Sur le mauve des jours

Il m’arrive parfois de sombrer, en un sanglot
Venu de trop loin, avec ces douleurs trainant
Sur le mauve des jours, agonisant sur mes mots,
Ces ailes si grandes, mes soleils vont se voilant.
Ah ! mes amis, pardonnez cette plume noire,
Elle cherche ce vent malin des petits matins
Qui, sur les rameaux fleuris, chante jusqu’au soir
Les mélopées échafaudant des rêves anciens.
J’entends un adagio de Ravel, et je tombe
Dans l’éclaircie pauvre de tous mes orages,
Des fiançailles pleurant, là, au pied des tombes,
De mes larmes en allées qui n’ont plus d’âge.
Je vois ce ventre inondé de vie, ce cri
Solitaire submergé par de roux automnes,
Faut-il qu’à la dernière saison j’en ai l’oubli.
Ô tristesse ! tairas tu ce que tu fredonnes,
Ma main, sous l’encre, jetant dans un ciel creux
Des mots, leur nudité aux portes éphémères,
Cette lumière indécise d’un serment trop vieux
Où passent les ombres chargées de misère.
Bientôt ma main, ma pauvre main, n’écrira plus,
Les soleils noirs où flirte l’oiseau en partance,
Vers ces pays bleus où il n’est point d’inconnu,
Où le temps s’est arrêté avec l’absence.
**
Venu de trop loin, avec ces douleurs trainant
Sur le mauve des jours, agonisant sur mes mots,
Ces ailes si grandes, mes soleils vont se voilant.
Ah ! mes amis, pardonnez cette plume noire,
Elle cherche ce vent malin des petits matins
Qui, sur les rameaux fleuris, chante jusqu’au soir
Les mélopées échafaudant des rêves anciens.
J’entends un adagio de Ravel, et je tombe
Dans l’éclaircie pauvre de tous mes orages,
Des fiançailles pleurant, là, au pied des tombes,
De mes larmes en allées qui n’ont plus d’âge.
Je vois ce ventre inondé de vie, ce cri
Solitaire submergé par de roux automnes,
Faut-il qu’à la dernière saison j’en ai l’oubli.
Ô tristesse ! tairas tu ce que tu fredonnes,
Ma main, sous l’encre, jetant dans un ciel creux
Des mots, leur nudité aux portes éphémères,
Cette lumière indécise d’un serment trop vieux
Où passent les ombres chargées de misère.
Bientôt ma main, ma pauvre main, n’écrira plus,
Les soleils noirs où flirte l’oiseau en partance,
Vers ces pays bleus où il n’est point d’inconnu,
Où le temps s’est arrêté avec l’absence.
**
10 commentaires
claude · le samedi 23 mars 2013 à 22:45
mon esprit s'est parfaitement "calqué " sur tes mots.Mais il est souvent plus intéréssant de vivre " hors du pseudo bonheur " que l'on nous propose.
Cela " transpire" dans ton texte mais ce n'est que mon ressentit.
Le malheur , la
claude · le samedi 23 mars 2013 à 22:47
le malheur , la souffrance ,les peines sont les quêtes principales d'un vrai poète.Le reste n'est que du superflu.
J'aime bien cette voie que tu as tracée.
Ivy · le samedi 23 mars 2013 à 22:51
Amitiés
Ivy
domidom · le samedi 23 mars 2013 à 23:37
Magnifique, comme toujours....
Amitiés....Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
José · le dimanche 24 mars 2013 à 08:34
Sous ses fards qui nous ravissent souvent pourtant, la vie semble parfois 'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit'.
Amitiés.
DIDOU · le dimanche 24 mars 2013 à 10:16
Merci de ce partage
Agrippa ( Thierry Demercastel ) · le dimanche 24 mars 2013 à 13:00
http://www.mespoemes.net/cauria
armandstas18 · le dimanche 24 mars 2013 à 17:18
http://www.mespoemes.net/armandstas18 c'est un poème noir mais certains autres seront plus roses; la vie est ainsi faite que les jours se suivent et ne se ressemblent pas; tu me fais penser (untout petit peu) à Baudelaire dans ce texte-ci; bravo pour l'expression de ces sentiments intérieurs amitiés, cher thierry armand
Agrippa ( Thierry Demercastel ) · le dimanche 24 mars 2013 à 17:33
joart · le dimanche 7 avril 2013 à 00:08
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