A tes battements mon cœur

A tes battements mon cœur
C’est le temps qui bat mon cœur,
Entends ces longs soupirs,
Ces heures froissées, viles rumeurs
Que tu retiens quand le jour expire.
Dis moi, sais tu ce printemps
Qui s’attardait ici et là, rêveur,
Ce murmure pressé du temps
Qui s’enfuyait d’un air moqueur.
Tombent, lasses, les perles de pluie
Et mon cœur, tu glisses, glisses.
Dans leur reflet, déjà l’oubli,
Ton battement fragile et complice.
En as tu l’oublieuse empreinte
Quand le rêve retient la nuit,
Balbutiement d’une étreinte
Qui, d’un geste, éclaire l’infini.
Je sais le parcours du vent
Qui s’en va aveugle et troublé,
Où vont les chimères, pays dormant,
Où se perdent les songes inanimés.
Et dans les crépuscules amers,
Quand succombe l’écho des choses,
J’entends à tes battements l’heure dernière
Et l’ourlet délicat de la nuit qui se pose.
http://editionsflammesdame.over-blog.com/pages/Poesie_Les_sentiers_melancoliques_Thierry_Demercastel-2712761.html
C’est le temps qui bat mon cœur,
Entends ces longs soupirs,
Ces heures froissées, viles rumeurs
Que tu retiens quand le jour expire.
Dis moi, sais tu ce printemps
Qui s’attardait ici et là, rêveur,
Ce murmure pressé du temps
Qui s’enfuyait d’un air moqueur.
Tombent, lasses, les perles de pluie
Et mon cœur, tu glisses, glisses.
Dans leur reflet, déjà l’oubli,
Ton battement fragile et complice.
En as tu l’oublieuse empreinte
Quand le rêve retient la nuit,
Balbutiement d’une étreinte
Qui, d’un geste, éclaire l’infini.
Je sais le parcours du vent
Qui s’en va aveugle et troublé,
Où vont les chimères, pays dormant,
Où se perdent les songes inanimés.
Et dans les crépuscules amers,
Quand succombe l’écho des choses,
J’entends à tes battements l’heure dernière
Et l’ourlet délicat de la nuit qui se pose.
http://editionsflammesdame.over-blog.com/pages/Poesie_Les_sentiers_melancoliques_Thierry_Demercastel-2712761.html
5 commentaires
José · le samedi 3 avril 2010 à 12:53
vs591 · le samedi 3 avril 2010 à 13:58
Qui s’en va aveugle et troublé,
Où vont les chimères, pays dormant,
Où se perdent les songes inanimés. " Il y a une vraie justesse en ces mots ! Que le bonheur te guide Mon Ami ! Vincent
http://www.mespoemes.net/vs591
denhall · le samedi 3 avril 2010 à 16:08
jardinderimes · le dimanche 4 avril 2010 à 16:29
engival · le dimanche 4 avril 2010 à 23:59
Mélancole est pourtant si doux, le choix et la composition des mots prêtent au corps de ce poème une justesse qui sait caresser l'âme.----
http://www.mespoemes.net/engival
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