La Nuit des Poètes !

L’ivresse est mon île, moi le marin sans barque
Qui voyage aux voilures de mes chimères.
Ma vague est morte en un dernier ressac,
Je suis l’autre de moi-même sur d’autres mers.
Sur la houle des songes où vogue l’oiseau bleu,
Mes pleurs perlent l’écume des larmes océanes.
Et j’ondoie dans les vents entre l’eau et les cieux,
Loin des rives incertaines aux lumières qui se fanent.
S’exhume un sanglot Ô mon exil, ma nuit,
Pourquoi me rappeler encore puisque je suis mort,
La mort serait-elle douloureuse insomnie,
Griffée par les ombres, en d’inévitables remords.
N’ai-je passé le Styx pour revenir encor,
Au monde où j’ai vécu dans les pleurs des vivants ?
Ô Dieu des profondeurs, Ô Maître de nos sorts,
Accorde les ténèbres à mon âme en tourment !
Quel est cet oiseau, cette ancre à mes pauvres yeux
Qui va comme l’auloffée d’un navire au vent,
Je tangue comme l’algue morte, en un fond hasardeux
Dont les sables blonds, se figent en de vagues courants.
Au miroir de mes eaux comme un halo posé,
Navigant sans savoir vers d’infinis néants,
Cet autre de moi-même dans l’œil ouvert du temps,
En l’ivresse du rêve danse l’éternité !
Thierry Demercastel
Jean-Baptiste Fouco
25/12/2013
**
Lien d'un magnifique site de poésie
http://www.atramenta.net/lire/elle-a-ce-presque-rien-dennui/42664
*
Texte protégé par une licence CC BY-NC-ND 3.0
Qui voyage aux voilures de mes chimères.
Ma vague est morte en un dernier ressac,
Je suis l’autre de moi-même sur d’autres mers.
Sur la houle des songes où vogue l’oiseau bleu,
Mes pleurs perlent l’écume des larmes océanes.
Et j’ondoie dans les vents entre l’eau et les cieux,
Loin des rives incertaines aux lumières qui se fanent.
S’exhume un sanglot Ô mon exil, ma nuit,
Pourquoi me rappeler encore puisque je suis mort,
La mort serait-elle douloureuse insomnie,
Griffée par les ombres, en d’inévitables remords.
N’ai-je passé le Styx pour revenir encor,
Au monde où j’ai vécu dans les pleurs des vivants ?
Ô Dieu des profondeurs, Ô Maître de nos sorts,
Accorde les ténèbres à mon âme en tourment !
Quel est cet oiseau, cette ancre à mes pauvres yeux
Qui va comme l’auloffée d’un navire au vent,
Je tangue comme l’algue morte, en un fond hasardeux
Dont les sables blonds, se figent en de vagues courants.
Au miroir de mes eaux comme un halo posé,
Navigant sans savoir vers d’infinis néants,
Cet autre de moi-même dans l’œil ouvert du temps,
En l’ivresse du rêve danse l’éternité !
Thierry Demercastel
Jean-Baptiste Fouco
25/12/2013
**
Lien d'un magnifique site de poésie
http://www.atramenta.net/lire/elle-a-ce-presque-rien-dennui/42664
*
Texte protégé par une licence CC BY-NC-ND 3.0
16 commentaires
rivaudais · le dimanche 5 janvier 2014 à 00:41
http://www.mespoemes.net/rivaudais
Marie L.Busic · le dimanche 5 janvier 2014 à 01:03
Je t'offre mes vœux pour la nouvelle année. Que Joie, Santé et Amour rayonnent autour de toi , pour ton bonheur et celui de tes proches.
Sincèrement , de tout cœur
Marie
Agrippa ( Thierry Demercastel ) · le dimanche 5 janvier 2014 à 16:41
Merci Rivaudais.
José · le dimanche 5 janvier 2014 à 16:47
Amitiés.
armandstas18 · le dimanche 5 janvier 2014 à 17:25
http://www.mespoemes.net/armandstas18 magnifique texte et, il me semble, dans le plus pur style romantique de fond et de forme; amitiés, armand
domidom · le dimanche 5 janvier 2014 à 20:42
Te lire est toujours un immense bonheur....
Amitiés, Domie..
http://www.mespoemes.net/domidom
Thierry · le dimanche 5 janvier 2014 à 21:11
Kertach Med · le lundi 6 janvier 2014 à 21:47
Agrippa ( Thierry Demercastel ) · le mardi 7 janvier 2014 à 17:33
http://www.mespoemes.net/cauria
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 8 janvier 2014 à 14:14
De magnifiques allégories-évocations, comme à ton habitude, telle ce "ma vague est morte dans un dernier ressac".
Effluves marines où le sel des larmes se mêlent où "s'alchimise" avec celui de l'océan. A moins que les larmes de l'océan fassent danser (bouuuh, le terme "surfer" ne conviendrait pas !!!!) notre âme sur son écume.
Le regard est un miroir que parfois, les larmes qui s'y reflètent renvoient à notre propres tempêtes.
Entre Styx et Atlandide, nos chemins d'Eldorado sont les mêmes. Attiré vers la sombre lumière du fanal pour l'un de ces chemins, ou par l'éclat de l'espérance pour l'autre, si l'oeil ne se ferme, il y découvrira les secret de l'Univers, donc ses propres secret.
Merci pour ce partage mon ami.
Amitiés. Philip.
(ps : j'avais atterri un jour, par hasard, sur Altramenta.net. Je vais revoir cela avec plus d'attention. Merci pour l'info.)
Agrippa ( Thierry Demercastel ) · le mercredi 8 janvier 2014 à 18:04
http://www.atramenta.net/lire/ou-est-ce-poeme/44026
oliverjane1950 · le vendredi 10 janvier 2014 à 22:42
Oliver
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950
oliverjane1950 · le vendredi 10 janvier 2014 à 22:55
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950
Thierry · le samedi 11 janvier 2014 à 11:39
ophelie 4948 · le samedi 18 janvier 2014 à 14:53
Que de belles alegories marines ou oceanes... J aime votre poeme delicat... J aime votre ile... Ophelie.
Agrippa ( Thierry Demercastel ) · le dimanche 19 janvier 2014 à 21:30
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.