J’ai oublié
J’ai oublié la force de l’aube revenue
Son mouvement confus sur les fleurs de lilas
Cette clarté étrange exilée des nues
Descendant comme un songe entre ses bras
La mer la douloureuse jetant son écume
Sur les parois abruptes de la mémoire
Ces remords semblant sombrer et qu’elle exhume
Comme de vagues et invisibles miroirs
Ce frêle visage dans les phrases du temps
Ce désert plaintif peuplé d’incertitude
Des levants ont sombré en d’intimes couchants
Ils crient silencieux leur vaste solitude
J’ai oublié les septembres trébuchants
Les fleurs penchées aux parfums évadés
Mon frère dort sous l’averse du temps
Dans le sanctuaire de l’aube attardée
Son mouvement confus sur les fleurs de lilas
Cette clarté étrange exilée des nues
Descendant comme un songe entre ses bras
La mer la douloureuse jetant son écume
Sur les parois abruptes de la mémoire
Ces remords semblant sombrer et qu’elle exhume
Comme de vagues et invisibles miroirs
Ce frêle visage dans les phrases du temps
Ce désert plaintif peuplé d’incertitude
Des levants ont sombré en d’intimes couchants
Ils crient silencieux leur vaste solitude
J’ai oublié les septembres trébuchants
Les fleurs penchées aux parfums évadés
Mon frère dort sous l’averse du temps
Dans le sanctuaire de l’aube attardée
7 commentaires
vertflo · le mercredi 6 mars 2024 à 23:19
C'est un grand plaisir de te retrouver et surtout de te relire.
C'est très agréable de voir que toi aussi tu rejoins non pas le Club des cinq mais au moins le Club des 10.
Les années ont passé mais la qualité de ta plume n'a pas changé.
Le sujet qui t'inspire est toujours bien posé, réfléchi et propre à une certaine forme de méditation.
La Nostalgie est bien ce qu'elle était.
A bientôt de te lire à nouveau
Claude
imparfaitlibre · le jeudi 7 mars 2024 à 10:01
Comme le dit si bien Claude, c'est un plaisir de retrouver ta plume ici (même si j'ai eu la chance de te lire sur AP) avec ce très beau poème sur tout ce passé qui touche tout particulièrement et qui reste à jamais gravé sur les parois du coeur.
J'aime particulièrement le dernier quatrain, il est cet appel à la mémoire afin qu'elle garde intact toutes les émotions qui ont fait de nous ce que nous sommes.
Merci Thierry pour ce beau partage.
Amitiés à toi
Rachelle · le vendredi 8 mars 2024 à 06:38
José · le samedi 9 mars 2024 à 11:13
J'aime toujours autant tes poèmes empreints d'un mystérieux désenchantement, d'une indéfinissable tristesse... celle peut-être de se rendre compte que sur cette Terre, on ne fait que tangenter le sens de la vie.
Amitiés
Marie L.Busic · le dimanche 10 mars 2024 à 07:01
marie · le dimanche 10 mars 2024 à 07:06
cauria · le lundi 11 mars 2024 à 12:32
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