Les Salons Rouges Pt.1 : Le Chat

LES SALONS ROUGES
Au détour d’une ruelle particulièrement sombre, ou aux trousses d’un fil d’Ariane exclu par la logique, d’étranges portes se gravent dans trois fois rien, d’ineptes imperfections traduites en de solides mouvances s’ouvrent soudain comme suspendues au sein de l’air et de la raison, et le chineur découvre alors, en poussant les portes au-delà du caniveau de l’âme assagie, au-delà des certitudes acquises, les salons rouges.
Les salons rouges sont si vastes que le regard s’y perd. Ils ont ce confort d’abord désarmant qui fait que les choses qui y vivent, animées ou non, stagnent ou s'expriment imperturbablement sous de faux airs de Panthéon poussiéreux ou de collection d’insectes épinglés. Dans les salons rouges, le temps mélange les genres. S’y trouvent pêle-mêle ce qui a été, ce qui est et ce qui sera. Tel le chat de Schrödinger, les éléments qui peuplent la boîte scellée sont à la fois vivants et morts.
Sous des lunes cuivrées, posées au plafond comme les ballons d’hélium qui n’ont pu échapper totalement à l’enfant et qui craignent autant la pesanteur que l’immensité du vide, un être, çà et là, écoute les décors. Et les décors murmurent, et la brutalité d’une seconde de leur vie, vécue ou non, mais imaginée ou réimaginée va croissant, jusqu’à libérer des tsunamis chevauchant une aile de soie ; leurs vagues mouvantes de pierre inondent ses pensées, brisent la faible verrière de tout ce qu’il n’a pas appris à temps et de tout ce qu’il croit enterré à jamais, inaccessible, sous les sables du futur, et qui maintenant déroule vers lui ces flots de granit qui font les sarcophages et les continents. Les murs horizontaux s’ouvrent au voyage l’espace d’un instant, mais nul ne sait combien de temps dure une fenêtre, ni ce sur quoi elle donne. D’immenses figures de proue, fendant le granit, surgissent et arrachent des plaintes d’amour aux statues de glace figées dans les galeries écarlates, avant de les faire voler en éclats et d’emporter sur les ponts un fragment de leur lumière, qui éblouit l’être inachevé, le torture et le laisse étrangement calciné entre deux vagues craquant lentement.
La fenêtre se referme, et l’enveloppe vulcanisée de l’être s'extrait d’un énième cocon de cendres. A son bras, la chaîne qui le lie à un nouveau soleil vermillon qui tempête, furibond, de toute la puissance de destruction et de création de ses deux chambres, ainsi que tempête la flamme confinée à la lampe, confinée à la mèche, confinée au temps qui reste.
Et toujours, dans les salons rouges, l’air dégagé, la mine gracieuse, d’étranges maîtres un peu pressés se croisent avec au bras la chaîne, et au bout des doigts la chaleur qui ne disparaît pas, celle qui trop près fait fondre la chair, et trop loin endort le sang jusqu’à l’avènement d’une autre statue de glace. Celle d’un petit soleil qui vit et meurt à la fois.
Ce qu’on fait dans les salons rouges ? Aiguillé par le désir d’un état sur deux, ou des deux en un royaume espéré parfait dont on arbore la couronne et où l'on décide des châtiments ou des récompenses -- au moins jusqu’à l’instant où les veines se gonflent de ce qu’elles portent, et décident d’elles-mêmes --, on rejoint le chat dans sa boîte.
Ven 22 - Dim 24 Avril 2011
Pour mieux comprendre la théorie (ou la mystique) derrière l'expérience de Schrödinger,
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chat_de_Schr%C3%B6dinger
Mais on peut faire sans.
Au détour d’une ruelle particulièrement sombre, ou aux trousses d’un fil d’Ariane exclu par la logique, d’étranges portes se gravent dans trois fois rien, d’ineptes imperfections traduites en de solides mouvances s’ouvrent soudain comme suspendues au sein de l’air et de la raison, et le chineur découvre alors, en poussant les portes au-delà du caniveau de l’âme assagie, au-delà des certitudes acquises, les salons rouges.
Les salons rouges sont si vastes que le regard s’y perd. Ils ont ce confort d’abord désarmant qui fait que les choses qui y vivent, animées ou non, stagnent ou s'expriment imperturbablement sous de faux airs de Panthéon poussiéreux ou de collection d’insectes épinglés. Dans les salons rouges, le temps mélange les genres. S’y trouvent pêle-mêle ce qui a été, ce qui est et ce qui sera. Tel le chat de Schrödinger, les éléments qui peuplent la boîte scellée sont à la fois vivants et morts.
Sous des lunes cuivrées, posées au plafond comme les ballons d’hélium qui n’ont pu échapper totalement à l’enfant et qui craignent autant la pesanteur que l’immensité du vide, un être, çà et là, écoute les décors. Et les décors murmurent, et la brutalité d’une seconde de leur vie, vécue ou non, mais imaginée ou réimaginée va croissant, jusqu’à libérer des tsunamis chevauchant une aile de soie ; leurs vagues mouvantes de pierre inondent ses pensées, brisent la faible verrière de tout ce qu’il n’a pas appris à temps et de tout ce qu’il croit enterré à jamais, inaccessible, sous les sables du futur, et qui maintenant déroule vers lui ces flots de granit qui font les sarcophages et les continents. Les murs horizontaux s’ouvrent au voyage l’espace d’un instant, mais nul ne sait combien de temps dure une fenêtre, ni ce sur quoi elle donne. D’immenses figures de proue, fendant le granit, surgissent et arrachent des plaintes d’amour aux statues de glace figées dans les galeries écarlates, avant de les faire voler en éclats et d’emporter sur les ponts un fragment de leur lumière, qui éblouit l’être inachevé, le torture et le laisse étrangement calciné entre deux vagues craquant lentement.
