Voir Sur Blanc

VOIR SUR BLANC
L’être cherche un chemin par les bises cinglantes,
La flamme au creux des mains dans l’enfer des grands froids ;
Va-t-il vers ses espoirs, ou fuit-il ses effrois,
Quand seul l’inattendu peut répondre aux attentes ?
Une à une mourront les calendes sanglantes ;
Qu’un seul jour ne soit pas l’épitaphe d’un mois !
Quand le passé fourbu nous fait porter sa croix,
Il marche à nos côtés, fringant, le long des sentes…
Brûlons tous les démons, tant que l’étincelle ivre
Eclaire encore un peu les décors blancs du livre
Sur lesquels vient s’inscrire un monde à chaque pas.
Si des ponts vers l’ailleurs sont encore à construire
Sur les sables mouvants s’achevant au trépas,
Faut-il grandir avec un pleur ou un sourire ?
Lun 23 - Jeu 26 Mai 2011
L’être cherche un chemin par les bises cinglantes,
La flamme au creux des mains dans l’enfer des grands froids ;
Va-t-il vers ses espoirs, ou fuit-il ses effrois,
Quand seul l’inattendu peut répondre aux attentes ?
Une à une mourront les calendes sanglantes ;
Qu’un seul jour ne soit pas l’épitaphe d’un mois !
Quand le passé fourbu nous fait porter sa croix,
Il marche à nos côtés, fringant, le long des sentes…
Brûlons tous les démons, tant que l’étincelle ivre
Eclaire encore un peu les décors blancs du livre
Sur lesquels vient s’inscrire un monde à chaque pas.
Si des ponts vers l’ailleurs sont encore à construire
Sur les sables mouvants s’achevant au trépas,
Faut-il grandir avec un pleur ou un sourire ?
Lun 23 - Jeu 26 Mai 2011
17 commentaires
José · le jeudi 26 mai 2011 à 19:37
Loïc · le jeudi 26 mai 2011 à 19:55
Amitiés
DIDOU · le jeudi 26 mai 2011 à 20:55
marie86766 · le jeudi 26 mai 2011 à 22:45
avec un sourire ou une larme on peut construire les fondations du bonheur!!!
amitiés!!!
AFF · le vendredi 27 mai 2011 à 09:03
Très beau poème. Tout en profondeur . J'ai aimé te lire, mais le 1er quatrain m'a particulièrement touchée : de plus l'illustration est bien choisi.
Grande question que voilà !
Quelle réflexion ! Ah pour beaucoup ils auraient la réponse, mais hélas pour moi : être clairvoyant ou bien lucide en ce bas monde, j'ignore vraiment à quoi cela nous sert ?
Sûrement, est ce pour cette raison, que nous faisons et tu cites : les 2 derniers tercets.
Où allons nous ma fois, et tout ce, Pour qui, pourquoi.
Créer l'espoir, en pourtant son fardeau, à défaut de vouloir croire qu'un jour nous serons tous chaos ?
Je ne sais y répondre. Bien de gens ne se posent la question. Et nous nous la posons et n'avons pas de réponse.
J'aime te lire. Tes textes nous poussent à voir plus loin. Grande pensée, thème philosophique. Comment y voir clair ? On va où ?
Oui, les 2 tercets sont pertinents.
Merci Loïc, un écrit qui ne me laisse pas de glace. Il est très profond, et difficile de savoir !
Au plaisir prof de vous lire, tant vos écrits me touchent en une seule fois. Alors je lis, l'ai relis et les relis.
Amitiés
Excellente journée
Merci prof
AFF
http://www.mespoemes.net/alpha
imparfait · le vendredi 27 mai 2011 à 09:46
Le passé est effectivement cette ombre qui nous suit et qui parfois nous rejoint, une partie de cache-cache avec nous-mêmes!!!!!
J'aime beaucoup le dernier tercet!
Les ponts vers l'ailleurs sont toujours à construire quelque soit le pont, quelque soit l'ailleurs!!!
Alors qu'importe ses bases puisque le plus important est d'avoir envie de les construire. Le jour où l'homme n'aura plus cette pensée du renouveau alors qu'il parte vers l'au-delà car son chemin sur terre n'aura plus de sens. Rien n'est facile, rien n'est acquit alors parfois il faut une larme pour retrouver le sourire.
Un sonnet sur l'être, sur ce qu'il a été, sur ce qu'il est et sur ce qu'il aimerait être. Trois périodes, trois pensées pour les trois temps de sa vie.
Amitiés sincères Loïc.
domidom · le vendredi 27 mai 2011 à 13:12
L'homme cherche sa route, refoule ses peurs et souvent, trop souvent pour rien, il fait face à des moments de lucidité, de joie, de délire, avec quelquefois des grands désespoirs, mais l'homme à beaucoup de réflexes et grâce à ce don, il arrive à surmonter les obstacles et surtout à se sortir de biens des impasses , qui une fois de plus, le pousse dans une voie sans issue....
