Poussière De Bleu

POUSSIERE DE BLEU
Je croise la poussière au hasard d'un tournant
Sous le violon sec du chant de la cigale
Qui casse le silence en traçant, lancinant,
Des dessins en mes sens que la chaleur avale.
J’écoute et je dérive au fil des branches folles;
Ma raison se délie et flirte avec les vents.
Le passé se défile en longues paraboles
Et le présent se couche entre les rochers blancs.
Mon vaisseau coule au ciel et le bleu me réclame;
Je ne regarde pas où je m’en vais ainsi
Sur le dos d’une brise, à mi-chemin de l'âme,
De peur de voir qu'aux fonds, je suis toujours ici.
Mardi 20 Janvier 2004
Retouché Ven 2 Avril 2010
Je croise la poussière au hasard d'un tournant
Sous le violon sec du chant de la cigale
Qui casse le silence en traçant, lancinant,
Des dessins en mes sens que la chaleur avale.
J’écoute et je dérive au fil des branches folles;
Ma raison se délie et flirte avec les vents.
Le passé se défile en longues paraboles
Et le présent se couche entre les rochers blancs.
Mon vaisseau coule au ciel et le bleu me réclame;
Je ne regarde pas où je m’en vais ainsi
Sur le dos d’une brise, à mi-chemin de l'âme,
De peur de voir qu'aux fonds, je suis toujours ici.
Mardi 20 Janvier 2004
Retouché Ven 2 Avril 2010
20 commentaires
Libertad · le vendredi 2 avril 2010 à 19:44
dagolaborel · le vendredi 2 avril 2010 à 22:21
http://www.mespoemes.net/dagolaborel
alto · le vendredi 2 avril 2010 à 22:26
http://www.mespoemes.net/alto
Loïc · le vendredi 2 avril 2010 à 22:45
Merci pour "pensée". J'ai fait attention aux -ée, -ie etc mais celui-ci m'a échappé.
Merci à Libertad et Dagorlaborel. Libertad, quelle est ta page? Je ne la trouve pas.
Loïc · le vendredi 2 avril 2010 à 23:43
alto · le samedi 3 avril 2010 à 10:29
<<Délicieux?pénible ?Ainsi,c'est bien écrit!>>
Salut!
http://www.mespoemes.net/alto
Patrice · le dimanche 4 avril 2010 à 19:18
le présent qui se couche entre les rochers blancs : très belle image !
Par contre, je ne comprends pas trop le passé qui se défile en longues paraboles.
Et oui, on est voisins.
Tu exagères quand tu parles de plagiat, on peut tout de même s'inspirer des idées des autres -ou avoir les mêmes qu'eux - ça s'appelle la culture humaine. Et puis les violons de l'automne et ceux de la cigale, ça parle quand même pas de la même chose ! Appolinaire a écrit : "Bergère ô tour eiffel, le troupeau de tes ponts bêle ce matin".
Et Léo Ferré : " Sur la plage, le sable bêle comme des moutons d'infini".
Je suis sûr que le second s'est inspiré du premier, et pourtant le résultat est bien différent.
Enfin, je comprends ta gêne.
Et moi dans un texte, j'ai écrit :"Les violons de l'herbe".
Pour les diérèses, c'est peut-être la règle, mais moi je trouve ça assez artificiel lors de la lecture.
Loïc · le dimanche 4 avril 2010 à 23:19
Pour "le passé se détend...", 2 idées: celle d'une détente au premier degré + la vision, moyennement bien rendue peut-être, que les soucis s'échappent en longues volutes de fumée derrière le narrateur: il "se défile" (s'enfuit, et j'avais de plus l'espoir que "se défile" puisse être ressenti comme signifiant en même temps "se déroule", même si les deux ne sont pas du tout synonymes.)
Patrice · le jeudi 8 avril 2010 à 10:43
Engival · le mardi 27 avril 2010 à 07:47
Quant à la diérèse... L'auteur seul en décide cf l'article sur Wikipédia et l'allusion à la licence poétique :
fr.wikipedia.org/wiki/Diérèse
Amitiés, Louis.
