La Bavarde, La Lune, Le Baiser et Moi

Réminiscence vieille de plus de 10 ans,
exagérée pour l'effet !
LA BAVARDE, LA LUNE, LE BAISER ET MOI
Assis sur un banc sous la Lune,
C’est ce soir que je vais oser
Fermer l’espace avec ma brune
… Dès qu’elle arrête de causer.
Ami, si tu veux tout savoir
Sur la politique étrangère,
Les chats, Facebook ou le pouvoir,
Prends ton billet pour la croisière !
Pas un journal, une émission,
Ne dira la Grande et Petite
Histoire, avec tant de passion
De verve, d'âme et de mérite !
Même un banquet de l’oncle André
A droit à son ragot épique :
Il a fini nu dans le pré,
Blindé comme un char soviétique.
Hier une copine a dit oui,
Bague au doigt pour fille à vue basse
Avec un diamant si bouffi
Qu’ils ont dû prendre un monospace ;
Et moi je fais mes mots croisés,
Le quatre vertical me coince :
C’est « On l’attend un peu blasés
Sur un banc », en six lettres, mince !
J’aimerais bien placer un mot,
Mais il faudrait l’âme héroïque
Des soldats quittant leur bateau
Devant le Mur de l’Atlantique !
Retenant mon entrée en piste,
J’écoute errer son marketing :
Anti-argent, voire anarchiste,
Mais je sais tout sur son shopping.
Une heure après, j’ai ma leçon
Sur les contras de Colombie ;
Moi je résiste à ma façon
Et nourris d’espoir ma lubie.
Bientôt elle a refait la Terre
Et tous ses pays un par un,
Texté des plans au ministère ;
Je suis toujours dans le pétrin.
Elle a loué la vie de rêve
Des braves plongeurs de Palau ;
Je ne demande qu’une trêve,
Un simple regard vers là-haut,
Là-haut où la Lune s’en va,
Convaincue que l’affaire est cuite
Et que je serai toujours là
A l’aube à écouter la suite…
Elle a piétiné du Staline
En un pamphlet pro-libéral,
Et prophétisé que la Chine
Allait couler l’ordre mondial,
Elle a brimé le trader preste,
Couvert le déclin du panda ;
Faut l’arrêter avant la peste
Ou le massacre au Rwanda !
***
Et la Lune n’y croyait guère,
Partie pour se cacher d’ennui,
Mais notre activiste anti-guerre
Fut bâillonnée en cette nuit :
Si c’est sa conviction suprême
Qu’il faut embrasser ses credos,
J’ai choisi mon credo moi-même
En respectant nos idéaux,
Et sous la foule des étoiles
Plus dense qu’au drapeau chinois,
Elle m’a peint une ou deux toiles
Au rouge vif sur mon minois !
Puis la parole revenue,
La flamme a conquis l’échafaud :
« C’était ton vœu, dit l’ingénue,
Pourquoi ne l’as-tu fait plus tôt ? »
Lun 15 Octobre 2012
exagérée pour l'effet !
LA BAVARDE, LA LUNE, LE BAISER ET MOI
Assis sur un banc sous la Lune,
C’est ce soir que je vais oser
Fermer l’espace avec ma brune
… Dès qu’elle arrête de causer.
Ami, si tu veux tout savoir
Sur la politique étrangère,
Les chats, Facebook ou le pouvoir,
Prends ton billet pour la croisière !
Pas un journal, une émission,
Ne dira la Grande et Petite
Histoire, avec tant de passion
De verve, d'âme et de mérite !
Même un banquet de l’oncle André
A droit à son ragot épique :
Il a fini nu dans le pré,
Blindé comme un char soviétique.
Hier une copine a dit oui,
Bague au doigt pour fille à vue basse
Avec un diamant si bouffi
Qu’ils ont dû prendre un monospace ;
Et moi je fais mes mots croisés,
Le quatre vertical me coince :
C’est « On l’attend un peu blasés
Sur un banc », en six lettres, mince !
J’aimerais bien placer un mot,
Mais il faudrait l’âme héroïque
Des soldats quittant leur bateau
Devant le Mur de l’Atlantique !
Retenant mon entrée en piste,
J’écoute errer son marketing :
Anti-argent, voire anarchiste,
Mais je sais tout sur son shopping.
Une heure après, j’ai ma leçon
Sur les contras de Colombie ;
Moi je résiste à ma façon
Et nourris d’espoir ma lubie.
Bientôt elle a refait la Terre
Et tous ses pays un par un,
Texté des plans au ministère ;
Je suis toujours dans le pétrin.
