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Thierry Demercastel ( poésie )

Comme évanoui

Le dimanche 22 mars 2009 à 09:51, posté par AGRIPPA

Illustration du poème « Comme évanoui »
Comme évanoui

Ah ! qu’ai je donc bu à votre sein flatteur
Quand mes songes gravissaient votre beauté,
A ce temps qui s’enfuyait moqueur,
Où sous vos mains, de lui, je m’étais évadé.

Vous vous attardiez languissante et belle,
Maladroite mais délicieuse à la fois,
Repoussant ce qui s’approchait du ciel
Pour qu’ensemble nous franchissions le pas.

Ah ! qu’ai je donc pris de vos soupirs attardés
Quand j’allais aux géométries mouvantes,
Venant inspiré, englouti, mais aimé,
Je venais mourir, vous vous faisiez mendiante.

J’avais entrevu, de notre couche, nos désirs,
A la pénombre que vous aviez faite clandestine
Où d’aveugles fenêtres s’ennuyaient à mourir
Inventant avec force quelque ombre divine

Votre regard délaissé aux délices de vos plaintes,
Je voyais les douleurs d’un désir pesant,
Ce divin étrange, bâillonnant vos craintes,
Celui de n’être plus un seul jour votre amant.

Votre corps fut si lourd, comme infiniment évanoui,
Qu’à l’ébauche d’un murmure de votre intimité
Je ne voyais plus qu’un seul paradis,
Celui du vertige de votre nudité.

6 commentaires

alto · le dimanche 22 mars 2009 à 12:35

à Agrippa:exemple:au premier vers:un hiatus et 11pieds! tu dois à mon humble avis:faire bien mieux;ça t'est déjà arrivé! sans rancune!

khris · le dimanche 22 mars 2009 à 13:48

Que de vertiges dans ce superbe texte Agrippa, amitiés

Vincent · le dimanche 22 mars 2009 à 16:06

Un texte plein de cette sensibilité qui t'est propre ! Quele bonheur te guide Vincent

patrick (chroniques et rimailles · le dimanche 22 mars 2009 à 17:52

Si il doit y avoir un paradis, autant qu'il soit comme celui de tes rêves.Le ciel semble bien bleu en Corse pour inspirer ainsi ta Muse.Chalu à Ti du 62.Patrick

claude · le lundi 30 mars 2009 à 00:00

description subtile de l'amour un bel hommage aussi a la sensualité que nous procure les femmes en général ...enfin celles que nous aimons.Amitiés Agrippa

Nighty · le lundi 30 mars 2009 à 14:35

"Un seul paradis, celui du vertige de votre nudité" tant d'amour, de sensualité, de sensibilité dans ce poème. J'adore ! Je suis femme et fan ;)

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