Tout s'éprend et loue
Le flot d’Inconcevable s’écoule et se déprend de tout
Telle l’insaisissable luminescence
D’une eau de cristal que boivent
Les chaires pacifiées de l’ Apparence.
Ces images du Dedans, ces parures ouvertes au firmament,
Ne voilent rien des surgissements d’innocence,
Qu’aucun mot ne retient
Qu’aucun mot ne contient,
-Le présent les absous-
Ces litanies tricotent et dénouent
Des histoires à dormir debout.
Qui se diluent,
coulent et passent.
Continue alors le voir sans l’avoir,
Les percements d’Etre
A chaque effleurement de Soi.
Telle l’insaisissable luminescence
D’une eau de cristal que boivent
Les chaires pacifiées de l’ Apparence.
Ces images du Dedans, ces parures ouvertes au firmament,
Ne voilent rien des surgissements d’innocence,
Qu’aucun mot ne retient
Qu’aucun mot ne contient,
-Le présent les absous-
Ces litanies tricotent et dénouent
Des histoires à dormir debout.
Qui se diluent,
coulent et passent.
Continue alors le voir sans l’avoir,
Les percements d’Etre
A chaque effleurement de Soi.
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4 commentaires
domidom · le jeudi 6 octobre 2011 à 17:01
J'ai regardé ton profil, je pensais en te lisant, que tu étais philosophe, artiste c'est bien, surtout pour un poète, la poésie est tout un art...
A bientôt...Domie...
celiane · le vendredi 7 octobre 2011 à 17:11
philosophe , je crois qu'on l'est tous un peu ici. merci pour ton passage
http://www.mespoemes.net/celiane
avenance · le mercredi 9 novembre 2011 à 03:48
Mais le poème se révèle plus complexe: l'Inconcevable qui est peut-être le Temps lui-même, vit de sa vie propre au-delà ou en deçà de tout dire , de toute prise, l'énigme de sa lumière, un instant absorbée par les Apparences, est insaisissable en son fond, en sa teneur même, irréversible, irrémédiable.....Images, parures et mots laissent entrevoir l'innocence du Devenir sans pouvoir la capter dans un Présent définitif qui se voudrait constant et éternel mais ne peut que l'absoudre de passer....Ainsi le flot incessant des histoires, des petits drames, des paroles et des phrases qui nouent et dénouent notre réalité inconsistante ou insensée, dilue toute chose, toute prière.....Une "sagesse", une "forme de vie" alors peuvent peut-être naître, se risquer, une haute Pauvreté: se déprendre de toute possession, de toute maîtrise pour accueillir de mystérieux jaillissements d'Être, des "Percements" comme tu dis si bien, des Trouées d'Être et de Temps dont le Soi reçoit non la marque mais le simple Effleurement.....Violence et Douceur se mêlent et s'échangent. Ainsi, la prise et la louange du début quelque peu possessives et ambitieuses se sont-elles métamorphosées en un doux "voir", en un simple regard que j'imagine calme et pensif......
Ai-je effleuré sans trop la trahir la profondeur méditante de ce poème? Je l'espère!......Amitiés. Avenance.
celiane · le mercredi 9 novembre 2011 à 10:52
Je ne suis pas très douée pour expliquer ce qui s'est écrit a travers moi. je le comprend sans le comprendre car il n'y a pas de thème de départ ( je peins pareillement) juste une phrase qui m'est venue et je la laisse se déployer.
Ce qui perle de ces mots viennent ouvrir ou pas des portes sans même que le tout soit compris je pense.
Enfin c'est ce que je ressens en te lisant.
Oui je sens bien que tu as bu a ce poème.
je dirai que l'Inconcevable est innommable et n'a aucune image. Il peut être le Temps, ou plutôt le temps s'en nourrit.
L'Inconcevable n'est pas seulement un instant absorbé par les apparences, mais il est leur tissus transparent, oui insaisissable et pourtant indispensable pour que tout soit.
Il me semble que ces réalités , petits drames, histoires, une fois vécus dans le présent ,qui n'est que passage, n'ont rien a se reprocher, ils sont simplement.
J'aime le doux " voir"... oui c'est cela.
merci pour l'échange
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