S'arrêter d'écrire

S’arrêter d’écrire
Si je m’arrêtais d’écrire, que diriez vous,
Où s’en iraient mes silences un peu déchus,
Je n’aurais plus que ce regard de fou,
L’écho mourant de mes illusions perdues,
Et de mes vers à trois sous, étouffés
Et lancinants revenant à chaque fois,
De mon regard infiniment blessé
Saurais je renaître encore une fois.
Qui me pousse dans cet abîme,
Visage vide de mensonges,
Vers cette aurore inaccessible et intime
Mon âme libérée sans ombre.
Ne plus écrire et mon front s’apaiser
Comme ces vents fourbus et somnolents
Qui, dociles, dans mes rêves inventés
Animaient mon cœur tout vibrant.
Nombre de poètes bien inspirés
Ont tout dit, soyez en certains,
Et mes vers n’ont plus rien à espérer
Qu’un peu de rire ou de chagrin.
Ils s’attardent là, les soirs d’hiver,
Quand le ciel se fait chiffon
En regardant au fond de mon verre
Mon désespoir tourner en rond.
Ils se mêlent aux flots inspirés de la mer,
S’y noient en cherchant son sein.
Ils crient et se désespèrent
Dans l’écume, devinant la fin.
Ne plus écrire où s’affrontent mes vers,
Rendre à mes silences leur intimité,
Aboutir à ce que mon âme ne se désespère
Pour d’autres lieux que j’irais chercher.
Si je m’arrêtais d’écrire, que diriez vous,
Où s’en iraient mes silences un peu déchus,
Je n’aurais plus que ce regard de fou,
L’écho mourant de mes illusions perdues,
Et de mes vers à trois sous, étouffés
Et lancinants revenant à chaque fois,
De mon regard infiniment blessé
Saurais je renaître encore une fois.
Qui me pousse dans cet abîme,
Visage vide de mensonges,
Vers cette aurore inaccessible et intime
Mon âme libérée sans ombre.
Ne plus écrire et mon front s’apaiser
Comme ces vents fourbus et somnolents
Qui, dociles, dans mes rêves inventés
Animaient mon cœur tout vibrant.
Nombre de poètes bien inspirés
Ont tout dit, soyez en certains,
Et mes vers n’ont plus rien à espérer
Qu’un peu de rire ou de chagrin.
Ils s’attardent là, les soirs d’hiver,
Quand le ciel se fait chiffon
En regardant au fond de mon verre
Mon désespoir tourner en rond.
Ils se mêlent aux flots inspirés de la mer,
S’y noient en cherchant son sein.
Ils crient et se désespèrent
Dans l’écume, devinant la fin.
Ne plus écrire où s’affrontent mes vers,
Rendre à mes silences leur intimité,
Aboutir à ce que mon âme ne se désespère
Pour d’autres lieux que j’irais chercher.
15 commentaires
Ivydall · le jeudi 21 août 2008 à 21:04
philco78 · le jeudi 21 août 2008 à 21:23
LOU · le vendredi 22 août 2008 à 00:08
LOU · le vendredi 22 août 2008 à 00:09
wendy · le vendredi 22 août 2008 à 07:02
Dago Laborel (rivages et tombants) · le vendredi 22 août 2008 à 08:04
patrick (chroniques et rimailles ) · le vendredi 22 août 2008 à 10:08
catherine · le vendredi 22 août 2008 à 13:42
M.L.Busic · le vendredi 22 août 2008 à 14:42
Vincent · le vendredi 22 août 2008 à 15:34
felicita · le vendredi 22 août 2008 à 19:39
evy51lou · le vendredi 22 août 2008 à 20:55
Marie * · le samedi 23 août 2008 à 00:53
paulette · le mercredi 27 août 2008 à 00:32
Pichounne · le mercredi 27 août 2008 à 20:34
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