En vieillissant, bien des choses semblent différentes, et ce qui devient grave, c'est quand l'humain s'aperçoit qu'il n'a plus envie de se chercher, car enfin il a compris, qu'il n'y aura jamais de réponse à son questionnement , il connait depuis toujours l'issue de sa réflexion...
Ce n'est vraiment qu'en vieillissant que tout ça prend une autre dimension...
Ce sonnet est très intéressant, car réaliste...
J'ai aimé te lire mon ami...
A bientôt...
Domie...
Loïc · le vendredi 27 mai 2011 à 15:24
Larose : Malheureusement l'ombre n'est pas la "face cachée des souvenirs" pour beaucoup, mais au contraire celle qu'ils voient au quotidien. Et les regrets peuvent réellement tuer, ou ralentir, la progression d'une personne.
AFF : Ce poème reprend un peu mon récent poème, "Brin d'Herbe", qui brassait plus large en disant que les regrets pouvaient être aussi encombrants que les espoirs. Puisqu'on ne sait pas où on va, autant y aller en étant ouvert à tout, sans juger de la qualité de ce qu'on est en train de vivre par rapport à des rêves un peu fous (ou souvent formatés par la société). Pourquoi ne pas juste se laisser aller à profiter de la vie ?
Imparfait : Je crois vraiment que l'homme peut tout faire, et que construire son esprit comme il le désire n'est pas la chose la plus difficile à faire. Ma question finale est réellement ouverte, pas forcément orientée vers la réponse "Un sourire, bien sûr !!". Beaucoup sont heureux d'être malheureux, comme je te disais récemment, et ne sauraient comment aborder la vie si leur malheur devait disparaître et cesser de les faire vibrer. Mais ceux qui ressentent leur passé malheureux comme étant véritablement un piège et non une corne d'abondance ont davantage intérêt à tout mettre en oeuvre, avec acharnement, pour le laisser derrière eux et en sortir. Rien de tout ça n'est virtuel, ces digressions viennent de mon expérience intime.
Domi : L'homme se cherche, mais il ne peut pas se trouver, puisqu'il n'y a rien à trouver ; ce n'est pas une chasse au trésor, un "idéal" qu'on pourrait atteindre ; c'est une chasse au "mieux". Il faut avant tout se construire soi-même, et bien qu'on le fasse naturellement tout au long de sa vie, c'est un processus qu'on peut accélérer volontairement. Pourquoi laisser au temps le soin de guérir les blessures quand on peut, en s'y mettant vraiment, s'économiser plusieurs années, voire une vie de souffrance ?
Pour "la voie sans issue", c'est une perception à discuter : tant qu'on vit, on avance, vite ou pas, il n'y a pas de voie sans issue, c'est un concept géographique qu'on ne peut appliquer à nous-mêmes que si on le décide. On n'est jamais coincés tant qu'il y a un "après", si misérable soit-il. Et comme l'après ne s'arrête qu'à la mort...
Ce qu'on considère comme étant des erreurs (c'est-à-dire, ce qu'on VEUT considérer comme étant des erreurs) nous construisent aussi, et c'est à nous de les détester ASSEZ pour ne pas les reproduire plus tard. Alors on en commettra peut-être de nouvelles, mais rien que ça est un progrès.
Amitiés à tous, merci de votre passage !
Vincent · le vendredi 27 mai 2011 à 18:28
Cette capacité passe par l'affrontement de nos souffrances passées, par la réflexion sur nos échecs, par le ciment de nos réussites, par la volonté d'un ailleurs, encore une fois, autrement !
Rien n'est définitif et surtout pas la souffrance !
Le mérite de l'homme est de le comprendre et d'en faire la richesse de sa transformation.
Que le bonheur te guide
Vincent
http://www.mespoemes.net/vs591
Loïc · le dimanche 29 mai 2011 à 10:21
Merci de ton passage !
poesie101 · le dimanche 29 mai 2011 à 17:06
Maxime
Loïc · le dimanche 29 mai 2011 à 17:26
Pourquoi mon écriture est-elle surprenante ?
poesie101 · le lundi 30 mai 2011 à 03:15
Maxime
Loïc · le lundi 30 mai 2011 à 23:29
Merci de ton passage !
Sébastien · le mardi 21 juin 2011 à 00:32
Et l'idée de finir sur une telle question est intéressante : on se la pose vraiment sans passer à côté.
J'avoue que pour le reste du poème, j'accrochais moins : je ne suis pas un ami des rimes. Ce n'est pas propre aux tiennes, même avec Baudelaire, je n'arrive pas à "trouver" le rythme avec des rimes embrassées. Donc je n'apprécie pas à sa juste valeur, alors j'évite de commenter. Mais le final est vraiment beau.
Loïc · le mardi 21 juin 2011 à 13:19
Sébastien · le mardi 21 juin 2011 à 19:41
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