La fenêtre se referme, et l’enveloppe vulcanisée de l’être s'extrait d’un énième cocon de cendres. A son bras, la chaîne qui le lie à un nouveau soleil vermillon qui tempête, furibond, de toute la puissance de destruction et de création de ses deux chambres, ainsi que tempête la flamme confinée à la lampe, confinée à la mèche, confinée au temps qui reste.
Et toujours, dans les salons rouges, l’air dégagé, la mine gracieuse, d’étranges maîtres un peu pressés se croisent avec au bras la chaîne, et au bout des doigts la chaleur qui ne disparaît pas, celle qui trop près fait fondre la chair, et trop loin endort le sang jusqu’à l’avènement d’une autre statue de glace. Celle d’un petit soleil qui vit et meurt à la fois.
Ce qu’on fait dans les salons rouges ? Aiguillé par le désir d’un état sur deux, ou des deux en un royaume espéré parfait dont on arbore la couronne et où l'on décide des châtiments ou des récompenses -- au moins jusqu’à l’instant où les veines se gonflent de ce qu’elles portent, et décident d’elles-mêmes --, on rejoint le chat dans sa boîte.
Ven 22 - Dim 24 Avril 2011
Pour mieux comprendre la théorie (ou la mystique) derrière l'expérience de Schrödinger,
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chat_de_Schr%C3%B6dinger
Mais on peut faire sans.
54 commentaires
Suncath · le dimanche 24 avril 2011 à 09:46
Tu nous emmènes dans un voyage un peu spécial, féérique et un peu effrayant à la fois, merci, je vais aller jeter un oeil sur le lien !
Amicalement,
Suncath
imparfaitlibre · le dimanche 24 avril 2011 à 11:27
Les salons rouges de notre esprit cachés derrière nos propres portes celles d'un questionnement sur nous-mêmes, sur ce que nous avons été, sommes et seront... Sur l'être que nous montrons aux autres avec ses qualités et ses défauts, celui qui reste humain parce que la vie nous oblige à certaines régles que notre intelligence nous permet de suivre et sur celui qui se cache derrière la porte de la raison. L'être, le vrai, le profond qui aimerait suivre ses pulsions, ses envies, vivre ses fantasmes quelqu'ils soient en toute liberté mais qui les garde parce qu'il sait faire un choix entre le bien et le mal mais reste conscient qu'il n'est qu'une cocotte minute qui peut, à tout moment exploser et laisser sortir son double sans pouvoir le contrôler.
Pousser un être par la provocation à ouvrir la fenêtre crasseuse de son double, fenêtre qui essaie de tenir fermer parce que lui-même refuse de vivre une situation qui a déjà vécu et dont il connait les conséquence ou une situation qu'il n'a pas vécu mais dont il connait la sentence finale serait les suites d'un acte dont personne ne peut mesurer la portée réelle qui peut aller de la colère au meutre.
Nos salons rouges sont notre refuge ou nous avons le droit de vivre des désirs de laisser vagabonder notre âme, d'exploser en toute sérénité, d'aimer ou de haïr, d'être ou de paraître.
Ils sont le mélange de l'imaginaire d'une réaction que nous avons eu avec celle que nous aurions aimé avoir et bien souvent dans le salon de notre pensée nous nous disons "que j'aurai aimé pouvoir faire ceci ou cela..."
Alors comme Schrödinger nous préférons ne jamais tenter l'expérience que nous vivons dans les salons de notre esprit, préférant finalement continuer à ignorer jusqu'ou nous serions capable d'aller parce que lorsque l'être se déchaine, jusqu'ou est-il capable d'aller?
Sommes-nous vivant dans un monde inconscient et mort dans un monde réel ou sommes-nous vivant dans un monde réel et mort dans un monde inconscient?
Laissons à chacun le choix de sa réponse et refermons avec douceur la porte de notre salon comme nous refermons doucement la tienne et arrivant sur ton point final.
amitié sincère Loïc
----
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
Loïc · le dimanche 24 avril 2011 à 11:44
Imparfait : La porte des salons est loin d'être fermée, même en poésie, puisque je n'ai décrit ici que deux ou trois images ; je suis sûr que je ferai un jour "Les Salons Pt.2" et même 3. Avec ce genre d'exploration instictive, les possibilités sont tout simplement infinies.
Merci de ton interprétation ; tu vas voir du côté des univers parallèles, qui peuvent être une interprétation de l'expérience de S ; moi, sans savoir de quoi je parle réellement d'ailleurs dans ce texte, je voyais plutôt le cumul des états (passé/présent/futur comprimés en un, et confusion entre les états de vie et mort).
Tu as raison, laissons à chacun le choix de sa réponse. Ce texte n'est pas fait pour en mettre plein la vue en faisant croire que je suis tellement vachement profond que j'écris maintenant des choses que personne ne comprend. Non, même moi je n'ai pas compris. C'est assez proche de l'écriture automatique en un sens.
