A mon enterrement

A mon enterrement
A mon enterrement où s’évaderont les tiédeurs intimes
De celles qui peuplaient ma mémoire,
Je veux voir dans vos yeux d’intenses lumières
S’égarer sur ma solitude qui lentement s’habitue,
Je veux venir en mon église, et mon front blanc
Où plus rien ne se penche, s’offrir à la Vierge Marie,
Je veux des cierges tous blancs, tous beaux,
Et leur flamme qui scintille, ondulant
De vie, et puis des fleurs des champs
Qui jadis dans mon cœur bavardaient,
Ces coquelicots timides se blessant
Au vent pressé. Un, deux, puis trois,
A l’endroit où battait mon cœur,
Jetant leurs soupirs effarés mais délicats.
Oui, Je serai infiniment heureux,
Là, en ma demeure, où le temps n’entre plus.
En votre peine, ne priez pas, ne dites pas,
Ne pleurez pas, ne murmurez pas,
Mais souriez, car votre sourire viendra à moi
Comme ces colombes épuisées cherchant asile,
Sur leur plumage l’insensée blancheur
De l’éternité, et leurs yeux comblant le vide
Qui m’étreint. Ne vous retournez pas,
D’un sanglot que je n’aurai point désiré
En posant vos mains sur le métal froid
Du portail, au bout de l’allée qui frissonne.
Il faudra bien que tout en moi se taise,
Oh ! mon Dieu, dans ce déchirement cruel.
Comme les oiseaux de décembre engourdis
Dans les maladresses d’un hiver trop rude,
Comme un coquelicot qui lentement s’incline,
Epousant l’éternité du silence, je saurai bien
Que tout renaît ici-bas et que les saisons
Amoureuses jamais ne meurent.
http://www.youtube.com/watch?v=ebeibrd0J58
A mon enterrement où s’évaderont les tiédeurs intimes
De celles qui peuplaient ma mémoire,
Je veux voir dans vos yeux d’intenses lumières
S’égarer sur ma solitude qui lentement s’habitue,
Je veux venir en mon église, et mon front blanc
Où plus rien ne se penche, s’offrir à la Vierge Marie,
Je veux des cierges tous blancs, tous beaux,
Et leur flamme qui scintille, ondulant
De vie, et puis des fleurs des champs
Qui jadis dans mon cœur bavardaient,
Ces coquelicots timides se blessant
Au vent pressé. Un, deux, puis trois,
A l’endroit où battait mon cœur,
Jetant leurs soupirs effarés mais délicats.
Oui, Je serai infiniment heureux,
Là, en ma demeure, où le temps n’entre plus.
En votre peine, ne priez pas, ne dites pas,
Ne pleurez pas, ne murmurez pas,
Mais souriez, car votre sourire viendra à moi
Comme ces colombes épuisées cherchant asile,
Sur leur plumage l’insensée blancheur
De l’éternité, et leurs yeux comblant le vide
Qui m’étreint. Ne vous retournez pas,
D’un sanglot que je n’aurai point désiré
En posant vos mains sur le métal froid
Du portail, au bout de l’allée qui frissonne.
Il faudra bien que tout en moi se taise,
Oh ! mon Dieu, dans ce déchirement cruel.
Comme les oiseaux de décembre engourdis
Dans les maladresses d’un hiver trop rude,
Comme un coquelicot qui lentement s’incline,
Epousant l’éternité du silence, je saurai bien
Que tout renaît ici-bas et que les saisons
Amoureuses jamais ne meurent.
http://www.youtube.com/watch?v=ebeibrd0J58
8 commentaires
claude · le lundi 24 janvier 2011 à 21:20
imparfaitlibre · le lundi 24 janvier 2011 à 21:37
amitiés--
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
Loïc · le mardi 25 janvier 2011 à 09:23
"Do not stand at my grave and weep,
I am not there, I do not sleep..."
(Ne venez pas pleurer sur ma tombe,
Je ne suis pas là, je n'y dors pas)
Si tu parles un peu anglais, c'est une merveille à découvrir dans sa version intégrale, d'autant qu'il correspond exactement à l'esprit de ton poème, qui d'ailleurs est excellent.
Amitiés
----
http://www.mespoemes.net/cellox
denhall · le mardi 25 janvier 2011 à 09:25
Ce poème est loin d'être triste.
domidom · le mardi 25 janvier 2011 à 09:39
Je dirai comme toi...
(Ne pleurez pas, ne murmurez pas)
Quand on part, c'est bien sûr un adieu, mais c'est la conclusion d'une vie, et cette vie continue, car tout renaît...
Peut être que nous aussi, peut être que notre âme rejoint une autre enveloppe...
Le mystère de l'éternité!!!
Merci pour ce magnifique poème cher Thierry...
Amitiés...
dagolaborel · le mardi 25 janvier 2011 à 10:33
http://www.mespoemes.net/dagolaborel
Agrippa · le mardi 25 janvier 2011 à 15:24
aristio · le mercredi 26 janvier 2011 à 23:45
Rien ne peut être plus beau que de voir notre Sainte Mère à notre mort!
Je vais bientot écrire, c'est un désir depuis bien longtemps sur ma Sainte préférée!
Toute mon amitié!
Thierry!
http://www.mespoemes.net/aristio
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