Elle a loué la vie de rêve
Des braves plongeurs de Palau ;
Je ne demande qu’une trêve,
Un simple regard vers là-haut,
Là-haut où la Lune s’en va,
Convaincue que l’affaire est cuite
Et que je serai toujours là
A l’aube à écouter la suite…
Elle a piétiné du Staline
En un pamphlet pro-libéral,
Et prophétisé que la Chine
Allait couler l’ordre mondial,
Elle a brimé le trader preste,
Couvert le déclin du panda ;
Faut l’arrêter avant la peste
Ou le massacre au Rwanda !
***
Et la Lune n’y croyait guère,
Partie pour se cacher d’ennui,
Mais notre activiste anti-guerre
Fut bâillonnée en cette nuit :
Si c’est sa conviction suprême
Qu’il faut embrasser ses credos,
J’ai choisi mon credo moi-même
En respectant nos idéaux,
Et sous la foule des étoiles
Plus dense qu’au drapeau chinois,
Elle m’a peint une ou deux toiles
Au rouge vif sur mon minois !
Puis la parole revenue,
La flamme a conquis l’échafaud :
« C’était ton vœu, dit l’ingénue,
Pourquoi ne l’as-tu fait plus tôt ? »
Lun 15 Octobre 2012
22 commentaires
oliverjane1950 · le lundi 15 octobre 2012 à 23:05
Texte original !!!
J'ai beaucoup aimé...
Amitiés Loïc.
Oliver
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950
larose · le mardi 16 octobre 2012 à 10:46
Je t'appelle dorénavent Désiré!!!LOL!!
Je suppose c'était le rendez-vous avec ta belle ou les étoiles scintillent merveilleusement, ou la lune cligne ses yeux comme une rose épanouit, le parfum de ses cheveux vole et caresse ton visage, hummm, hummm, comme c'est romantique, mais bon, on ne peut pas tout avoir, avec de la patience et après c'est dans la poche!!! LOL
Merci pour ce beau partage!!! Bonne journée
Biz
domidom · le mardi 16 octobre 2012 à 11:51
Au moins, ces bavardages t'ont permis de faire le tour de la terre, c'est déjà ça, imagine si elle n'avait su que parler chiffons et autres niaiseries....
Au plaisir de te lire, hélas, tu te fais si rare....
Amitiés....Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
Loïc · le mardi 16 octobre 2012 à 17:54
Larose : J'étais plutôt désirant, là. Et pour ce qui est des cheveux qui volent, il valait mieux faire attention parce qu'elle avait des dreads, et les dreads ça fait mal quand ça t'arrive dans la figure. Sinon, c'était à peu près ça.
Domie : Bon, tu as compris, les mots croisés étaient juste une blague. Pour le reste, j'ai bien eu droit à tout ce qui était révolution du peuple face au capitalisme et à l'oppression, mais j'ai eu aussi droit aux chiffons. Je n'ai rien inventé quand j'ai dit "anti-argent, voire anarchiste, mais je sais tout sur son shopping". A la fac, on sort les grandes idées aussi facilement que le portefeuille.
Amitiés à tous trois, merci de votre passage !
bluegirl · le mardi 16 octobre 2012 à 20:31
je me dis que s'il elle avait une telle tchatche, c'est qu'elle avait trouvé quelqu'un pour l'écouter...ça aussi ça se perd de nos jours!
c'est bien agréable de lire un peu de légèreté, au plaisir...
worrell02 · le mardi 16 octobre 2012 à 20:49
Amitié
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02
claude · le mardi 16 octobre 2012 à 22:44
Sacré Pierrot ce Loïc !!
Loïc · le mercredi 17 octobre 2012 à 01:13
Ivy : Tu peux écrire la suite si tu veux ! Tant que tu ne me fais pas dire "La viande, c'est meilleur quand c'est cuit" ou quelque chose dans le genre.
Claude : Là, j'étais plutôt sur le banc de touche (après, ce qu'on touche sur le banc ne te regarde pas). Mais j'ai fini par entrer sur le terrain... pendant les prolongations.
Mais please, ne mentionne plus le groupe I******** sur mon espace personnel. Je suis très tolérant : j'aime les pneus crevés, les frelons et les dictateurs ; mais même moi j'ai mes limites.
Amitiés à tous !
José · le mercredi 17 octobre 2012 à 09:26
Pour ma part, dans une telle situation, il est probable que j'aurais eu la réaction de la lune:
L'éclipse. ;-) Amitiés.
larose · le mercredi 17 octobre 2012 à 12:25
Il paraît qu'on peut publier 5 à 6 poèmes par jour???
Biz
Philip de Berg (ROCK'N ROLL GARDEN) · le mercredi 17 octobre 2012 à 12:42
Allez, chapeau Loïc. Fais-toi moins rare pour nous écrire plus souvent des trucs sympa. Perds pas un temps fou à faire entrer à faire entrer dans le crâne de des élèves la règle du "for, since, ago". Mets-leur à tous un 8,5/20, ou un C+ pour les encourager. Ils seront bien content, et consacre-toi à la poésie (la belle et sérieuse et celle pour "déconner"). Amitiés. Philip.
