A une rose

A une Rose
D’où viens tu, dans ce jour qui se fait si pâle
Qu’il démêle les ombres dans de grands efforts,
Quand sur ta robe pourpre aux frêles pétales
Le temps nous laisse aux tristesses des remords.
Es tu inquiète, là où se ravive l’éphémère,
Quand le soir vient et débauche l’adieu
Et que là haut monte cet astre lunaire,
Crains tu de ne plus voir un seul ciel bleu.
Sais tu ces matins brumeux et languissants
Qui dans les cœurs se pâment et s’évanouissent,
Ces absences que l’on cherche au long des ans
Où les mémoires trébuchent sur des pentes lisses.
Dis moi si le parfum des roses est éternel
Qu’il exhale en de sinueux parcours,
Au delà de nos consciences aux voûtes charnelles
Où l’homme vient aveugle et puis sourd.
A cet hiver qui vient encombré d’ennui,
Où le ciel sonde ses profondeurs lointaines
Quand se ravive en lui quelque tragédie,
Es tu celle qui saura s’épancher sur nos peines.
Ô si les roses en nos âmes secrètes,
Par leur savant langage en belles visiteuses
Quand se fanent mille choses que l’on regrette,
Savaient ce doux élixir en nos noirceurs frileuses.
Alors de cette aube agacée lasse de renaître
Je saurai t’attendre aux heures mystérieuses,
De ces plaintes, à l’agonie du trépas peut-être,
Nous irons hors du temps de ce qu’il creuse.
D’où viens tu, dans ce jour qui se fait si pâle
Qu’il démêle les ombres dans de grands efforts,
Quand sur ta robe pourpre aux frêles pétales
Le temps nous laisse aux tristesses des remords.
Es tu inquiète, là où se ravive l’éphémère,
Quand le soir vient et débauche l’adieu
Et que là haut monte cet astre lunaire,
Crains tu de ne plus voir un seul ciel bleu.
Sais tu ces matins brumeux et languissants
Qui dans les cœurs se pâment et s’évanouissent,
Ces absences que l’on cherche au long des ans
Où les mémoires trébuchent sur des pentes lisses.
Dis moi si le parfum des roses est éternel
Qu’il exhale en de sinueux parcours,
Au delà de nos consciences aux voûtes charnelles
Où l’homme vient aveugle et puis sourd.
A cet hiver qui vient encombré d’ennui,
Où le ciel sonde ses profondeurs lointaines
Quand se ravive en lui quelque tragédie,
Es tu celle qui saura s’épancher sur nos peines.
Ô si les roses en nos âmes secrètes,
Par leur savant langage en belles visiteuses
Quand se fanent mille choses que l’on regrette,
Savaient ce doux élixir en nos noirceurs frileuses.
Alors de cette aube agacée lasse de renaître
Je saurai t’attendre aux heures mystérieuses,
De ces plaintes, à l’agonie du trépas peut-être,
Nous irons hors du temps de ce qu’il creuse.
9 commentaires
khris · le dimanche 17 mai 2009 à 21:39
Ivy · le dimanche 17 mai 2009 à 23:30
alto · le lundi 18 mai 2009 à 11:07
catherine · le lundi 18 mai 2009 à 13:14
Michel (Signes de Vie) · le lundi 18 mai 2009 à 13:51
douceur · le lundi 18 mai 2009 à 22:15
patrick (chroniques et rimailles · le mardi 19 mai 2009 à 21:02
Agrippa · le mardi 19 mai 2009 à 21:50
joel · le mercredi 27 mai 2009 à 10:18
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