Amitiés à toutes deux !
domidom · le dimanche 24 avril 2011 à 13:26
J'oserai avouer que je n'ai peut être pas vraiment tout compris, car ce texte, il faut le reconnaître est tout de même complexe par son écriture. Il invite à descendre au fond de soi, pour y trouver quoi???
Un immense salon rouge, qui pour moi, ressemble à l'enfer, où notre âme, nos rêves, nos désirs, nos replis sur nous même nous isolent, une sorte d'enfermement sans échappatoire, donc sans porte ni fenêtre, un refoulement quotidien, en fait, c'est l'image de notre vie, une sorte d'autocensure que l'on s'impose de par notre propre volonté....
Il y aurait tant et tant de choses à dire sur le ressenti de ce texte, que l'on finirait par s'égarer soi même, tant la complexité des choses est variable...
Mes amitiés Loïc...
A bientôt...Domie...
domidom · le dimanche 24 avril 2011 à 13:29
A bientôt...Domie...
Loïc · le dimanche 24 avril 2011 à 13:55
Quant à l'illustration, j'ai cherché plus d'une heure quelque chose de figuratif, et finalement je me suis rabattu sur de l'abstrait.
La prochaine fois ce sera un poème pas trop long, promis ! Merci de ton passage et de ton interprétation personnelle !
worrell02 · le dimanche 24 avril 2011 à 19:49
A 'long short-cut' en somme, où j'avoue je m'y suis un peu perdue!
Mais faut-il toujours essayer de tout comprendre ou y donner un sens ??
Amitiés
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02
Loïc · le dimanche 24 avril 2011 à 21:06
Deux façons d'utiliser ce genre de texte : saisir visuellement les images et rester dans une sorte de voyage onirique, ou bien en faire un test de Rorschach et y trouver sa propre vérité. Tu sais que j'aime bien les petites expériences, et ici je suis cobaye avecles autres, pas de jaloux ! Je donnerai mon ressenti plus tard, pour l'instant ce serait une erreur.
Merci de ton passage !
Vittorio · le lundi 25 avril 2011 à 00:41
Loïc · le lundi 25 avril 2011 à 01:44
Amitiés
yaya40 · le lundi 25 avril 2011 à 10:24
ça me fait penser aux tableaux de Dali...
Quant à la physique quantique, elle aussi nous semble trés poétique, car elle dépasse parfois l'imagination.
Amicalement
Agrippa · le lundi 25 avril 2011 à 11:43
http://www.mespoemes.net/cauria
Loïc · le lundi 25 avril 2011 à 17:41
Et moi qui étais nul en physique à l'école, je suis passionné de sciences extrêmes ou théoriques, même si je ne comprends souvent que leur vulgarisation ; le reste est le terrain de mon imagination.
Merci à toi, et à Thierry, pour votre passage !
claude · le lundi 25 avril 2011 à 23:15
AFF · le lundi 25 avril 2011 à 23:54
J'espère que ton salon n'est pas rouge !
Texte très complexe dans sa structure, ces tumultueuses images, et superbe image.
Tout d'abord, en te lisant, je pensais que c'était de la SF (science fiction) pourquoi pas? Puisque tu laisses le choiX à ton lecteur !
En fait ces tourbillons dans ces salons rouges, emmène le lecteur a y voir ce qu'il veut.
On pourrait tout imaginer en le lisant. Un film de SF/la maison des lutins avec la sorcière/le ying et le yang /la psyché/ le "qui suis-je?" Etc....
Pourtant, il peut être question de ces multitudes de pensées, questionnements... auxquelles nous n'avons pas forcement les rêponses, ou les bonnes réponses.
En effet, texte qui nous pousse à réfléchir.
Merci pour ce partage, j'en ai la tête qui tourne.
Toujours très très agréable de te lire Loic. Merci à toi
A bientôt
AFF
Loïc · le mardi 26 avril 2011 à 11:18
Attention, ce terme n'est pas négatif pour moi ; c'est même seulement un raccourci, vu que le "n'importe quoi" est beaucoup plus proche des pulsions véritables, étant donné qu'on ne cherche pas à le maîtriser, que ne l'est un écrit réfléchi, voire formaté pour plaire.
Donc en résumé, à moins d'être en état clinique de mort cérébrale, il suffit d'écrire des mots en vrac, sans s'imposer un thème et sans pression de qualité, pour s'exprimer. Ce qu'on appelle la "perte d'inspiration" est en général l'incapacité d'écrire de façon satisfaisante sur un sujet qu'on s'impose, ou même l'incapacité temporaire de trouver un sujet. L'écriture automatique se fiche de tout ça.
Mais je pense que tu voulais dire "il est plus difficile de s'exprimer *de façon intelligible pour nous ou pour l'autre* que d'écrire. Là, oui.
Sinon, je doute que ce texte puisse constituer le début d'un roman. Tu imagines 150 pages dans ce style ? L'esprit ne tiendrait pas longtemps face à un tel flot d'images déroutantes. Moi en tout cas, mon attention lâcherait vite. Même André Breton avait une histoire, des personnages etc. Mais à doses homéopatiques, le temps d'un poème, d'une chanson ou d'un court-métrage, j'adore ça.
