Le Papillon Aux Ailes d' Ecume

A l'inspiration perdue et retrouvée...
LE PAPILLON AUX AILES D’ECUME
En un battement d’air, assassinée la plume,
Figés les soldats noirs en silencieux rouleaux !
La dernière pensée au faîte de l’écume
N’aura plus de soleil que celui des tableaux.
La vie morte attend-elle un retour de la mer ?
Ou la mer attend-elle un retour de la vie
Pour capturer l’élan des étalons d’hier
Et l’insuffler tonnant à la vague endormie ?
En un battement d’eau, près de comptoirs peuplés
De gouttes s’abîmant en des gorges étranges,
Changés les soldats noirs en rouleaux décuplés,
Fers de lance écartant les charlatans des anges…
C’est ainsi qu’une vanne, ou un verre, qu’importe !
Libère à la seconde un fleuve torrentiel ;
Dès qu’on n’y frappe plus, soudain s’ouvre la porte,
Puis les volets, les murs, le toit, enfin le ciel !
Et si la Terre entière, en équilibre instable
Sur ces ailes dansant au gré d’un océan
Intérieur, était celle, insolite, indomptable,
Qui nous fait du hasard le premier artisan ?
Décembre 2009 - Mer 2 Mars 2011
LE PAPILLON AUX AILES D’ECUME
En un battement d’air, assassinée la plume,
Figés les soldats noirs en silencieux rouleaux !
La dernière pensée au faîte de l’écume
N’aura plus de soleil que celui des tableaux.
La vie morte attend-elle un retour de la mer ?
Ou la mer attend-elle un retour de la vie
Pour capturer l’élan des étalons d’hier
Et l’insuffler tonnant à la vague endormie ?
En un battement d’eau, près de comptoirs peuplés
De gouttes s’abîmant en des gorges étranges,
Changés les soldats noirs en rouleaux décuplés,
Fers de lance écartant les charlatans des anges…
C’est ainsi qu’une vanne, ou un verre, qu’importe !
Libère à la seconde un fleuve torrentiel ;
Dès qu’on n’y frappe plus, soudain s’ouvre la porte,
Puis les volets, les murs, le toit, enfin le ciel !
Et si la Terre entière, en équilibre instable
Sur ces ailes dansant au gré d’un océan
Intérieur, était celle, insolite, indomptable,
Qui nous fait du hasard le premier artisan ?
Décembre 2009 - Mer 2 Mars 2011
30 commentaires
Nieustanny · le jeudi 3 mars 2011 à 12:25
poesie101 · le jeudi 3 mars 2011 à 13:36
Maxime
Loïc · le jeudi 3 mars 2011 à 14:02
Maxime : la réflexion est surtout pour moi dans l'avant-dernier quatrain ; j'aurais dû préciser pour que le poème soit compris, qu'en hiver 2009 (voir date) j'ai eu une longue panne d'inspiration, et que c'est en parlant avec un ami dans un bar une nuit (on ne faisait pas que parler... c'est évoqué dans le quatrain 3) que m'est venue l'idée d'écrire "Sous La Neige"... mais avant j'ai décrit cette expérience bizarre dans ce poème. Il n'était pas prévu de le mettre en ligne sur un site un jour. Je l'ai retouché pour mespoemes.
Amitiés à tous deux, et merci de votre passage !
alto · le jeudi 3 mars 2011 à 14:13
"ou- un verre"?...(.hiatuse....!)!!!"Papillon ! vole, vole ...
http://www.mespoemes.net/alto
imparfaitlibre · le jeudi 3 mars 2011 à 14:20
J'aime beaucoup le dernier quatrain.
Amitiés sincères Loïc---
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
dagolaborel · le jeudi 3 mars 2011 à 14:28
Ou la mer attend-elle un retour de la vie
toute une philosophie dans cette alternative ...
http://www.mespoemes.net/dagolaborel
Loïc · le jeudi 3 mars 2011 à 14:39
Imparfait : Ça rejoint en fait un très intelligent adage bouddhique qui dit "Ne cherche pas la solution, et tu la trouveras". Un peu aussi comme quand on essaie à tout prix de se rappeler un nom sans y arriver, et quand on n'y pense plus le souvenir revient soudain.
