Ce sont des soupirs saccadés,
Notre prison est édifiée en livres aimés,
Mais nous ne pouvons plus nous échapper,
À cause de ces odeurs brûlantes qui nous endorment,
Nos habitudes, compagnes délirantes, nous appellent :
Ce sont des soupirs saccadés,
Des silences plus pesants encore.
Ce sont ces publicités qui nous insultent,
Nous les avons tant aimées.
Peinture des jours, nuits éternelles, est- ce que vous aussi,
Vous allez nous abandonner ?
L'immense sourire de toute la terre ne nous a pas suffi :
Il nous faut de plus grandes solitudes.
Ces villes sans faubourgs et ces mers éteintes
.
Nous touchons à la fin du jeûne.
Notre ossature transparaît comme un arbre,
À travers les crépuscules successifs de la chair,
Où les désirs d'enfant dorment à poings fermés.
L'épuisement est extrême.
Hier encore nous tombions sur des étoiles miraculeuses,
En passant devant les magasins.
Mais nous ne pouvons plus nous échapper,
À cause de ces odeurs brûlantes qui nous endorment,
Nos habitudes, compagnes délirantes, nous appellent :
Ce sont des soupirs saccadés,
Des silences plus pesants encore.
Ce sont ces publicités qui nous insultent,
Nous les avons tant aimées.
Peinture des jours, nuits éternelles, est- ce que vous aussi,
Vous allez nous abandonner ?
L'immense sourire de toute la terre ne nous a pas suffi :
Il nous faut de plus grandes solitudes.
Ces villes sans faubourgs et ces mers éteintes
.
Nous touchons à la fin du jeûne.
Notre ossature transparaît comme un arbre,
À travers les crépuscules successifs de la chair,
Où les désirs d'enfant dorment à poings fermés.
L'épuisement est extrême.
Hier encore nous tombions sur des étoiles miraculeuses,
En passant devant les magasins.
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1 commentaire
Michel (Signes de Vie) · le jeudi 20 juin 2013 à 15:07
Amitié
http://www.mespoemes.net/signesdevie
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