Il reste…

Il reste où dérive en son infini, le temps,
Ton sourire malicieux, tes mains où dansent les mots,
Ton front silencieux où je vais un peu enfant,
Ton regard profond où vont se noyer les maux,
Puis cette aube ou tes rêves fleurissent en secret,
L’éclat de tes yeux diamantés dans la lumière,
Où l’heure vient si douce à ton souffle discret,
Comme une promesse aux brumes printanières.
Il reste tes pas indécis, délicieusement
Curieux, où l’homme grandit aux charnières des chemins,
L’ébauche sur tes lèvres d’un murmure enfantin,
Au berceau délaissé portant tous les serments.
Qu’il reste encore un peu de temps au jardin,
Où les vents s’enivrent parfois de leurs chansons,
Y guérir tes chagrins tout au long des saisons,
Et te voir sourire jusqu’au dernier matin.
**
14/12/2015
A mon petit-fils Matteo
Texte protégé par une licence CC BY-NC-ND 3.0
https://www.atramenta.net/books/chants-de-la-douzieme-heure/454
Ton sourire malicieux, tes mains où dansent les mots,
Ton front silencieux où je vais un peu enfant,
Ton regard profond où vont se noyer les maux,
Puis cette aube ou tes rêves fleurissent en secret,
L’éclat de tes yeux diamantés dans la lumière,
Où l’heure vient si douce à ton souffle discret,
Comme une promesse aux brumes printanières.
Il reste tes pas indécis, délicieusement
Curieux, où l’homme grandit aux charnières des chemins,
L’ébauche sur tes lèvres d’un murmure enfantin,
Au berceau délaissé portant tous les serments.
Qu’il reste encore un peu de temps au jardin,
Où les vents s’enivrent parfois de leurs chansons,
Y guérir tes chagrins tout au long des saisons,
Et te voir sourire jusqu’au dernier matin.
**
14/12/2015
A mon petit-fils Matteo
Texte protégé par une licence CC BY-NC-ND 3.0
https://www.atramenta.net/books/chants-de-la-douzieme-heure/454
6 commentaires
guillaume · le samedi 19 décembre 2015 à 21:29
Thierry · le mercredi 23 décembre 2015 à 10:32
guillaume · le mercredi 23 décembre 2015 à 22:24
Loïc · le jeudi 21 janvier 2016 à 01:40
Déjà, pour commencer, il m'a échappé à cause des fêtes. Mais maintenant que je suis dessus, je trouve du génie, sincèrement, à tes observations sur l'enfance. Pourquoi ? Parce que peu importe que tu parles de toi (et je sais que non) ou que tu parles d'un enfant que tu vois éclore progressivement, je suis père et j'ai tenté un poème pour mon fils en 2011 qui, malgré mes meilleures intentions, est une PURGE comparé à ce que tu écris là.
Donc en clair, et je ne le dis pas souvent malgré mon esprit critique envers moi-même, qui me pousse à rabaisser mes écrits, mais là il faut : ce que je lis dans ce poème, c'est ce que je voulais écrire pour mon fils et que j'ai complètement échoué à faire.
Leçon retenue.
Amitiés Thierry !
http://www.mespoemes.net/cellox
Thierry · le dimanche 24 janvier 2016 à 20:13
Thierry · le dimanche 24 janvier 2016 à 20:14
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