Dago : Honnêtement, quand j'ai écrit cette phrase il y a plus d'un an, je me demandais si ce n'était pas juste un effet de style idiot. Mais si on considère que "la mer" est "l'inspiration" dans tout le poème, ça peut être une phrase correcte pour décrire la vie et l'inspiration comme étant dépendantes l'une de l'autre ?
Merci et amitiés à tous trois !
----
http://www.mespoemes.net/cellox
larose · le jeudi 3 mars 2011 à 15:57
Vincent · le jeudi 3 mars 2011 à 16:11
Comme le dit un sage : " Ne ferme pas la porte au silence, il est dans son murmure un autre regard ! " Souvent ce silence que l'on redoute parfois nous apporte ce que nous espérions car il sait apaisé nos pensées.
Vincent
http://lesyeuxclos.fr
Loïc · le jeudi 3 mars 2011 à 16:22
Vincent : Le silence, ou le lâcher-prise. Certaines réponses apparaissent comme par magie lorsqu'on cesse de leur courir après.
Merci de votre passage !
aristio · le jeudi 3 mars 2011 à 16:39
J'ai adoré!
A lire et à relire!
Amitié à toi!
Thierry!
http://www.mespoemes.net/aristio
domidom · le jeudi 3 mars 2011 à 20:21
Peut être est-ce la solution, ouvrir tous les issues afin de s'évader....
Je trouve ton dernier quatrain formidable, en fait, la vie, la mort, est une part de hasard avec laquelle il faut toujours composer...
Au plaisir de te lire Loïc...
Amitiés...
Loïc · le vendredi 4 mars 2011 à 06:38
Domi : Mon dernier quatrain était peut-être inutile au poème (et d'ailleurs inexistant dans la version 2009, qui s'arrêtait à ciel). Il est même un peu contradictoire avec le reste du poème, qui présente le flux et reflux de l'inspiration comme totalement hors de notre contrôle, et non "un hasard dont on est le premier artisan".
Pourtant, poser ce quatrain sous forme de question le sauve de la scission totale avec le reste... Depuis 2009, j'ai compris une chose ou deux sur l'inspiration, comment la faire revenir ou comment exploiter son absence (exemple basique : de nombreux poètes ont écrit des poèmes sur la perte d'inspiration, faisant ainsi de cette perte leur source d'inspiration, excellente manière de remettre le pied à l'étrier ! Autre ruse : écrire "n'importe quoi" en s'ôtant toute pression ou prétention. L'inspiration n'est jamais vraiment partie, elle se cache dans un coin, la fourbe).
Merci de votre passage!
fanfan23 · le vendredi 4 mars 2011 à 20:57
http://www.mespoemes.net/fanfan23
Très beau poème écrit d'une manière mal inspirée.La vie et l'évasion sont les centres de tes préoccupations.Je pense que vous écriviez mieux.Amitiés sincères.Ton ami fanfan23
Loïc · le samedi 5 mars 2011 à 05:28
Sincères amitiés, Loïc
altlivia · le dimanche 6 mars 2011 à 19:04
http://www.mespoemes.net/altlivia
Loïc · le lundi 7 mars 2011 à 02:35
Peu importe, toute réaction personnelle a de la valeur. Déjà, en conséquence, je regarderai sans doute "Glory" demain soir. Surtout que j'ai encore favorablement en tête "Le Dernier Samouraï", où il refait la Guerre de Sécession au Japon... à la même époque. Même si c'est pompé de façon évidente sur "Danse Avec Les Loups".
Amitiés
merenvue · le lundi 7 mars 2011 à 14:49
j,ai beaucoup aimé et trés belles imge
au plaisir de vous relire et félicitation
amitié a bientot
Loïc · le lundi 7 mars 2011 à 23:51
Amitiés
----
http://www.mespoemes.net/cellox
AFF · le jeudi 17 mars 2011 à 00:18
Et pourquoi pas ?
J'aime beaucoup ce texte très imagé,pour retrouver une inspiration.
"La vie morte attend-elle un retour de la mer ?
Ou la mer attend-elle un retour de la vie "
Bonne question. Ah et si seulement, ce n'etait que l'inverse. Dame nature (Ici la mer) n'attend qu'retour de la vie? soit la force des courants reprendraient tous ces droits.
