L’inconnu

L’Inconnu aux saisons de givre
Dans le regard trop fou du temps
Où murmurent les lèvres des gisants
Ce mot perdu tombé d’un livre
L’inconnu c’est toi aux mains d’argile
Qui dans les vents marins pleure
C’est toi échappé de tes douleurs
Quand le soleil tombe au bout de mon île
Mon inconnu est ce cri fané
Où se vautrent les guerres à venir
Ce front qui n’en finit pas de pâlir
Et meurt encore au jupon d’un été
C’est toi qui vas où soupirent les âmes
Où se plaignent des fleuves d’infortune
Où se meurt une dernière lune
Entre les enfers et les flammes
L’inconnu c’est toi dans le vide atroce
Ce bruit cet éclat qui va et s’enfuit
Aux larges fenêtres aveugles de mes nuits
Au seuil usé d’une dernière noce
C’est toi habillé d’un rêve étrange
Comme l’enfant venu en son berceau
Comme un silence et son tombeau
Ce passant de la mémoire qui dérange
Tu viens de la déchirure d’un jour
Ou du soir perdu en ses ombres
La mort te chérit dans les décombres
Et le vent d’ici ne sait plus l’amour
À la mémoire de tant d’innocents tués pour des idées
Que ce soit là-bas ou devant ta porte
**
Texte protégé par une licence CC BY-NC-ND 3.0
https://www.atramenta.net/books/chants-de-la-douzieme-heure/454
Dans le regard trop fou du temps
Où murmurent les lèvres des gisants
Ce mot perdu tombé d’un livre
L’inconnu c’est toi aux mains d’argile
Qui dans les vents marins pleure
C’est toi échappé de tes douleurs
Quand le soleil tombe au bout de mon île
Mon inconnu est ce cri fané
Où se vautrent les guerres à venir
Ce front qui n’en finit pas de pâlir
Et meurt encore au jupon d’un été
C’est toi qui vas où soupirent les âmes
Où se plaignent des fleuves d’infortune
Où se meurt une dernière lune
Entre les enfers et les flammes
L’inconnu c’est toi dans le vide atroce
Ce bruit cet éclat qui va et s’enfuit
Aux larges fenêtres aveugles de mes nuits
Au seuil usé d’une dernière noce
C’est toi habillé d’un rêve étrange
Comme l’enfant venu en son berceau
Comme un silence et son tombeau
Ce passant de la mémoire qui dérange
Tu viens de la déchirure d’un jour
Ou du soir perdu en ses ombres
La mort te chérit dans les décombres
Et le vent d’ici ne sait plus l’amour
À la mémoire de tant d’innocents tués pour des idées
Que ce soit là-bas ou devant ta porte
**
Texte protégé par une licence CC BY-NC-ND 3.0
https://www.atramenta.net/books/chants-de-la-douzieme-heure/454
6 commentaires
rivaudais · le mercredi 30 mars 2016 à 00:01
PS Je précise en cas ou ce commentaire serait vécu par certains comme une négation ou dépréciation de ce qu'ils écrivent, que bien évidement vous n'êtes pas le seul poète authentique ici sur le site. . Il suffit de lire mes commentaires -toujours sincères- pour comprendre combien j'apprécie une bonne partie des textes que je lis. Mais cela n'enlève rien à votre qualité d'écriture, la richesse des images (-Le jupon d'un été.. Il fallait y penser) et la grande sensibilité qui se dégage de ces lignes.
Thierry demercastel · le mercredi 30 mars 2016 à 20:12
domidom · le mercredi 30 mars 2016 à 21:24
J'adore...
Amitiés, Domie.
claude · le mercredi 30 mars 2016 à 23:53
Nous avons eu l' occasion de faire un parcours poétique sur le site il y a pas mal d' années et puis plus rien de vous.
Moi même, je me suis arrêté un certain temps et nous nous sommes perdus de vue alors que nous avions à cette époque l' habitude de nous commenter.
Je suis surpris et heureux de vous retrouver aujourd' hui sur le site.
Votre style d' écriture n' a pas changé , témoin votre texte que j' ai beaucoup aimé .Il y a toujours eu en vous cette sensibilité très expressive qui fait que vos poèmes traduisent une émotion palpable à chaque ligne.
C' est avec grand plaisir que je vous retrouve et que je vais continuer à suivre votre parcours en espérant que vous allez rester parmi nous.
Continuez à nous offrir des poèmes de cette qualité.
Sincèrement à vous
Thierry · le jeudi 31 mars 2016 à 20:03
Thierry demercastel · le jeudi 31 mars 2016 à 20:28
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