.
Cette chaise encore vacante
Atteste d’une situation éloquente
Comme il l’a laissée
Elle est restée
Une absence regrettée
Une inéluctable vacuité
Une chaise vide.
Ou prévaut la convivialité
Une table en chêne
Taillée à l’ancienne
Autour correctement rangées
Quatre chaises rempaillées
Bradées à des cousins
Du milieu Toulousain
Une lui était réservée
Son bien être sa propriété.
A chaque repas
Il s’asseyait là
Il l’occupait
Assit à la même place
Il installait sa vieille carcasse.
Les mêmes gestes revenaient.
Des mêmes habitudes
Il nous abreuvait
Exemplaire d’exactitude.
Presque toujours les mêmes mots
Parlant du temps, de ses maux
De son école qu’il quitta à onze ans
De ses ruses d’adolescent
Dans ses yeux brillait la malice
Son âge était son complice
Narré avec précision
Toujours avec passion.
C’était sa religion
Son besoin d’addiction.
Une cigarette entre les doigts jaunis
Elle sera plus tard son agonie.
La fin de sa vie
Fut comme il l’avait décrit
Parti sans un mot
Rejoignant un monde soi disant plus beau
Depuis rien n’est comme avant
Son souvenir récurrent
Apaise la tristesse.
Demeure la douleur et la tendresse.
On parle souvent de lui
Comme dans un récit
Avec respect.
Un homme qui se voulait discret
Au charisme imposant
Une culture digne des grands.
Une référence
Emprunt de tolérance
Même encore aujourd’hui.
Ancré dans ma mémoire
Une image comme un exutoire.
Cette chaise encore vacante
Atteste d’une situation éloquente
Comme il l’a laissée
Elle est restée
Une absence regrettée
Une inéluctable vacuité
Une chaise vide.
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1 commentaire
AFF · le lundi 14 novembre 2011 à 09:03
Et oui : "La place du monarche"
Très beau poème, réaliste, profond, dont beaucoup 'entre nous pourrons s'y retrouver.
Hélas, j'en conviens : que la vie est injuste.
Mais, O ! Ce qu'il vous a légué, personne d'autre ne l'aurait fait.
Superbe. Merci pour ce très bel écrit
Excellente journée, sachant que le temps n'efface rien, mais appaise les maux.
Bien à vous
AFF
http://www.mespoemes.net/alpha/
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