Virgule (la petite voisine)

Elle pose, sur le salon de jardin,
Se lèche négligemment, regarde au loin.
Elle a l’assurance de celle qui sait
Qu’elle recevra bientôt son lait.
Elle fait sa belle, elle ronronne,
S’étire et baille ou se pouponne ;
Me témoigne de son amitié,
Enlacée tendrement contre mes mollets.
Elle est un peu farouche,
Elle n’aime pas trop qu’on la touche.
Les câlins, c’est selon ses envies,
Et toujours avec parcimonie.
Fière et mutine, elle sait rester féminine
Malgré tous les matous qu’elle domine.
Elle gronde, elle crache, les remet en place,
Quand ils envahissent un peu trop son espace.
Tous les matins, quand j’ouvre mes volets,
J’la vois déjà qui pointe le bout d’son nez,
Sa visite, je l’attends, je l’apprécie,
Comme un rituel, une cérémonie ;
Comme une chose naturelle
Faisant partie de ma vie,
Faisant partie de mon décor,
Même si elle reste toujours dehors.
Et on s’observe, on s’respecte.
On s’regarde, on s’accepte,
De longs échanges silencieux,
Des mots dits juste avec les yeux.
Plus tard, elle retourne veiller sur son territoire,
Nonchalante, en haut de la balançoire,
Ou tapie dans un coin de verdure,
En rêvant à de nouvelles aventures.
C’est sûr, elle reviendra demain matin…
(Aout 2010)
Ma petite voisine nous a quitté le 03.06.19
Se lèche négligemment, regarde au loin.
Elle a l’assurance de celle qui sait
Qu’elle recevra bientôt son lait.
Elle fait sa belle, elle ronronne,
S’étire et baille ou se pouponne ;
Me témoigne de son amitié,
Enlacée tendrement contre mes mollets.
Elle est un peu farouche,
Elle n’aime pas trop qu’on la touche.
Les câlins, c’est selon ses envies,
Et toujours avec parcimonie.
Fière et mutine, elle sait rester féminine
Malgré tous les matous qu’elle domine.
Elle gronde, elle crache, les remet en place,
Quand ils envahissent un peu trop son espace.
Tous les matins, quand j’ouvre mes volets,
J’la vois déjà qui pointe le bout d’son nez,
Sa visite, je l’attends, je l’apprécie,
Comme un rituel, une cérémonie ;
Comme une chose naturelle
Faisant partie de ma vie,
Faisant partie de mon décor,
Même si elle reste toujours dehors.
Et on s’observe, on s’respecte.
On s’regarde, on s’accepte,
De longs échanges silencieux,
Des mots dits juste avec les yeux.
Plus tard, elle retourne veiller sur son territoire,
Nonchalante, en haut de la balançoire,
Ou tapie dans un coin de verdure,
En rêvant à de nouvelles aventures.
C’est sûr, elle reviendra demain matin…
(Aout 2010)
Ma petite voisine nous a quitté le 03.06.19