Le 21ème siècle

Petite, l’an 2000 me faisait rêver,
Avec ses extraterrestres, ses fusées,
La téléportation, la robotique,
Et les voyages intergalactiques.
Aux infos : conflits armés, dictateurs,
Politique, enlèvements et malheurs.
L’amour, je l’imaginais déjà, mais seulement pour plus tard,
Sous les traits d’un héros, de l’homme qui valait 3 milliards.
Ado, je me projetais beaucoup moins loin,
Du moins jusqu’au samedi, au café du coin.
Philosopher et trinquer avec les copains,
M’enivrer de musique jusqu’au lendemain.
Aux infos, toujours le même refrain.
Guerres et peuples souffrants de la faim.
Et l’amour, un flirt, le temps d’un slow,
Joue contre joue, une guitare et son solo.
Jeune femme, je relevais la tête vers le ciel,
En proie à des questions spirituelles.
Vies antérieures et karma,
Voyage astral et bouddha.
Aux infos encore la même rengaine.
Atrocités, population qu’on malmène.
Et l’amour pour de faux,
A grands coups de gros mots.
Aujourd’hui, des satellites plein le ciel,
C’est l’ère des relations virtuelles.
Téléphonie portable, accès illimités
Internet et cyber amitiés.
Les infos ? Je ne les regarde plus !
C’est fini, j’ai fais une croix dessus.
Mais l’Amour enfin, cette fois
Le bon ! Avec un grand A.
Oui, c’est vrai, point de voiture ailée,
Et Malraux se serait-il trompé ?
Mais j’avoue, c’est quand même le pied
D’être reliée en un clic à sa musique préférée.
Et par-dessus tout pouvoir parler sans compter
Avec ceux, qui comptent au loin, nos chers aimés.
(2011)
Avec ses extraterrestres, ses fusées,
La téléportation, la robotique,
Et les voyages intergalactiques.
Aux infos : conflits armés, dictateurs,
Politique, enlèvements et malheurs.
L’amour, je l’imaginais déjà, mais seulement pour plus tard,
Sous les traits d’un héros, de l’homme qui valait 3 milliards.
Ado, je me projetais beaucoup moins loin,
Du moins jusqu’au samedi, au café du coin.
Philosopher et trinquer avec les copains,
M’enivrer de musique jusqu’au lendemain.
Aux infos, toujours le même refrain.
Guerres et peuples souffrants de la faim.
Et l’amour, un flirt, le temps d’un slow,
Joue contre joue, une guitare et son solo.
Jeune femme, je relevais la tête vers le ciel,
En proie à des questions spirituelles.
Vies antérieures et karma,
Voyage astral et bouddha.
Aux infos encore la même rengaine.
Atrocités, population qu’on malmène.
Et l’amour pour de faux,
A grands coups de gros mots.
Aujourd’hui, des satellites plein le ciel,
C’est l’ère des relations virtuelles.
Téléphonie portable, accès illimités
Internet et cyber amitiés.
Les infos ? Je ne les regarde plus !
C’est fini, j’ai fais une croix dessus.
Mais l’Amour enfin, cette fois
Le bon ! Avec un grand A.
Oui, c’est vrai, point de voiture ailée,
Et Malraux se serait-il trompé ?
Mais j’avoue, c’est quand même le pied
D’être reliée en un clic à sa musique préférée.
Et par-dessus tout pouvoir parler sans compter
Avec ceux, qui comptent au loin, nos chers aimés.
(2011)