Trains De Nuit

TRAINS DE NUIT
Peu à peu sombre en la soirée
Le jour que la Terre éconduit
Surprenant l’ombre à son orée
Par des météores sans bruit
Et les flèches des trains de nuit
S’allume le cirque du ciel
S’éteint ce qu’on pensait connaître
Se met en route un carrousel
Où l'on croit une seconde être
Un spectre flou dans la fenêtre
O double brouillant les décors
Dis-moi quelle illusion tu perces
Es-tu dans ce train moi dehors
Un feu follet sur les traverses
Une goutte sous les averses
Vient le ressac ou la marée
L’heure où tout rentre où tout s’enfuit
En l’obscurité balafrée
Par des météores sans bruit
Et les flèches des trains de nuit
Le temps s’arrête au pied du monde
Où les saisons n’ont plus de poids
Un instantané que la ronde
Emporte par-dessus les toits
Des soirs aux matins un peu froids
Pourtant quelque chose s’étire
Serais-je moins mort que vivant
Pour le meilleur ou pour le pire
Chaque étoile tombe et pourtant
Une autre naît à chaque instant
Près d’une fenêtre éclairée
L’ovale d’un visage luit
Sa noirceur un temps traversée
Par des météores sans bruit
Et les flèches des trains de nuit.
Lun 25 - Ven 29 Mars 2012
Craig Armstrong, "Let's Go Out Tonight" : http://www.youtube.com/watch?v=tWj1AboQZU0&feature=related
Peu à peu sombre en la soirée
Le jour que la Terre éconduit
Surprenant l’ombre à son orée
Par des météores sans bruit
Et les flèches des trains de nuit
S’allume le cirque du ciel
S’éteint ce qu’on pensait connaître
Se met en route un carrousel
Où l'on croit une seconde être
Un spectre flou dans la fenêtre
O double brouillant les décors
Dis-moi quelle illusion tu perces
Es-tu dans ce train moi dehors
Un feu follet sur les traverses
Une goutte sous les averses
Vient le ressac ou la marée
L’heure où tout rentre où tout s’enfuit
En l’obscurité balafrée
Par des météores sans bruit
Et les flèches des trains de nuit
Le temps s’arrête au pied du monde
Où les saisons n’ont plus de poids
Un instantané que la ronde
Emporte par-dessus les toits
Des soirs aux matins un peu froids
Pourtant quelque chose s’étire
Serais-je moins mort que vivant
Pour le meilleur ou pour le pire
Chaque étoile tombe et pourtant
Une autre naît à chaque instant
Près d’une fenêtre éclairée
L’ovale d’un visage luit
Sa noirceur un temps traversée
Par des météores sans bruit
Et les flèches des trains de nuit.
Lun 25 - Ven 29 Mars 2012
Craig Armstrong, "Let's Go Out Tonight" : http://www.youtube.com/watch?v=tWj1AboQZU0&feature=related
23 commentaires
marcek · le samedi 31 mars 2012 à 11:28
Très belle plume, cher Loïc !
http://www.mespoemes.net/marcek
Loïc · le samedi 31 mars 2012 à 16:17
Ce poème est parti d'un récent trajet nocturne en voiture où j'ai été doublé par un TGV toutes fenêtres éclairées. Et partant de là, j'ai abouti de fil en aiguille à un trip métaphysique présenté du point de vue d'un des voyageurs, plongé dans la torpeur par la fatigue de la journée, et dont les pensées vagabondent. De nuit, la seule chose qu'on voit par la fenêtre d'un train est le reflet de son propre visage, et comme je suis bizarre, je me suis demandé lequel des deux était vraiment le reflet de l'autre.
J'écris ces quelques explications basiques non pas pour orienter les coms, mais pour ne pas oublier, plus tard, d'où est parti ce poème. Ce n'est qu'une base, et la libre interprétation a encore de la marge.
Amitiés !