Loïc · le mercredi 17 octobre 2012 à 13:11
Larose : Tu as vu ça où ?? Si tu parles de Luc, je l'ai averti hier, sur son dernier poème.
Philip : Oui, c'est sur Cellox2, parce que même si c'est un peu tendre, c'est avant tout de l'humour. Pour ce qui est de la définition du quatre vertical, la réponse est dans le titre du poème !
Merci de m'avoir appris l'existence du Tartarstan, je n'étais pas encore assez briefé sur les pays plus petits que le Territoire de Belfort. Mais tu me charries avec Fernando Calabras, qui n'existe pas ! Quoi que c'est peut-être à cause du secret défense qui entoure sa captivité tandis qu'il est "injustement emprisonné dans les geôles fasciiiistes" (tu citais les Inconnus, hein ! Sauf qu'il s'agit en réalité d'Abdel Chémoul, pas de Fernando Calabras).
T'inquiète pour mes élèves, je pratique en ce moment la pédagogie au coup de boule ; les leçons rentrent plus vite dans le crâne.
Amitiés !
larose · le mercredi 17 octobre 2012 à 18:06
belespoirs · le mercredi 17 octobre 2012 à 21:29
http://www.mespoemes.net/belespoirs j'aime beaucoup ce poème ou se mêle gaité , jeunesse , humour ... et aussi Amour ! c'est subtil et agréable à lire
merci !
Amitiés
claude · le jeudi 18 octobre 2012 à 00:23
Loïc · le jeudi 18 octobre 2012 à 03:32
Belespoirs : Content de t'avoir amusée un peu !
Claude : Il y a malentendu : le fameux "groupe" dont je ne veux plus entendre parler, c'est... le groupe Indochine, que tu citais, et dont j'avais masqué le nom avec des astérisques dans ma réponse...
Et voilà ! regarde ce que tu viens de me faire faire : maintenant ce nom est présent DEUX fois dans les coms de mon poème ! N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Pas de souci informatique ou d'usurpation donc !
Amitiés à tous !
Imparfait · le lundi 22 octobre 2012 à 20:08
"mais c'est quand qu'il va me clouer le bec?"...
Les hommes, vous ne comprendrez jamais les attentes des femmes, elles sont prêtes à vous saoûler de mots pour un baiser, mais là, il faut avouer qu'elle à fait fort avec l'histoire du panda bouffi qui finit nu dans le prè parce qu'il n'a plus d'argent pour faire du shopping à cause de sa croisière en monospace sur le mur de l'Atlantique alors qui devait juste se rendre en Colombie pour conduire Staline à l'échafaud suite au vol de deux toiles aux chinois, il y a effectivement de quoi voir rouge!!!!!
Avec les années et le recul, tu as compris que les femmes aiment la broderie mais sais-tu si les chinois ont retrouvé les toiles en question? Ce serait dommage d'avoir condamné Staline pour ça!!!!
En tout cas, je me suis bien amusée en te lisant.
Grosses bises et peut-être à plus tard dans la soirée mon Lolo.
Loïc · le mardi 23 octobre 2012 à 01:33
Les Chinois n'ont pas retrouvé les toiles. Je les ai diluées avec du Pouss'Mouss. Tu ne peux pas aller en cours maquillé en Indien.
Je déconne, elle ne mettait même jamais de rouge à lèvres !
Bises, à un de ces soirs !
salus · le dimanche 14 juillet 2013 à 23:33
Bien,bien,
je vais venir trainer un peu ici, moi...
Ça a l'air rigolo !
A plus tard,
Salus
Loïc · le vendredi 19 juillet 2013 à 17:46
Amitiés Salus !
gudrun · le samedi 11 avril 2015 à 16:10
En ce temps-là
Je vivais dans la Lune
Mère de la sérénité
Je créchais aux cratères
En troglodyte sélénite
Mon unicorne fumerollait
Je cueillais des cailloux
Des blancs des blue
Tout chaud pondus
Pour les gober
J’en remplis tant
Devins si pleine
Que du firmamant
Je déchus
Sidérolithe sidérée
J’atterris atterrée
Sur ce sol-ci
Un lune-di
Pierre de foudre
Lapidaire
Météorisque
Déphasée
Las ! je ne peux plus raluner
A nuit dans les lacs d’ombre
Je plonge à mon astre de vie
La mère lune qui m’ensombre
Dans ses marées
Je hais le jour quand pipistrelles
En mon cerveau battent de l’elle
Je marche à côté de mes ailes
Je vole à côté de mes pieds
Et tandis qu’en soleil les astres vont de bronze
Moi j’haime à lunaison
Loïc · le dimanche 12 avril 2015 à 13:04
Amitiés !
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