Mélancolie

Mélancolie
De ma mélancolie à cette aube bienvenue,
De ce printemps qui m’apporte l’ivresse,
Je m’échoue dans l’ombre aperçue
De mes songes qui se dressent.
Des vents délicieux couraient hier.
Dans ma gorge, des mots doux à naître,
Et dans un ciel fier
S’ouvraient mille fenêtres.
De cette aube, de cet instant,
Je ne suis plus qu’un regard
S’évadant de mes tourments,
Comme une âme, quand il se fait tard.
Je n’ai rien été en ce monde,
Je n’ai point guéri la faim,
Et de tous ces désastres qui m’inondent
Jamais je n’en verrai la fin.
Je n’ai rien été en ce monde,
Ni poète, ni ce baiser éternel
Que sont les étoiles aux heures fécondes
A la douceur d’un éveil.
Ne vous retournez pas sur mon trépas,
Sur ma tombe fraîchement scellée,
Ce cénotaphe où plus rien ne bat
Où je ne puis plus pleurer.
Chaque parfum s’évapore ainsi qu’un baiser,
Le mien ne fut que mélancolie
Et de cette douleur la plus aisée
J’en ai fait mon amie.
Ne dite pas que je fus poète
Car de mon chant je n’ai pu,
Un jour de grande fête,
Ranimer une rose inconnue.
http://www.youtube.com/watch?v=EvxS_bJ0yOU&feature=related#
De ma mélancolie à cette aube bienvenue,
De ce printemps qui m’apporte l’ivresse,
Je m’échoue dans l’ombre aperçue
De mes songes qui se dressent.
Des vents délicieux couraient hier.
Dans ma gorge, des mots doux à naître,
Et dans un ciel fier
S’ouvraient mille fenêtres.
De cette aube, de cet instant,
Je ne suis plus qu’un regard
S’évadant de mes tourments,
Comme une âme, quand il se fait tard.
Je n’ai rien été en ce monde,
Je n’ai point guéri la faim,
Et de tous ces désastres qui m’inondent
Jamais je n’en verrai la fin.
Je n’ai rien été en ce monde,
Ni poète, ni ce baiser éternel
Que sont les étoiles aux heures fécondes
A la douceur d’un éveil.
Ne vous retournez pas sur mon trépas,
Sur ma tombe fraîchement scellée,
Ce cénotaphe où plus rien ne bat
Où je ne puis plus pleurer.
Chaque parfum s’évapore ainsi qu’un baiser,
Le mien ne fut que mélancolie
Et de cette douleur la plus aisée
J’en ai fait mon amie.
Ne dite pas que je fus poète
Car de mon chant je n’ai pu,
Un jour de grande fête,
Ranimer une rose inconnue.
http://www.youtube.com/watch?v=EvxS_bJ0yOU&feature=related#
7 commentaires
MARYLOU 02 (les mots bleus) · le mercredi 27 juin 2007 à 09:25
akata · le mercredi 27 juin 2007 à 19:48
Agrippa · le mercredi 27 juin 2007 à 20:07
patrick (chroniques et rimailles ) · le mercredi 27 juin 2007 à 20:07
Agrippa · le mercredi 27 juin 2007 à 20:09
Agrippa · le jeudi 28 juin 2007 à 00:24
kariane · le vendredi 9 novembre 2012 à 11:20
Bonjour, Loic m’envoie ici parmi les quelques recommandations de très bons poètes sur ce site, et je ne suis pas déçue !
La mélancolie, généralement, quand on l'a ressent nous sommes neutres, ni triste, ni heureux. C'est une acceptation de la réalité, aussi douloureuse soit elle. C'est se mettre à distance pour mieux voir un tout...
En lisant ton poème, je me sens dans cet état d'esprit, j'ai l'impression de rentrer dans la tête de cet être mélancolique qui se demande ce qu'il a bien pu faire de sa vie jusqu'alors et qui se rend compte que tout ce qu'il a fait était bercé par le faux...
Il surestimait les pouvoirs du poète, qui est humain bien avant tout, et qui possède des faiblesses comme tout autre. Il peut faire revivre des images, des souvenirs, par des mots, mais pas des corps physiques malheureusement.
Merci pour ce poème,
Poétiquement,
Kariane
http://www.mespoemes.net/kariane
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.