Agrippa (Thierry Demercastel) · le samedi 31 mars 2012 à 17:22
marcek · le samedi 31 mars 2012 à 17:32
J'ai bien aimé les oppositions nuit-jour, ombre-lumière, mort-vie, enfin, un poème que l'on a plaisir à relire et à entendre chanter, car il est très musical...
http://www.mespoemes.net/marcek
Loïc · le samedi 31 mars 2012 à 19:13
Marcek : "Un bon poème est celui qui ouvre un large champ d'interprétations"... Je n'ai sans doute pas dit ça comme ça, puisque ça voudrait dire que tous les autres types de poèmes ne sont pas bons. Mais en effet, j'ai une préférence pour tout ce qui est métaphores non maîtrisées (peu importe que je les écrive en métrique ; je fais en sorte de ne pas toucher à leur essence, et il y a 1000 façons de décrire un ressenti, c'est donc aussi faisable en libre qu'en classique).
Tout ce qui ne livre pas tout sur un plateau a ma préférence grâce au potentiel de relecture. Si on prend Rimbaud : son ultra-connu "Le Dormeur Du Val", par exemple, est sans subtilités : une fois qu'on l'a lu, il est inutile de le relire, si ce n'est parce qu'il est splendide. Par contre, ses délires de "Une Saison En Enfer" sont une source inépuisable de découvertes et de réinterprétations, même si on a lu le recueil plusieurs fois. Et on peut se battre sur les significations, alors que tout le monde est évidemment d'accord sur le sens du "Dormeur Du Val".
Même pour l'auteur, c'est intéressant de faire un poème aux images non maîtrisées : du coup, il pourra se relire pour tenter de mieux comprendre, comme si le poème n'était pas de lui.
Amitiés à tous deux !
domidom · le samedi 31 mars 2012 à 22:30
Des images défilent tellement vite qu'elle se chevauchent, deviennent un peu flous, pourtant, elles forment au final un magnifique tableau, irréel peut être, comme un peintre qui ne sait pas encore harmoniser ses couleurs....
Comment suivre ce train, qui fuit sans même savoir où il va s'arrêter, car il roule, roule, mais où donc est sa destination???
Ce visage qui se reflète, a t'il un nom???.
Est-ce le tien, un compagnon de voyage, un esprit qui flotte dans le coeur des ténèbres, ou simplement une illusion....
Une lecture d'où émergent plusieurs ressentis, un train qui vous fait frissonner et vous conduit vers l'étrange....
Amitiés....Domie....
http://www.mespoemes.net/domidom
oliverjane1950 · le dimanche 1 avril 2012 à 00:27
Mon ressenti est étrange...une personne apeurée sortie d'un rêve cauchemardesque, essayant de retrouver ses esprits, assit au bord de son lit. Tu fais allusion aux vitesses insensées des étoiles et la langueur de l'observateur. Je résumerais en quelques mots : qui suis-je, où suis-je dans ce labyrinthe de la création ? Qui fait ! que je peux dire, j'existe ? Si j'osais, je dirais que tu flirts avec la relativité d'Einstein... et bien d'autres mystères que la raison ne peut appréhender. Puisque nos questions, n'auront que des réponses... La dernière phrase n'est pas de moi ! Mais je la trouve immensément profonde...Ne pas avoir de réponse est quelquefois la meilleure des réponses... Mes amitiés. Oliver
Loïc · le dimanche 1 avril 2012 à 06:05
Pour ce qui est du visage, je ne sais pas trop où j'allais : le subconscient peut-être, l'ultime interlocuteur ? Enfin bref, je ne sais pas si le poème pose de vraies questions (et il n'y répond sûrement pas !), mais c'est tant mieux si le travail d'atmosphère t'a stimulée...
Oliver : Avec le cauchemar, le lit, etc, tu n'es vraiment pas loin ! J'étais bien malade Lundi quand j'ai commencé à écrire ce poème tant bien que mal au milieu d'un semi-coma fiévreux (faut bien s'occuper quand on est coincé à la maison), et c'est donc normal que ces vers soient sombres et stressés au début (j'allais mieux à la fin !).
Oui, il y a certainement un thème de la vitesse paradoxale là-dedans, et peut-être que combiner une impression de vitesse élevée avec une impression de lourdeur illustre la subjectivité de la perception (surtout quand on a 39 de fièvre).