Enfin, en parlant de roman, j'en ai presque terminé un, de 300 pages pour l'instant. Et il est assez surréaliste, justement, dans le principe et dans de nombreux passages ; il faut sans arrêt donner au lecteur de quoi recoller au "réel", sous peine de le larguer complètement. Si ça t'intéresse, j'en ai posté un extrait sur cellox ; c'est "Musique d'Orage" (hors le paragraphe final, qui a été écrit pour le site, afin de rendre le passage auto-suffisant.)
Merci d'avoir abordé ces points intéressants ! Amitiés Claude
Loïc · le mardi 26 avril 2011 à 11:27
Concernant le poème, il ne pousse à réfléchir que si on est attiré par ce genre de littérature. Les symboles très larges (le soleil en laisse, la mer de pierre, le Chat de Schrödinger...) peuvent évoquer différentes choses à différentes personnes (je parlais dans un com plus haut du test de Rorschach, les fameuses taches d'encre informes où on doit dire ce qu'on y voit).
Seulement attention : si j'ai certainement révélé, à qui sait voir, des sentiments personnels profonds dans ce texte, il en va de même pour ceux qui proposent leurs interprétations ! Le fait que Domi y voie l'enfer, par exemple, m'a un peu surpris ; mais je sais qu'elle est dans une passe difficile en ce moment.
Amitiés, merci de ton passage !
larose · le mardi 26 avril 2011 à 13:22
bonne journée
larose · le mardi 26 avril 2011 à 13:52
Loïc · le mardi 26 avril 2011 à 13:54
Et vive l'écriture ! Et le printemps !
Amitiés
poesie101 · le samedi 30 avril 2011 à 04:18
Maxime
Loïc · le mercredi 4 mai 2011 à 02:43
Merci de ton passage !
FOLIEDOUCE · le lundi 23 mai 2011 à 11:10
Loïc · le lundi 23 mai 2011 à 18:17
Amitiés
bluegirl · le dimanche 6 novembre 2011 à 17:48
ma curiosité me pousse a te demander dans quelle atmosphère as tu écrit cette délivrance?
amicalement bientôt : )
Loïc · le dimanche 6 novembre 2011 à 20:30
Bien sûr, ça veut dire que je me livre pieds et poings liés à quelqu'un qui serait un peu versé dans l'interprétation de la sémantique et des symboles ; mais ça ne me dérange absolument pas. Certaines personnes sur le site ont à l'occasion exprimé leur crainte d'être percées à jour... Moi c'est ce que j'ai toujours cherché, et si un autre y arrive avant moi, tant mieux.
Amitiés Lola !
bluegirl, · le dimanche 6 novembre 2011 à 21:32
ça ressemble un peu a un rève, et ya des types sérieux pour éclairer ces symboles, mais il me semblerait plus opportin de choisir une personne qui te connait, il me semble.
moi je souris en imaginant ton brouillon de malade!!... : )
bise de soirée.
Loïc · le dimanche 6 novembre 2011 à 23:43
Plus haut je comparais cet écrit à un jeu, ou un test de Rorschach : tout le monde y verra des choses différentes. Au bout du compte, il peut faire travailler l'esprit de différentes personnes, mais il n'y a que moi qui pourrai vraiment espérer avoir le fin mot en ce qui concerne son sens. Et encore, ça ne se fera peut-être pas si vite que ça... J'ai déjà eu des révélations concernant d'anciens poèmes... des années après les avoir écrits.
Et ça ne ressemble pas "un peu à un rêve", c'est exactement le même principe qu'un rêve ! Un bout de subconscient où rien n'est caché, parce que rien n'est pensé et maîtrisé. Pas de rempart, pas d'auto-persuasion (que tout va bien, ou que tout va mal), pas de show ; mais l'inconvénient est que c'est aussi difficile à percer qu'un rêve !
Amitiés
bluegirl · le mercredi 9 novembre 2011 à 00:06
sinon, hum...tu connais les rèves lucides?
^ ^ interessant, surtout pour moi qui tente d'apprivoiser mes rèves faute de pouvoir les dompter.
enfin, tout ça c'est du bricolage, et toi tes poèmes c'est pas du bricolage, alors...
hasta pronto! amistad. lola
Loïc · le mercredi 9 novembre 2011 à 02:25
Oups... je me calme et je désactive la touche Maj.
Oui, je connais ! J'en fais depuis un assez jeune âge. Au début, la lucidité consistait à échapper au danger en "rembobinant" le rêve pour recommencer à l'infini une scène problématique, comme on charge une sauvegarde dans un jeu vidéo. Là où certains se réveilleraient en sueur, je "rembobinais" pour recommencer ! Mais ce n'était qu'une manipulation basique...
Depuis, je suis allé beaucoup plus loin que ça, avec dans mes derniers une lucidité à 90% (certitude qu'on rêve, total accès à la mémoire éveillée et --presque total-- à la logique, et également un souvenir parfait du rêve au réveil. Et bien sûr, divinité et invulnérabilité, face à ces pauvres créatures de carton-pâte que nous donne le subconscient en rêve. Une fois, j'ai dit à quelqu'un : "une portion de l'imagination (le rêve) ne peut rien contre l'imagination entière" (à laquelle on a consciemment accès en rêve lucide, et qui rend absolument TOUTE chose possible, y compris les tours de magie les plus fourbes pour triompher à l'aise !)).
