La chambre

Au commencement, il y avait une chambre.
Une chambre de bébé
Que l’on quitte sur la pointe des pieds.
Puis trop vite, ce fut une chambre à mi-temps,
Un endroit déchirant,
Douloureux, sauf un week-end sur deux.
A cinq ans enfin ! C’est redevenu un temps plein
Pour accueillir rires et confidences,
Câlins, et questions en toute confiance.
Naturellement elle évolua…
De même que ses jeux et ses copains,
Ses devoirs, et autres activités du soir.
Peu à peu mon enfant est devenu un adolescent,
Et sa chambre, un cocon
Dans lequel il se terrait de plus en plus souvent.
Un endroit angoissant, terrifiant ;
Un terrain miné de faits masqués
Que je pénétrais avec appréhensions et difficultés.
Et puis, tout à coup, un désert…
Une chambre fantôme
Dans laquelle j’errais à la recherche de symptômes,
D’indices pouvant me mettre sur sa piste,
De traces qu’il aurait laissées sur place,
D’odeurs pouvant se mettre sur le cœur.
Me rappeler qui il était,
Comprendre qu’il s’était métamorphosé
Et faire connaissance avec ce « jeune homme-né ».
Admettre qu’il s’est envolé pour se réaliser.
Eloigné loin des étiquettes apposées,
A la conquête de sa toute nouvelle liberté.
Aujourd’hui j’en ai fais la chambre d’ami.
Mais au fond, elle restera toujours sa chambre à lui,
Si quelquefois dans sa vie, il avait besoin d’un abri.
"à chaque étape, refaire connaissance avec son enfant"
Pour Julien (octobre 2010)
Une chambre de bébé
Que l’on quitte sur la pointe des pieds.
Puis trop vite, ce fut une chambre à mi-temps,
Un endroit déchirant,
Douloureux, sauf un week-end sur deux.
A cinq ans enfin ! C’est redevenu un temps plein
Pour accueillir rires et confidences,
Câlins, et questions en toute confiance.
Naturellement elle évolua…
De même que ses jeux et ses copains,
Ses devoirs, et autres activités du soir.
Peu à peu mon enfant est devenu un adolescent,
Et sa chambre, un cocon
Dans lequel il se terrait de plus en plus souvent.
Un endroit angoissant, terrifiant ;
Un terrain miné de faits masqués
Que je pénétrais avec appréhensions et difficultés.
Et puis, tout à coup, un désert…
Une chambre fantôme
Dans laquelle j’errais à la recherche de symptômes,
D’indices pouvant me mettre sur sa piste,
De traces qu’il aurait laissées sur place,
D’odeurs pouvant se mettre sur le cœur.
Me rappeler qui il était,
Comprendre qu’il s’était métamorphosé
Et faire connaissance avec ce « jeune homme-né ».
Admettre qu’il s’est envolé pour se réaliser.
Eloigné loin des étiquettes apposées,
A la conquête de sa toute nouvelle liberté.
Aujourd’hui j’en ai fais la chambre d’ami.
Mais au fond, elle restera toujours sa chambre à lui,
Si quelquefois dans sa vie, il avait besoin d’un abri.
"à chaque étape, refaire connaissance avec son enfant"
Pour Julien (octobre 2010)