Dédale

Dédale
Ô sais tu ce tourment qui jamais ne cesse,
Ce regard sur qui tout va et se fane
Quand un matin s’éveille plein d’incertitude,
Froidure sur laquelle s’échouent les songes.
Ô sais tu ce balbutiement s’éteignant à sa source
Où la tristesse se comble d’un désir fou
D’éteindre à la lumière tous les combats.
Oublieuse enfance, je vais et je baisse la tête,
Dans le bonheur muet aux sonnailles d’un printemps
Ancien ou d’un ventre rond plein de promesses,
La lumière vint m’écorcher et m’infuser l’éphémère.
Ô je vais comme une ombre à l’angle d’une rue
Détachée de son fardeau, devinant sa chute.
Sais tu ce tourment qui saigne jusqu’au tombeau,
Et cette clarté si fière remplie de mensonges
Où va dans l’apesanteur des lieux le déclin,
Où se froisse dans l’allégresse tout ce qui est.
Je vais dans un dédale, un vent fou
Qui traîne les poussières du passé.
http://editionsflammesdame.over-blog.com/pages/Poesie_Les_sentiers_melancoliques_Thierry_Demercastel-2712761.html
Ô sais tu ce tourment qui jamais ne cesse,
Ce regard sur qui tout va et se fane
Quand un matin s’éveille plein d’incertitude,
Froidure sur laquelle s’échouent les songes.
Ô sais tu ce balbutiement s’éteignant à sa source
Où la tristesse se comble d’un désir fou
D’éteindre à la lumière tous les combats.
Oublieuse enfance, je vais et je baisse la tête,
Dans le bonheur muet aux sonnailles d’un printemps
Ancien ou d’un ventre rond plein de promesses,
La lumière vint m’écorcher et m’infuser l’éphémère.
Ô je vais comme une ombre à l’angle d’une rue
Détachée de son fardeau, devinant sa chute.
Sais tu ce tourment qui saigne jusqu’au tombeau,
Et cette clarté si fière remplie de mensonges
Où va dans l’apesanteur des lieux le déclin,
Où se froisse dans l’allégresse tout ce qui est.
Je vais dans un dédale, un vent fou
Qui traîne les poussières du passé.
http://editionsflammesdame.over-blog.com/pages/Poesie_Les_sentiers_melancoliques_Thierry_Demercastel-2712761.html
6 commentaires
den hall · le mardi 25 mai 2010 à 18:24
C'est une goutte de rosée qui perle dans la lumière matinale, c'est aussi pur.
alteroche · le mardi 25 mai 2010 à 19:30
dagolaborel · le mardi 25 mai 2010 à 22:10
Et cette clarté si fière remplie de mensonges
Où va dans l’apesanteur des lieux le déclin,
Où se froisse dans l’allégresse tout ce qui est.
fort et libre !
http://www.mespoemes.net/dagolaborel
vs591 · le mercredi 26 mai 2010 à 08:14
Que le bonheur te guide
Vincent
http://www.mespoemes.net/vs591
Louis Engival · le jeudi 27 mai 2010 à 15:19
Difficile de commenter, un talent trop évident pour être flatté ou à nouveau évoqué, une sensibilité qui exhale nombre d'idées et qui, ne serait-ce qu'en ce poème, pourrait entrainer de longs échanges passionnés.
Je ne sais plus qui a dit "comprendre ce qu'on a fait de nous pour devenir ce que l'on est..." mais n'est-ce là le travail de toute une vie et un des si beaux aspects de cette poésie...
Merci pour ce partage.
Amitié.
Louis----
http://www.mespoemes.net/engival
José · le vendredi 28 mai 2010 à 17:49
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