Mais ce serait long d'en parler ici. Si tu ne connais pas déjà, vois le site www.attrape-songes.com , LE forum des rêveurs lucides... tu pourras voir des interventions à moi sur divers articles... Pseudo "Loïc" bien sûr !
Quant à ta phrase de départ, "les gens t'auront influencé" : je suis quelqu'un d'extrêmement peu influençable ; mais qui pourrait complètement nier l'influence de l'autre ? Si on était né dans une grotte au Népal au lieu de vivre en France, on ne serait pas la même personne... Enfin bref, cette réflexion est un peu large, rétrécissons l'idée : d'abord, je n'aurai pas le fin mot (je disais qu'il n'y a que moi qui peux ESPERER avoir le fin mot, mais c'est une recherche qui m'apparaît... sans fin), et je ne fais confiance à personne pour me dire qui je suis en profondeur, car toutes les personnes qui s'y sont essayées, y compris une psy pendant 4 séances (avant que je l'envoie balader) ont eu tort. C'est un sentiment très étrange : on sait instinctivement que l'autre a tort quand il a tort, mais on ne sait pas exactement quoi dire de mieux que lui. La recherche personnelle et honnête reste le seul vrai moyen de progresser... Et pour en revenir au rêves lucides, je commence doucement à maîtriser le principe de la question profonde qu'on pose au rêve (ou à un des personnages). Rien de concluant pour l'instant, mais je m'améliore clairement !
En passant, je sais que je suis très péremptoire dans mes coms, et que je peux donner l'impression que mes points de vue ne sont pas discutables, mais c'est bien davantage dû à une façon d'écrire qu'à un état d'esprit. Sens-toi libre de me remettre en question à tout moment, comme tu l'as déjà fait !
Amistad Lola
bluegirl · le mercredi 9 novembre 2011 à 22:58
j'irai surement, surtout si je fais un rève particulièrement insuportable comme ça peut encore m'arriver.
je fais des rèves lucides mais surtout je m'auto persuade que mes cauchemards ont la place que je leur accorde, en tout cas dans leur intensité.
...oui on sait que l'autre a tord, non pas seulement parce qu' il a tord mais plus precisement quand sa vérité ne fait pas echo a la notre
..".la recherche personnelle et honnète reste le seul moyen de progresser"...pour toi!!...c'est tant mieux si tu as trouvé comment progresser mais cela ne s'adapte pas forcément aux autres.
moi j'ai en plus besoin d'un allié/témoin qui est quelqu'un qui me comprend d'autant mieux qu'il dit ne pas si bien me connaitre.
j'ai trouvé cette personne qui est mon psy, qui ne me devance pas dans mon travail mais qui m'aide a pas flancher. et desfois il peut arriver que ce soit deja un grand pas que de reconnaitre qu'on a besoin d'aide...
merci de me préciser que tu aprecies a ce point la discution, car même si cela parait évident, je trouve parfois ton expression, comment dire, limitée a une conception universelle a partir de ta propre vérité.
ça ne me derange pas plus que ça d'autant que tu me dis que c'est une facette...enfin c'est ce que j'ai entendu.
n'hesite pas a me dire si je suis maladroite...je n'avais pas souvenir t'avoir remis en question, mais bon ça doit être une facette bien a moi, cette fois!!
amistad Loic.
Loïc · le jeudi 10 novembre 2011 à 00:42
Maintenant, pour mon "expression limitée à ma propre vérité"... Vaste sujet !! Peut-être qu'en remontant le temps sur le site, tu auras parfois l'occasion de voir que je dis souvent (ce que je devrais dire toujours) : "Mon opinion ne vaut que ce qu'elle vaut". Je suis toujours comme un enfant, j'affirme mes certitudes... mais non seulement je sais très bien que ce faisant, je ne parle que de moi, mais en plus... mes certitudes changent parfois au fil du temps ! Pourtant je suis bien obligé de donner un point de vue, et ce sera forcément le mien, aussi imparfait soit-il. A quoi bon donner le point de vue d'un autre, d'un ami, d'une connaissance, quand on ne peut pas réellement savoir si la personne en question t'a transmis la vérité, un mensonge ou un fragment d'auto-persuasion ?
Mais tu as compris que transmettre ma vérité (ou mon auto-persuasion, mais en tous cas jamais un mensonge direct) n'est pas comme un couperet "c'est comme ça et pas autrement". J'utilise beaucoup "je pense", "à mon avis", "peut-être". Mais quand on est là pour partager, autant le faire carrément. Un être humain face à un autre, et si on ne s'accorde pas forcément au début, on en discute (et j'aime toujours me concentrer sur les similitudes plutôt que sur les différences).
Pour l'autre sujet, le recours à une psy (ou à un autre quelconque) : ne va pas t'imaginer que j'ai quelque chose contre les gens qui vont voir les psys ! Quant à avoir besoin d'aide, moi aussi j'en ai besoin (voilà pour la reconnaissance), c'est juste que j'ai tendance à m'occuper de moi tout seul... Tu sais qu'un des principaux traits de la fierté masculine est de vouloir régler soi-même les problèmes ! et j'ai la vanité d'estimer que je m'y prends pas mal, même si je suis encore un peu cassé comme tout le monde ; le moindre de mes poèmes illustre mes démons, en entier ou en extrait. Et si je fume comme une 205 diesel, c'est qu'il y a des trucs pas réglés. Mais chaque chose en son temps...