Quant à ta citation, je ne l'ai pas retrouvée sur Google. Ce ne serait pas plutôt "Nos questions n'auront PAS de réponses" (vu ce que tu dis plus loin). Quoi qu'il en soit, réponse ou pas, j'aime me dire que la métaphysique ne sert qu'à garder l'esprit humain éveillé, et c'est déjà pas si mal. Après, est-ce que dans ces cas-là c'est vraiment important de trucider la rêverie avec des réponses qui n'en sont pas, ou de se torturer sans fin, je pense qu'on est d'accord que non. En 2002, pendant l'écriture d'un roman (inachevé), j'avais ce dialogue entre un vieil homme et une jeune fille :
"A la fin de votre vie, vous ne saurez toujours rien, mais vous aurez peut-être compris une chose...
-- Laquelle ?
-- Qu'il ne faut pas que cela vous empêche de dormir la nuit."
Basique, mais si je m'en souviens encore, c'est que ça me parlait bien.
Si tu veux voir un vrai délire cinglé concernant d'autres paradoxes, tu peux toujours lire "Les Salons Rouges", ici sur Cellox. J'en ai d'autres, mais celui-ci est le summum du "n'importe quoi qui veut dire quelque chose".
Mes amitiés à tous deux, merci de votre implication !
oliverjane1950 · le dimanche 1 avril 2012 à 09:57
Quand j'ai entendu ou lu ( je ne sais plus ) : " puisque nos questions, n'auront que des réponses... ". Je l'ai compris ainsi : A se poser des questions, leurs réponses appellent à d'autres questions etc... On tourne souvent en rond sans posséder "La "réponse idéale en ce qui concerne, le Moi, le Je, l'âme, la Vie, qui sommes-nous...
La seule chose accessible est peut-être l'Amour sous forme d'ivresse, d'extase au plus haut degré... Et je ne doute pas un seul instant des personnes qui y parviennent, n'aient plus envie de vivre ce monde ! où tout est frelaté...Avec des mots différents nos avis sur le sujet sont sensiblement les mêmes. Je prêcherais pour une vie simple, respectueuse de l'autre, de la différence physique, intellectuelle artistique etc. Oui les questions-réponses sont plus pour former l’esprit qu’une réponse exacte ( où l’ego s’en donnerait à cœur joie ) à moins que cette exactitude soit perçue avec sagesse. Que faire de mieux... Ceux qui prêchent "au nom de ...", je m'en méfie !
Bon rétablissement.
Amicalement. Oliver
bluegirl · le dimanche 1 avril 2012 à 19:18
... et la nuit car là l'ambiance du train devient carrément mystique, l'intériorité s'étirant sur le tracé des rails à se demander si l'extérieur aussi éphémère qu'indomptable ne nous appartient pas...
amitiés Loïc.
lesprosesdeslim · le dimanche 1 avril 2012 à 21:11
c'est un très joli poème qui évoque pour beaucoup d'entre nous une impression de déjà vu et de déjà rencontré.
"Roule au loin, roule oh train des dernières lueurs,
les soldats assoupis que ta danse secoue
laissent tomber leur front et fléchissent le cou
ceux là sentent le tabac, l'haleine et la sueur...(Louis Aragon).
Outre cette image très pathétique de l'intérieur d'un train où tout semble fonctionner comme depuis la nuit des temps, il y a, celle, plus riche et plus suggestive sur le plan de la créativité poétique qui prédomine majoritairement dans ce poème : l'image de ce visage sombre, par intermittence éclairé par de silencieux météores et qui n'est en fait que le renvoi obscur de notre propre visage, ce qui confère à tes écrits une portée strictement philosophique...
"Dés lors que l'on croit avoir tout remis en place,
est-ce vraiment nous que l'on voit dans la glace?"( Louis Aragon).
Je suis conscient cher Loïc que mon commentaire reste une parmi les innombrables interprétations que l'on peut faire de ce beau poème et ce n'est probablement pas la meilleure. C’est sans doute en cela qu'il demeure très intéressant. Amicalement. Slim.
Loïc · le dimanche 1 avril 2012 à 22:20
Lola : "Se demander si l'extérieur aussi éphémère qu'indomptable ne nous appartient pas..." C'est intéressant ça ! Moi, j'aurais plutôt tendance à imaginer la disparition de l'univers, jusqu'à ce qu'on sorte du train, mais toi, tu te vois régner sur l'extérieur... J'imagine que c'est dû au fait qu'on se sent la seule personne au monde, et qu'on absorbe l'environnement...
