Ne plus écrire

Ecrire quand la nuit se fait passerelle,
jusqu’au fond des yeux que la clarté délaisse,
rimer avec le temps, des soupirs en détresse,
écrire sur les pensées qu’effeuillent les heures,
écrire sans savoir pourquoi, ici où ailleurs,
des mots se mêlant aux mots jusqu'à dire les maux.
Ecrire les choses, leur univers, en prose où en vers,
et ranimer sans cesse ce qui fut, ce qui sombre,
puis un jour, poser sa plume lasse
sur le chant dévoisé des illusions,
se remplir d’un silence comme ultime raison,
ne plus chercher, juste s’abandonner à soi-même,
ne plus être celui qui enchaîne les mots
sur une page, dont les regards se détourneront.
S’avouer à soi-même qu’il n’en restera rien,
juste un livre froissé, un lit de poussière
penché sur l’ourlé du temps en fuite.
Ne plus écrire quand la douleur se fait plus sage,
regarder au plus loin, au-delà de l’impossible,
non, ne plus écrire ces mots bientôt orphelins,
puis rester là à écouter le langage du vent,
le laisser m’emmener où dérive l’existence,
au cadrant désabusé de l’horloge,
le voir murmurer en toutes choses, la vie.
Ne plus écrire, ne plus rien attendre,
juste écouter tout ce qui vibre, ce qui est,
ensevelir les mots posés jadis,
ne pas en chercher la raison.
jusqu’au fond des yeux que la clarté délaisse,
rimer avec le temps, des soupirs en détresse,
écrire sur les pensées qu’effeuillent les heures,
écrire sans savoir pourquoi, ici où ailleurs,
des mots se mêlant aux mots jusqu'à dire les maux.
Ecrire les choses, leur univers, en prose où en vers,
et ranimer sans cesse ce qui fut, ce qui sombre,
puis un jour, poser sa plume lasse
sur le chant dévoisé des illusions,
se remplir d’un silence comme ultime raison,
ne plus chercher, juste s’abandonner à soi-même,
ne plus être celui qui enchaîne les mots
sur une page, dont les regards se détourneront.
S’avouer à soi-même qu’il n’en restera rien,
juste un livre froissé, un lit de poussière
penché sur l’ourlé du temps en fuite.
Ne plus écrire quand la douleur se fait plus sage,
regarder au plus loin, au-delà de l’impossible,
non, ne plus écrire ces mots bientôt orphelins,
puis rester là à écouter le langage du vent,
le laisser m’emmener où dérive l’existence,
au cadrant désabusé de l’horloge,
le voir murmurer en toutes choses, la vie.
Ne plus écrire, ne plus rien attendre,
juste écouter tout ce qui vibre, ce qui est,
ensevelir les mots posés jadis,
ne pas en chercher la raison.
11 commentaires
DIDOU · le dimanche 19 juin 2011 à 14:33
Au plaisir de vous lire didier
domidom · le dimanche 19 juin 2011 à 14:46
Surtout cher ami, ne nous prives pas de tes poésies, elles sont toujours un agréable moment de lecture...
Mes amitiés...
Domie...
Loïc · le dimanche 19 juin 2011 à 16:46
Et si ses écrits sont oubliés, quelle importance ? On apporte une pierre, ou un gravillon, et même si on nous oublie (ce qui n'est jamais certain à l'avance), va savoir qui nous aura lu et deviendra, un petit peu grâce à nous, le prochain génie qu'on attendait ? Je me tiens à ce que je disais il y a un an dans mon poème "Cette Part" :
"Qu’importe qu’un seul brille encore au bout des temps ?
Les petits n’ont soufflé qu’une ligne aux géants :
Nous sommes cette part."
Amitiés Thierry, et à te relire, je n'en ai aucun doute.
foliedouce · le dimanche 19 juin 2011 à 19:22
worrell02 · le dimanche 19 juin 2011 à 19:36
Je profite pour te souhaiter un 'Joyeux Anniversaire' pour demain!
Amitiés
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02
Agrippa (Thierry Demercastel) · le dimanche 19 juin 2011 à 20:38
http://www.mespoemes.net/cauria
José · le dimanche 19 juin 2011 à 21:01
imparfaitlibre · le dimanche 19 juin 2011 à 23:10
amitiés sincères Thierry---
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
Agrippa (Thierry Demercastel) · le dimanche 19 juin 2011 à 23:25
plumeflore · le lundi 20 juin 2011 à 09:42
amitiés!!!
larose · le lundi 20 juin 2011 à 17:50
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