Je decouvre un style,une structure differente.ce qui est fort enrichissant
Je te remercie Loìc pour ce partage,qui je dois bien reconnaitre, je ne m en tiendrait seulement au plaisir de retrouver l'inspiration.
Merci beaucoup
Amities
AFF
suncath · le samedi 19 mars 2011 à 14:48
Au plaisir de te lire !
Suncath
http://www.mespoemes.net/suncath
Loïc · le samedi 19 mars 2011 à 18:06
Ce ne sont pas qu'élucubrations colorées, bien sûr, je peux expliquer chaque vers !
Amitiés, merci de ton passage !
Suncath · le samedi 19 mars 2011 à 20:10
Je ne sais pas si je suis bien claire là en fait !!
Amicalement,
Suncath
Loïc · le samedi 19 mars 2011 à 21:27
Et puis en arrivant sur le site, j'ai changé sans m'en rendre compte mon mode d'expression, parlant toujours de choses qui m'étaient profondes, mais en passant en mode "questions/prise à parti du public", notamment avec beaucoup de "nous" et "on". Sûr, ces nouveaux écrits étaient loin d'être limpides parce qu'on ne se refait pas, mais ils n'étaient pas non plus les délires visuels que je m'offrais avant, et ça a fini par me frustrer.
Regarde ce poème, qui est un hybride : les 4 premiers quatrains sont des réécritures assez fidèles d'un ancien poème encore jamais posté, style visuel ; le dernier quatrain (rajouté, lui !) est dans le style "apostrophe du public". La différence est assez flagrante.
Ce nouveau style explicatif a fait son temps pour moi ; je retourne à mes racines ! Mes poèmes seront de nouveau particulièrement surréalistes (et auront donc bien moins de succès que "Je Me Demande Si", par exemple), mais j'écrirai de nouveau comme ça me vient naturellement.
Amitiés
fanfan23 · le jeudi 31 mars 2011 à 10:32
http://www.mespoemes.net/fanfan23
Bonjour cher Loïc,
Sublime ce poème qui libère l'âme où emprisonne l'esprit et la Nature.Trop de réactions closes.On dirait que tu veux à tout prix cacher quelque chose . Ta solitude où ton amour...
Un poème indéchiffrable.Amitiés sincères.Ton ami fanfan23.
Loïc · le jeudi 31 mars 2011 à 12:39
Non, dans ce poème je ne cache rien du tout (je cache rarement des choses d'ailleurs, et quand c'est le cas c'est involontaire et regrettable). Ici je parlais juste de l'inspiration. Pour la solitude, vois la trilogie "Les Nefs" ou "L'Ombre Des Jours Perdus". Sur l'amour, j'en ai aussi écrit pas mal, dont les "Aubes" que tu as lu.
Amitiés
foliedouce · le lundi 23 mai 2011 à 10:08
Loïc · le lundi 23 mai 2011 à 18:07
Amitiés !
bluegirl · le vendredi 11 janvier 2013 à 02:19
que vive ton inspiration! : )
elise289 · le mercredi 31 août 2016 à 15:19
enfin, je dépose mes commentaires sur ton cite après un choix aiguisé de tes poèmes;
celui là m'a attiré légèrement : mer , papillon, océan..
Dans mon élément.
"En un battement d’air, assassinée la plume, "
ou comment un battement de "vers" peut nous faire voler comme un papillon , loin de la plume et l'encrier...
"La vie morte attend-elle un retour de la mer ? "
les ressacs de l'eau qui nous entrainent , couler ... toucher le fond pour mieux remonter et continuer à nager...
"Dès qu’on n’y frappe plus, soudain s’ouvre la porte,
Puis les volets, les murs, le toit, enfin le ciel ! "
l'espoir toujours pour trouver l'oxygène nécessaire à l'envol..
Qui nous fait du hasard le premier artisan ?
le hasard ( ou coïncidence?) laisser la vie nous conduire sur des chemins de traverse sans provoquer le destin , est ce apprendre la vie?
en fait, ce poème me laisse plein de questionnements...
une porte ouverte par où s'envole un papillon, un voyage initiatique...
Amitié,
Elise
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