Slim : Coïncidence, tu cites Aragon à deux reprises, or il se trouve que j'ai repris la structure en quintains octosyllabiques ABABB de "J'Arrive Où Je Suis Etranger" (poème sur la vieillesse, donc bien sûr le thème n'a rien à voir).
Bien vu pour le visage et les interrogations sur l'identité ; ça au moins, je l'avais fait exprès, en passant du soir sombre à la nuit noire, pour arriver enfin à la noirceur du visage (ou les méandres de l'âme) dans le dernier quatrain ; donc on va de l'extérieur à l'intérieur. Ton interprétation est donc bonne ! Bien que ce ne soit pas la seule chose à débattre, puisque si tu as lu les autres coms, tu as pu remarquer que d'autres personnes ont parfois été davantage marquées par d'autres éléments du poème. Ne t'excuse jamais pour ta vision d'un poème ! Si pas grand-chose n'y est clair et définitif, ton opinion est une pierre importante à l'édifice du partage et de la discussion.
Amitiés à tous trois, merci d'être (re)passés !
bluegirl · le dimanche 1 avril 2012 à 23:12
l'avantage avec le train, qu'il soit de jour ou de nuit, c'est donc surtout un sentiment de paisible puissance.
amitiés Loïc.
Loïc · le lundi 2 avril 2012 à 00:58
Bises Lola !
imparfaitlibre · le lundi 2 avril 2012 à 19:36
Si le visage qui nous observe dans la vitre est bien le notre ou celui de notre double ou celui de notre conscience!!!
Je me suis surprise à regarder dans les yeux de ce double un peu flou pour y trouver une certaine vérité sauf que je ne savais pas qu'elle vérité je cherchais vraiment.
Les lumières de l'extérieur finissent par se mélanger avec celles de l'intérieur ce qui donne une sensation de liberté, de légéreté et d'osmose avec la nuit dans le calme parfait et avec pour seul bruit celui du train qui "ronronne" en sourdine.
Notre esprit s'égare facilement dans les trains de nuit alors que ce train nous mène forcément quelque part mais où?
Une destination connue où un voyage inconnu?
D'une ville à une autre ou simplement d'un esprit en quête de recherche spirituelle?
Cette ambiance fond au fur et à mesure que le jour se lève et c'est là qu'on réalise toute la beauté et le charme de la nuit qui transporte et envoûte autant que ton train de nuit.
J'aime beaucoup la forme de ton poème parce qu'il ajoute ce petit plus à la magie des métaphores...
Amitié sincère Loïc.---
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
Loïc · le lundi 2 avril 2012 à 20:17
Peut-être que tu nous écriras ta propre expérience un de ces quatre ! Reviens-nous vite !
Sincères amitiés !
bluegirl · le mercredi 4 avril 2012 à 18:47
Quand on a tous les éléments à portée de vue grace au jour et bien ça fait planer...et oublier qu'il y a une destination!
bises.
Loïc · le mercredi 4 avril 2012 à 18:55
"Déréalisation", j'apprends un mot ! Mais j'ai cherché son sens, et je comprends.
OK, je vosi que la lumière est importante dans le phénomène de contrôle de l'environnement : on voit tout, donc "on sait tout", en quelque sorte ; rien n'est caché et ça rassure.
Ce qui ne m'empêche pas d'être surpris : j'aurais cru, vu tes poèmes, que c'est ce qu'on ne voit pas et qu'on comprend mal qui t'intéresse. Mais peut-être que justement, tu parles ici de prendre parfois des vacances après les fouilles intérieures. On ne peut pas tout faire, ni le faire en même temps.
Bises !
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le dimanche 22 avril 2012 à 10:58
Ah que n'ai-je rêvé à cet Orient Express qui emportent les amants qui s'étreignent dans la nuit tandis que le train les emmène pour Venise. Eh bien ton "météore sans bruit" est une autre vision de ces mystères ferroviaires dont on rêve de percer les secrets, tant qu'ils ne nous emportent.....La nuit est un miroir qui reflète nos rêves égarés, de voyageurs.....égarés, tandis que se répète le rythme métalliques du train sur les rails. C'est l'heure, suspendue où la pensée voyage au plus intime de notre être......à moins qu'elle ne se fige comme tes deux superbes vers que j'adore "Le temps s’arrête au pied du monde/
Où les saisons n’ont plus de poids".