Loïc · le mardi 27 avril 2010 à 12:47
bluegirl · le jeudi 3 novembre 2011 à 21:22
http://www.mespoemes.net/bluegirl
Loïc · le vendredi 4 novembre 2011 à 00:06
Version de 2004 :
Je croise la poussière au détour du chemin,
Sous les violons aigus du chant sec des cigales
Qui casse le silence en traçant ses sillons
Dans ma tête alourdie que la chaleur avale.
J’écoute et je dérive au fil des branches folles ;
Ma pensée se délie et flirte avec le vent.
Mon passé se détend, mon avenir s’envole
Et le présent se couche entre les rochers blancs.
Mon vaisseau coule au ciel, mon âme devient bleue,
Se refuse à me dire où je m’en vais ainsi
Sur le dos d’une brise invisible à mes yeux,
De peur que je voie que je ne suis pas parti.
Mon ancre diluée, des voiles se déploient ;
Hors d’atteinte je suis, hors d’atteinte je reste...
Rêver, mourir, aimer, le vent se scinde en trois,
Mais lequel portera le plomb brut qui me leste ?
Il faut croire que ce poème était suffisamment à mi-chemin de l'âme pour que je lui fasse prendre une autre direction sans avoir l'impression de le trahir complètement...
Amitiés Lola !
bluegirl · le samedi 5 novembre 2011 à 15:45
"hors d'atteinte je suis, hors d'atteinte je reste...", j'aime la force que dégagent ces mots.
le poème n'est pas trahi, mais délicatement détournée...bien joué!
amicalement, lolahttp://www.mespoemes.net/bluegirl
euphonie0 · le mercredi 6 janvier 2016 à 10:01
Mais il est sublime ton poème.
Je vais hanter ton site ce soir, merci de me faire découvrir un poète qui devrait reprendre son ancienne plume, que je trouve très belle.
Ma préférence est pour celle çi.
Ps j'avais lu ton écrit sur les chiens avant hier, y avait déposé un commentaire, mais flûte on cliquant sur envoyer mon doigt a glissé, et j'ai eu la flemme de recommencer.
Bise du Nord
Marie
mespoèmes.net/euphonie0
Loïc · le mercredi 6 janvier 2016 à 19:25
Comme je l'ai expliqué tout à l'heure en mail, j'aime bien essayer différentes plumes ; quand on a passé des années à écrire des poèmes et qu'on a atteint plusieurs fois son apogée (ce qui ne veut pas dire que cette apogée est géniale, donc ce n'est pas de la vantardise), on se tourne vers autre chose ou on arrête tout. Je préfère la première solution !
Bises du Sud !
Micheline 1940 · le lundi 4 avril 2016 à 08:03
Comme promis me voilà au pied de votre texte, et je viens de perdre mon com, probablement trop long ! Je vais vous résumer succinctement ce que je vous écrivais ; J'ai beaucoup apprécié ce beau poème, mais j'aurais préféré lire : "Le passé se déroule en longues farandoles " plutôt que "Le passé se défile en longues paraboles " Qu'en pensez-vous ? Toujours bien amicalement,
Micheline.
Loïc · le lundi 4 avril 2016 à 10:02
Mais tout ça a déjà été retouché. Regardez le com du 4 Novembre un peu plus haut, il contient la version d'origine du poème. La rime en "ole" était encore différente !
Mes amitiés Micheline !
Micheline 1940 · le lundi 4 avril 2016 à 11:48
Bien à vous, cher Loïc !
Micheline.
Loïc · le lundi 4 avril 2016 à 15:15
La première version, écrite pendant un chagrin d'amour, était évidemment plus sombre. Je ne l'ai pas jetée, comme vous voyez, mais je l'ai exorcisée en la refaisant à un moment plus calme.
Amitiés Micheline !
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