Automne

Automne
Vous m’avez dit : c’est l’automne, mon ami,
Et je n’avais encore rien vu qui ne s’endorme,
Vous m’avez dit sous un ciel que vous avez vu assombri,
Bientôt tout s’endormira, tomberont les feuilles informes.
Vous m’avez dit : c’est bien normal que la nature s’essouffle,
Que là bas les grands vents du nord si vigoureux
Viennent chasser la lumière de leur souffle
Et que finissent les crépuscules amoureux,
Vous m’avez dit que l’oiseau s’en va au loin
Cherchant ces terres fertiles où les jours sont clairs,
Vous m’avez dit aussi qu’ils reviendront avant juin
Déchirant de leurs cris le voile de l’hiver.
Mon ami, avez vous la certitude que cet automne
N’est pas le nôtre, je le vois incertain.
Autour de moi je ne vois plus personne,
Que votre automne me tienne encore la main.
Vous m’avez dit : demain l’aube chantera encore,
Qu’ainsi, pâles, les choses vont à s’étourdir,
Que la nature est jalouse de tous ces trésors
Et qu’elle ne viendra jamais à mourir.
Alors je n’ai plus rien dit qui n’éveille une réponse,
J’ai regardé au loin où s’évadent les toujours
Et comme une épine qui en moi s’enfonce
Je suis parti ou s’évade le jour.
http://www.youtube.com/watch?v=L6_SbflSwAg#
Vous m’avez dit : c’est l’automne, mon ami,
Et je n’avais encore rien vu qui ne s’endorme,
Vous m’avez dit sous un ciel que vous avez vu assombri,
Bientôt tout s’endormira, tomberont les feuilles informes.
Vous m’avez dit : c’est bien normal que la nature s’essouffle,
Que là bas les grands vents du nord si vigoureux
Viennent chasser la lumière de leur souffle
Et que finissent les crépuscules amoureux,
Vous m’avez dit que l’oiseau s’en va au loin
Cherchant ces terres fertiles où les jours sont clairs,
Vous m’avez dit aussi qu’ils reviendront avant juin
Déchirant de leurs cris le voile de l’hiver.
Mon ami, avez vous la certitude que cet automne
N’est pas le nôtre, je le vois incertain.
Autour de moi je ne vois plus personne,
Que votre automne me tienne encore la main.
Vous m’avez dit : demain l’aube chantera encore,
Qu’ainsi, pâles, les choses vont à s’étourdir,
Que la nature est jalouse de tous ces trésors
Et qu’elle ne viendra jamais à mourir.
Alors je n’ai plus rien dit qui n’éveille une réponse,
J’ai regardé au loin où s’évadent les toujours
Et comme une épine qui en moi s’enfonce
Je suis parti ou s’évade le jour.
http://www.youtube.com/watch?v=L6_SbflSwAg#
12 commentaires
Dgo Laborel · le dimanche 26 octobre 2008 à 15:36
LOU · le dimanche 26 octobre 2008 à 15:46
LOU · le dimanche 26 octobre 2008 à 15:48
Vincent · le dimanche 26 octobre 2008 à 17:14
khris · le dimanche 26 octobre 2008 à 18:47
philco78 · le dimanche 26 octobre 2008 à 21:32
patrick (chroniques et rimailles · le dimanche 26 octobre 2008 à 22:20
Ivydall · le lundi 27 octobre 2008 à 00:11
Agrippa · le lundi 27 octobre 2008 à 22:15
Shone · le mardi 28 octobre 2008 à 02:28
Catherine · le mardi 28 octobre 2008 à 09:55
Agrippa · le mardi 28 octobre 2008 à 20:13
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