Pour les rêves lucides : attention, attrape-songes ne parle QUE des rêves lucides et rien d'autre. Tu ne trouveras aucune aide pour les cauchemars... Il semble acquis pour tous les intervenants du site en question qu'il est impossible de faire un cauchemar lucide qu'on ne puisse vaincre, dans la mesure où la lucidité donne absolument tous les pouvoirs. Pour exemple, dans mon dernier (qui date d'un mois), à un moment j'ai été agressé par une sorte de loup-garou ; en rêve normal, sa supériorité aurait été évidente et j'aurais fui ; mais en rêve lucide, je l'ai incinéré en conjurant volontairement une boule de feu. J'aurais tout aussi bien pu l'envoyer sur orbite en faisant décoller une fusée sous ses pieds... Bref, le rêve lucide est un havre total, dans la mesure où comme je disais dans l'autre com, on a toute notre imagination à notre disposition pour aborder les éventuels problèmes posés par des projections qui n'ont qu'un tout petit pouvoir. L'être entier contre une de ses manifestations partielles... y a pas photo.
Si tu repasses, ça m'intéresserait de savoir comment tu abordes tes rêves lucides. Ou alors, fais-le sur attrape-songes pour que les autres en profitent, et dis-moi où !
Amitiés !
bluegirl · le jeudi 10 novembre 2011 à 23:08
j'aime déranger l'ordre des choses mais je veux pas être maladroite pour autant, j'aime ce qui fait avancer.
pour ce qui est reconnaitre qu'on a besoin d'aide, tu peux me croire que c'est pas non plus donné non plus pour les femmes...
enfin ce que j'évoquais, c'est surtout de donner assez d'estime a quelqu'un pour penser qu'il peut faire au moins aussi bien que nous pour nous aider...
ma lucidité a moi ne me donne absolument pas tous les pouvoirs!!
...j'en serais pas ou je suis avec mes cauchemards...
pour moi, la trame est casiment toujours la même...je suis persécutée de facon plus ou moins directe, plus ou moins intense.
quand ma luciditée intervient, elle n'arrive pas a changer totalement le cours des choses, car la persécution est un vice, elle revient a un moment, affaiblie ou pas.
au mieux je la chasse pour qu'elle réaparaisse une autre nuit.
j'ai décidé de me faire une raison, pas que je baisse les bras face aux harcellements, je dirais plutôt que je tente d'apprivoiser mes cauchemards, puisque ma lucidité ne remporte aucun trophé, ou presque.
moi encore ce n'est pas si grave car je n'ai plus peur de m'endormir pour y retrouver mes reves. mais j'ai une amie qui s'autodétruit car elle se prive de sommeil de façon récurante tant ses cauchemards sont envahissants : elle revit toutes les nuits depuis 6 ans un trauma très intense qu'elle avait complètement occulté...
bon, je te parle d'elle car elle m'est très chère et que si tu pensais a quelque chose, et bien fait m'en part...mais elle fait pas de rèves lucides, veut pas de medocs ni de psy...
bon et bien bonne nuit...toi non plus tu ne dors pas beaucoup dis moi, vu les heures très tardives auxquelles tu réponds parfois?
bah je ne veux pas être intrusive, alors t'embète pas avec mes questions, c'est vraiment pas si important.
amistad Loic
Loïc · le vendredi 11 novembre 2011 à 17:56
Pour les rêves lucides : c'est un peu flou ce que tu dis ; on est bien d'accord que par lucidité, on entend "la conscience qu'on est en train de rêver", ce qui permet du coup de prendre des décisions intelligentes au lieu de subir le rêve ?
Si oui, alors je pense que pour l'instant mon Kung-Fu est meilleur que ton Kung-Fu : ta lucidité a l'air très partielle, si tu ne te rends pas compte que tu peux faire CE QUE TU VEUX. Mais peut-être que j'ai une petite longueur d'avance parce que j'écris des histoires ou des romans depuis tout jeune, et que ce qui te semblerait ridicule (comme la boule de feu contre le loup-garou) est parfaitement valable quand il faut envoyer ad patres un obstacle ! Tu devrais vraiment lire le fameux forum. Le fait d'en parler ou d'en entendre parler ouvre magiquement des possibilités insoupçonnées, quand on voit ce que les autres arrivent à faire. Tu te diras peut-être "Tiens, je n'avais pas pensé à ce tour-là".
Je me doute que tu accordes énormément de puissance à la personne qui te persécute en rêve, et tu n'aurais (pour l'instant) peut-être aucune chance de la battre en rêve normal ; mais en rêve lucide, c'est le moment de sortir l'arsenal pour lui botter le train ! Ça ne règlera rien d'un coup, mais ça fait plaisir, surtout vu que tu te souviendras de ce rêve au réveil.
Pour ta copine, je ne sais pas... Tu sais peut-être que le rêve lucide permet de poser des questions à son subconscient (je veux dire littéralement : tu peux choisir de lui parler... demander à un personnage "Qui es-tu ?" "Qu'est-ce que tu me veux ?")... donc pour quelqu'un qui a un traumatisme enfoui, ça pourrait aider... mais je crois que j'ai lu que seuls 20% des gens peuvent faire des rêves lucides.