Un talentueux exercice poétique, mon cher Loïc, sans flatterie aucune.
Ah, j'ai retrouvé les paroles d'un night train chanté par James Brown. Différent, mais comme tu le sais, ça me rappelle des souvenirs :
"Night train
Miami, Florida
Atlanta, Georgia
And I don't get to New Orleans
Whole in a roof
Night train"
Amitiés Loïc. PHILIP, the roadrunner.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
Loïc · le dimanche 22 avril 2012 à 12:30
Sur légèrement le même sujet, j'ai écrit une prose vécue en tous points, "Brève de Là-Haut" (3 Juillet 2010), qui se passe dans un avion vers l' Île Maurice (la photo qui accompagne l'écrit est de moi). Personnellement je n'ai pas beaucoup d'amour pour les trains, mais j'adore les voyages en avion... je suis davantage un "skyrunner" dans l'âme, même si ça fait maintenant des années que je n'ai plus quitté le sol...
J'irai écouter la chanson de James Brown... Pour illustrer musicalement ce poème, j'avais un large choix, et j'ai failli mettre un Massive Attack (ambiance lourde et léthargique assurée !) mais finalement j'ai opté pour ce titre de Craig Armstrong (le keyboardiste de Massive Attack !) qui "arrangeait" un titre de Paul Buchanan. La chanson n'a rien à voir avec les trains, mais c'était l'ambiance que je voulais illustrer, pas le sujet.
Amitiés Philip ! Merci de ton passage !
Sébastien (Altlivia) · le lundi 11 juin 2012 à 17:29
Loïc · le lundi 11 juin 2012 à 18:36
J'adore Tim Burton, et j'ai eu écrit des choses très sombres en prose (à rendre rigolote la mort en comparaison avec elles), mais en général mes poèmes sont immunisés contre le sombre... Celui-là, par contre, est en effet plus sombre et tourmenté que le reste (comme je le disais dans un com, j'avais 39 de fièvre quand je l'ai commencé... et des fois on se demande pour Tim Burton quand on voit certains de ses films).
Il faudra revenir nous poster des poèmes !
Amitiés
Loïc (coms du repost de 2016) · le mardi 15 mars 2016 à 12:17
Hello Loïc. Je ne me souviens plus si j’avais commenté ce poème quand je suis arrivé.
Alors je ne retourne pas sur l’original, je le ferai « après ».
Le thème du/des météores et de ces trains de nuits (aux hublots éclairés) qui filent dans la nuit est intéressant. Me permets-tu un ressenti, une « critique » (il est bon de dire ce que l’on pense d’un poème et ne pas systématiquement dire qu’il est super, même si c’est vrai) sur ton écrit ? Il est vraiment intéressant, maiiiiis ce n’est pas l’un de tes meilleurs. Je suis donc dans un peu (enfin… « pouvait ») mieux faire. Enfin, ce n’est surtout pas un poème très banal, faut pas exagérer (je viens d’aller le re-relire) : par exemple, je n’ai pas un grand feeling pour l’usage du verbe « sombrer » au premier vers. Mais ce n’est qu’un feeling perso. Avant-dernier quatrain : le « serais-je moins mort que vivant » que je trouve bien, est peut-être appauvri avec un « pour le meilleur et pour le pire » qui suit.
Mais, rassure-toi, il y a des trucs très très bien/beau.
Déjà la thématique récurrente des météores (ça me rappelle les rares météorites que nous avons pu observer sur ma terrasse, une nuit d’août dernier) me plait beaucoup.
L « ô double brouillant les décors » est très intéressant pour son aspect méditatif ; Tout comme une expression, en apparence une simplicité poétique, maiiiiis….comme « le temps s’arrête au pied du monde ». Moi ça me remue (ça m’aurait peut-être encore plus remué avec une majuscule au T de temps, ah, ah !!!).
Nooon, je ne peux absolument pas dire que c’est un de tes poèmes moyens, mais ce n’est pas le meilleur. Je l’ai simplement imaginé un peu plus schiadé (je connais ça, tu le sais, Mes poèmes qui auraient mérité d’être schiadés).
