Je ne sais rien

Je ne sais rien
Je ne sais rien, non je ne sais rien
De l’enfant qui naquit un jour,
De cette lumière insensée et délicate
Quand fut achevée sa délivrance.
je ne sais rien, non je ne sais rien
des adieux qui parlent de chagrin,
de l’ivresse des saisons
emportant au loin nos regards.
je ne sais rien du vent qui va,
s’il charrie nos mémoires en allées,
s’il a vu un beau soir
ces funestes souvenirs
qui pareils à ces pluies d’avril
répandent le parfum de la terre.
je ne sais rien des roses,
de leurs secrets, de leurs poses,
des larmes qu’elles ont vues parfois,
des soirs inutiles où il fait si froid
et que l’air soudain s’emplit de soupirs.
je ne sais rien du temps qui va,
de son étrange immobilité,
de ces passants, dans sa transparence,
cherchant la douceur de l’éternité.
je ne sais rien de moi,
de mon chemin qui va,
ce toi entre mes mains,
cette blessure sans destin
qui se fige en toutes choses.
non je ne saurai jamais l’odeur des choses
mais je sais le déchirement qui va,
cet adieu en apesanteur,
ce frémissement du néant
qui aveugle sans cesse mon regard.
A Denise Lassartesse écrivint
http://editionsflammesdame.over-blog.com/pages/Poesie_Les_sentiers_melancoliques_Thierry_Demercastel-2712761.html
Je ne sais rien, non je ne sais rien
De l’enfant qui naquit un jour,
De cette lumière insensée et délicate
Quand fut achevée sa délivrance.
je ne sais rien, non je ne sais rien
des adieux qui parlent de chagrin,
de l’ivresse des saisons
emportant au loin nos regards.
je ne sais rien du vent qui va,
s’il charrie nos mémoires en allées,
s’il a vu un beau soir
ces funestes souvenirs
qui pareils à ces pluies d’avril
répandent le parfum de la terre.
je ne sais rien des roses,
de leurs secrets, de leurs poses,
des larmes qu’elles ont vues parfois,
des soirs inutiles où il fait si froid
et que l’air soudain s’emplit de soupirs.
je ne sais rien du temps qui va,
de son étrange immobilité,
de ces passants, dans sa transparence,
cherchant la douceur de l’éternité.
je ne sais rien de moi,
de mon chemin qui va,
ce toi entre mes mains,
cette blessure sans destin
qui se fige en toutes choses.
non je ne saurai jamais l’odeur des choses
mais je sais le déchirement qui va,
cet adieu en apesanteur,
ce frémissement du néant
qui aveugle sans cesse mon regard.
A Denise Lassartesse écrivint
http://editionsflammesdame.over-blog.com/pages/Poesie_Les_sentiers_melancoliques_Thierry_Demercastel-2712761.html
8 commentaires
Par Beatrice · le samedi 30 octobre 2010 à 12:47
----"je ne sais rien de moi, de mon chemin qui va" non on ne sait pas grand chose, sinon la souffrance de ces choses, ou parfois, parfois, leur lumineuse incandescence, c'est selon .... amicalement http://www.mespoemes.net/beatrice -
http://www.mespoemes.net/cauria
vs591 · le samedi 30 octobre 2010 à 13:19
Que le bonheur vous guide
Vincent
http://lesyeuxclos.fr
Ivydall · le samedi 30 octobre 2010 à 13:39
Amitiés
José · le samedi 30 octobre 2010 à 13:39
alto · le samedi 30 octobre 2010 à 17:29
http://www.mespoemes.net/alto
domidom · le samedi 30 octobre 2010 à 21:24
Kertach Med · le lundi 1 novembre 2010 à 18:57
chezcris · le dimanche 14 novembre 2010 à 19:56
Quel magnifique écrit!
Christine
http://www.mespoemes.net/chezcris
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.