MAIS depuis que j'en ai parlé récemment avec une connaissance, elle a fait son premier rêve lucide ! Peut-être que tu devrais en discuter avec ton amie jusqu'à ce que ça rentre !
Si elle ne veut pas de psy, pas la peine de la forcer ; comme tu disais plus haut, si on accorde du crédit aux psys, la thérapie peut marcher; mais sinon...
Allez, on en reparle si tu veux, pour l'instant je rends l'antenne !
bluegirl · le vendredi 11 novembre 2011 à 23:10
je ne fais que rarement face a mes persécuteurs...si ce n'est pour me faire persécuter!!
mais j'ai un pote qui me dit pouvoir refaire le monde et combattre la nuit obscure, un peu comme ce que
tu m'évoques. or c'est quelqu'un qui a une imagination débordante.
je suis trop sur mes gardes avec ce qui est irrationnel...pourtant!!
tu vois, j'essaie de me contenir dans ce qui me rassure, ou alors qu'est ce que je ferais là?...
ça doit être a force de recherche de sécurité interieur, ce truc vital pour un bon fonctionnement psychique et que je ne fais que découvrir.
d'ailleurs mes rêves sont à l'image de ce manque de sécurité puisque des persécuteurs j'en ai une ribambelle, et pas toujours des que je connais!
ils prennent la relève entre eux....j'aime autant le prendre a la dérision et il y a un je ne sais quoi qui me tente et qui me retient à la fois d'aller voir ce site des rèves lucides.
ouaih, je suis sifonnée...mais je me soigne!!
je donnerai le lien du site a mon amie.
je lui ai évoqué une ou deux fois de voir un psy mais mon conseil était ridicule a la mesure de sa réprobation. le problème est qu'elle ne se donne pas d'aternative à part la défonce.
je n'ai pas d'autre choix que de l'aimer telle qu'elle est, enfin pour ce qu'elle est.
n'est ce pas comme ça qu'on se reconnait entre amis(e)?
bon je vais avaler un truc, j'ai bu que du thé depuis mon petit dej...
au plaisir d'échanger,
a bientôt Loic. bise.
Loïc · le samedi 12 novembre 2011 à 08:43
Pour ton persécuteur, si tu n'arrives pas encore à faire apparaître un piège à ours juste derrière toi pendant qu'il te suit, ou à dresser une vitre d'un mètre d'épaisseur entre vous, tu n'as qu'à tenter la fantaisie la plus basique des rêves lucides : t'envoler. J'y arrive depuis le lycée, par bonds de plus en plus grands, ou en... nageant la brasse vers le haut, oui oui !
N'aie pas peur d'aller voir le site, quelle idée ! Il n'y a rien de malsain là-bas, au contraire : tout le monde partage ses excellentes expériences lucides, et les tours de magie qu'ils accomplissent... Il y en a une qui disait qu'une fois, à peine la lucidité acquise, elle a quitté l'environnement où elle était pour se téléporter sur une plage tropicale... Et quand on connaît les détails absolument impeccables des rêves lucides, par rapport au flou total des rêves normaux, elle a dû passer un bon moment !
Pour ta copine, c'est sûr qu'elle devrait freiner sur la drogue, non pas parce que c'est mauvais pour sa santé (lali lala, refrain connu), mais parce que si elle est à la base d'un naturel dépressif, elle doit multiplier les bad trips, ce qui est quand même dommage vu le prix que ça coûte. Enfin ça explique de façon claire pourquoi elle ne veut pas aller voir de psy !
A tantôt !
bluegirl · le samedi 12 novembre 2011 à 14:43
c'est déja compliqué, c'est trop souvent le cafouillage, faire avec une mémoire rafistolée, un sentiment de discociation...enfin bref, pour t'expliquer que je suis déja sur de nombreux fronts, j'ose pas, ou je trouve pas toujours l'intéret de m'investir dans des choses nouvelles...
donc pour moi, il ne suffit pas de savoir, ce qui ne veut pas dire que je ne m'interresse pas. en fait j'aurais aimé être une savante!
ça me correspond mieux de contourner/fuir que d'affronter, alors ton idée de m'envoler me donne de l'inspiration.
je ne sais pas depuis quand je vole...enfin j'ai fumé plein de truc super planant quand j'étais gamine, ça ouvre aussi des portes.
alors j'adore ce sentiment de puissance lorsque je m'élève...je devrais pouvoir faire ça, je l'espère.
mais deja je diminue l'intensité de mes cauchemards puisqu'en ce moment je n'en garde que quelques clichés, assez peu mais pas trop pour savoir que la persecution se poursuit, mais sans vraiment m'atteindre.
jusquà ce que!...
mon amie est dans un super very bad trip, je sais et je lui dis qu'il n'y a qu'elle pour changer les choses.
en attendant, elle se taille et bien sur ça me fait mal.
c'est celle pour qui tu me demandais a qui j'écrivais les quelques lignes sur mon site.
personne ne peut compatir pour elle comme moi, à moins d'avoir connu le crime..
tantôt, c'est pas une expression des gens du sud, pourtant sur ton profil t'es sur Avignon.
si tu vas sur le mien tu retrouveras ta phrase sur la diversité que j'ai vraiment aimé.
bon je bouge avant de prendre racine sur ma chaise.
au plaisir de te lire.
amistad Loic
oliverjane1950 · le vendredi 6 avril 2012 à 22:01
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950
salus · le vendredi 31 mai 2013 à 13:23
Tout bouge, dans vos salons...
un bon texte, qui laisse songeur.