(…) Last, but not least, je viens seulement d’aller lire maintenant le com’ que je t’avais fait au moment de ton post initial : si ça te dis, tu iras voir. Totalement différent, mais un petit quelque chose de commun dans l’analyse. Amitiés, Loïc. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
guillaume le jeudi 25 février 2016, à 14:05
bonjour loic,poème tres intéréssant,et riche en saveurs.un doux voyage dans un train de nuit,avec les météores qui tombent.décor de la nuit en mouvements,le train,et les météores.c'est beau.merci pour cette lecure.amities loic.
Stella le jeudi 25 février 2016, à 20:10
Bonsoir Loïc,
La nuit t'a bien inspiré !
Merci pour ce poème.
Bises.
Stella.
http://www.mespoemes.net/stella
mespoemes.net/bluegirl le jeudi 25 février 2016, à 20:39
Un poème qui a déjà généré des échanges intéressants en com à l'époque. Cette fois, je relève juste les vers qui font un "tuiillllt" particulier :
Le deuxième quatrain, un régal !
Et puis : "Le temps s’arrête au pied du monde
Où les saisons n’ont plus de poids".
Un plaisir de se retrouver entre deux de tes mondes !
Bises, Lola.
domidom le jeudi 25 février 2016, à 21:17
J'ai toujours été effrayé à l'idée de prendre un train de nuit, ceci m'est arrivée, sur des courtes distances,(Poitiers-Tours) par exemple... Pendant la durée du voyage, je regardais pas la vitre et la vue du ciel m'emportait dans des délires incroyables...
Lorsque le train stoppé, je me demandais où il pouvais bien arrêter sa course, et toi, tu viens de me donner la réponse.....
(Au bout du monde).....
Je crois que c'est ainsi qu'il faut l'imaginer, roulant vers l'infini....
J'ai aimé ce petit voyage....
Je t'embrasse, Domie...
Loïc le dimanche 28 février 2016, à 02:20
PHILIP : Bah non, ça n'est pas mon meilleur poème ; personnellement, de mon point de vue, question reposts j'ai commencé soft, puis il y a eu une apogée avec "Les ubes d'Argent", et maintenant ça redescend. Je disais à Lilo que ça allait très vite s'arrêter. Plus de matériau. J'ai 80+ en nombre de poèmes, tous traités avec beaucoup de temps et de sérieux, mais si le résultat est naze à mon sens, pas de repost. Ce qui n'empêche pas des gens (ils se reconnaîtront) d'en louer certains que je n'aime pas, et je respecte leur feeling !
"Sombrer", tu n'aimes pas ? Pourtant c'était parfait (contrairement à bien d'autres choses dans le poème). Il y a l'idée d'effondrement dans le noir (puisqu'on parle du soir). Et le double sens que le verbe contient dans tous les cas de son emploi.
"Pour le meilleur ou pour le pire" est en fait lié au vers suivant, pas avec le précédent. La confusion est à cause du fait que j'ai choisi de ne mettre aucune ponctuation dans ce poème, pour renforcer le côté las/rêveur. Méditatif, comme tu dis. Sorry for the f***ing non-punctuation !
Thanks, bye, see you !
Loïc le dimanche 28 février 2016, à 02:23
GUILLAUME : J'ai fait un parallèle grandiose/terre-à-terre entre d'éventuelles étoiles filantes et les trains de nuit qui filent et disparaissent très vite.
STELLA : Merci de ton appréciation !
Et bonne nuit à tous deux !
Loïc le dimanche 28 février 2016, à 02:26
LOLA : Le deuxième quatrain essaie d'exprimer le détachement total qu'on a avec le monde réeel dans un train de nuit, surtout quand on est bien fatigué. Il y a un moment où plus rien ne compte que l'obscurité et... le visage dans la fenêtre, à la rigueur.
Mais il y aurait d'autres interprétations moins directes. Tu connais ma fascination pour la nuit.
Bises !
Loïc le dimanche 28 février 2016, à 02:30
DOMIE : Tu as tout compris ; en ce qui me concerne, j'enlèverais juste le côté peur. Tout ce qui me détache de la réalité me touche, surtout en cas de situations où les détails deviennent minimaux par manque de lumière. Se retrouver face à soi-même un instant, c'est passionnant. Pas forcément génial -- le poème est en mode spleen -- mais ça fonctionne toujours.
Bises Domie !
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