Tristesses. J-B Fouco et Thierry Demercastel

Sur la rive incertaine où vont les soirs mourant
Je me souviens de nous comme un amour qui tremble
Dans l’obscur des nuits quand la musique semble
Un long écho plaintif de nos cœurs en tourment
Je cherche le peu de nous en repoussant le deuil
Tes douces mains comme un abandon sur ma joue
Ton regard qui vers l’horizon se dénoue de nous
En implorant la mort que tu sois mon écueil
Le soleil se grise sous ces ciels endeuillés
L’ombre des souvenirs qui descend sur mon cœur
Fait se taire les oiseaux et pâlir les fleurs
Et se perdent mes larmes sur la terre mouillée
Est-ce le vent du soir le murmure de tes lèvres
En mes sanglots dont l’ardeur ne cesse de m’étreindre
Est-ce toi cette lueur qui vient chaque fois s’éteindre
Ô mes larmes retenez-la dans l’heure si brève
Nos corps et nos cœurs engourdis en leur douleur
Se cherchent et je vais en ta vaste pénombre
Les genoux sur le sol je m’éteins et je sombre
Là tout près d’un marbre froid où va le fossoyeur
La mort toujours la mort qui vient clore toutes choses
L’amour sous la poussière qui se livre au néant
Ô mon âme perdue dans les gouffres du temps
Lorsque s’éteint l’étoile dans l’agonie des roses.
Jean-Baptiste FOUCO et Thierry DEMERCASTEL
Le 24/10/2014
**
Texte protégé par une licence CC BY-NC-ND 3.0
Je me souviens de nous comme un amour qui tremble
Dans l’obscur des nuits quand la musique semble
Un long écho plaintif de nos cœurs en tourment
Je cherche le peu de nous en repoussant le deuil
Tes douces mains comme un abandon sur ma joue
Ton regard qui vers l’horizon se dénoue de nous
En implorant la mort que tu sois mon écueil
Le soleil se grise sous ces ciels endeuillés
L’ombre des souvenirs qui descend sur mon cœur
Fait se taire les oiseaux et pâlir les fleurs
Et se perdent mes larmes sur la terre mouillée
Est-ce le vent du soir le murmure de tes lèvres
En mes sanglots dont l’ardeur ne cesse de m’étreindre
Est-ce toi cette lueur qui vient chaque fois s’éteindre
Ô mes larmes retenez-la dans l’heure si brève
Nos corps et nos cœurs engourdis en leur douleur
Se cherchent et je vais en ta vaste pénombre
Les genoux sur le sol je m’éteins et je sombre
Là tout près d’un marbre froid où va le fossoyeur
La mort toujours la mort qui vient clore toutes choses
L’amour sous la poussière qui se livre au néant
Ô mon âme perdue dans les gouffres du temps
Lorsque s’éteint l’étoile dans l’agonie des roses.
Jean-Baptiste FOUCO et Thierry DEMERCASTEL
Le 24/10/2014
**
Texte protégé par une licence CC BY-NC-ND 3.0
8 commentaires
rivaudais · le lundi 27 octobre 2014 à 02:05
il est doux de pouvoir lire de tels écrits.
Est-ce le vent du soir ou le ciel d'améthysme
la mort pour un instant nous accorde un sursis.
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le lundi 27 octobre 2014 à 18:57
Me permets-tu de te demander quelque chose, pour lequel j'aimerai que tu me réponde ici. Je démarre souvent mes poèmes à partir d'un mot d'une expression qui m'interpellent. "Rives incertaines" les premiers mots du premier vers m'inspirent. J'en ferais bien un poème, fondamentalement différent de ce que tu as écrit, et dont je ne peux d'ailleurs dire de quoi il parlera. Accepterais-tu que j'emprunte ces deux mots (ils seront au pluriel) comme titre d'un de mes futurs poèmes. Bien entendu, tu es tout à fait en droit de ne pas accepter. Si oui, tu te doutes bien que je te créditerai de l'inspiration. Amitiés, mon cher Thierry. Toujours fidèlement. Philip.
Thierry · le lundi 27 octobre 2014 à 20:17
Thierry · le lundi 27 octobre 2014 à 20:18
domidom · le lundi 27 octobre 2014 à 21:15
Mes amitiés, Domie...
Thierry. · le lundi 27 octobre 2014 à 21:41
patrick chroniques et rimailles · le mardi 28 octobre 2014 à 20:48
Thierry · le mercredi 29 octobre 2014 à 23:20
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