Loïc · le vendredi 31 mai 2013 à 18:36
Amitiés !
salus · le mardi 4 juin 2013 à 21:56
Notre inconscient est structuré comme un langage ! (Lacan)
Métonymie / Métaphore...
Loïc · le mercredi 5 juin 2013 à 05:29
Amitiés !
lilo · le jeudi 4 février 2016 à 21:34
en tous les cas c'est vraiment impressionnant même si j'ai quasiment rien compris
faudra que je relise..un jour
bon je ressort quand même un peu moins bête de tes salons, après la lecture sur l'expérience des "chat de Schrödinger " donc merci !
Ah du coup je me demandais ta fable "la fille à la cascade"ni morte ni vivante (fontaine, arbre, esprit) ça vient aussi de la ?
bises
Loïc · le jeudi 4 février 2016 à 23:27
Pas que je sois dépressif ; mais je m'interroge sur (non pas le sens, mais) la nature de la vie humaine assez constamment !
Bises, et mes condoléances pour ta lecture ! Effectivement, venir te reposer de "Venise Engloutie" ici était la plus grave erreur possible.
spinal · le vendredi 5 février 2016 à 15:18
ok c'est parti pour l’interprétation: alors je pense que le premier paragraphe parle de la mort, après avoir vécu une vie absurde parfois la fin peut sembler tout aussi insignifiante, puis l'âme assagie retrouve sa tribu quelque part dans les multivers : les salons rouges, l'absolu le croisement des espaces temps, là ou tout devient clair ou la matière n'est plus, ou le paradoxe devient la règle, et surtout la raison; un rassemblement d'âme nue prisonnières entre deux mondes attendant leur prochains dessins, attendant une nouvelle porte, un nouvel univers, un nouveau rôle? est ce que nous sommes les maitres et juges, ou on est juste des acteurs, payés en place vers les salons bleus? blancs? vides? Et nous voilà reparti dans le cocon, intégrant notre nouvelle enveloppe elle même dans une autre enveloppe etc... et le corps doit se faire autour de ça autour de l'âme, l'âme sait toujours, le corps oublie haha nous dupons le cerveau! logique imparable même si l’exception confirme la règle! nous le dupons mais nous pouvons cohabiter et c'est le fruit de cette cohabitation qui fera le jardin de notre vie, peut être que nos maître font des essais, de simples scientifique investis d'une cause dont l'âme ne connait même pas la raison; Et si tel adn, telle localisation, telle éducation n'était pas compatible avec toutes les âmes. Peut être que nous existons justement pour le découvrir alors quand les possibilités seront épuisées nous n'auront plus lieu d'être....on devrait donc tous aller au bout de nous même, c'est pour la science!
bon voila j'ai un peu extrapolé je commence à dériver je préfère m’arrêter là. à moins que tu veuille me relancer, y a pas de problèmes ^^
lilo · le samedi 6 février 2016 à 07:37
Loïc · le samedi 6 février 2016 à 13:33
Merci de ta participation, donc, et comme je l'ai dit je suis content que ça t'ait plu. Si tu veux, il y en a un autre, mais en poème : "La Chambre de L'Oiseau Noir". Là, pareil, : bien que ce soit écrit en métrique, les images sont libres !
spinal · le samedi 6 février 2016 à 14:38
spinal · le samedi 6 février 2016 à 15:12
Spinal · le samedi 6 février 2016 à 15:31
spinal · le samedi 6 février 2016 à 15:32
Loïc · le samedi 6 février 2016 à 15:42
Immortelle... Ou "mortelle ou pas" dans l'incertitude.
Bon, maintenant tu m'excuses, mais tu me déranges dans mon entreprise de commenter présentement les poèmes récents d'une nouvelle... je crois "Spinal", un truc dans le style.
Loïc · le samedi 6 février 2016 à 16:31
Bonne référence à "Highlander."
Who wants to live forever ?
Susan* Coquelicot * · le jeudi 6 septembre 2018 à 06:10
Me voilà à lire ton texte, après avoir lu le poème de Philip …
Certes, ton texte est long à lire, je n’ai pas tout saisis, mais te connaissant un peu, je pense que c’est voulu, tu aimes le flou, tout comme Philip !
Je pense que tu as voulu parler d’un salon, peu importe la couleur …
Dans cette pièce, on y trouve des fenêtres et des portes, derrière chaque porte ou fenêtre, est une vision, sur soi, sur l’autre, sur la vie … !
Les objets posés dans le salon sont aussi le reflet de souvenirs !
Merci pour ton partage qui appelle à la réflexion ….
Ce qui a été le cas à voir tous les commentaires bien trop longs, dont je n’ai pas pris la peine de les lire !!!
Merci aussi pour le lien -la théorie derrière l'expérience de Schrödinger- Que je ne connaissais pas et qui m’a appris que cette expérience n'a jamais été réalisée …
J’en suis ravie, tu connais la passion que j’ai pour les chats !
Merci encore et belle journée à toi Loïc !
A très bientôt !
Bises amicales.
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