Poésie Satyrique:L’amour me frappe comme un éclair

Le ciel tonne, et s’éclaire, d'un éclair tout roux.
Semble que tout le monde est sens dessus dessous;
Le bruit et la fureur sont si grands, l'endroit si horrible,
Que l'amour et maintenant si terrible.
Cruelle ironie souillée du sang. Qui met tout en monceau.
Et tire d'un beau sang, cet inhumain ruisseau.
Un orage de pluie, et une soudaine grêle.
Tombe si menue, et a ce point pas si cruel,
Que les traits décochés par ce jeune Jurançon
Qui fait d'un pauvre cœur la peau d'un hérisson,
Tant il tire de traits, et tant sa main et en colère
Décoche vivement sa sagesse si légère.
La mer n'a jamais eu tant de flots écumeux.
Le creux du mont Gibel me fut donc si fumeux.
Et jamais navigatrice, vit une telle tempête
Qu'un misérable soupirant sent le trouble dans sa tête.
D'orage amoureux de dangers, de tristesse et de deuils :
Il n'est si tôt en mer que mes vers, trouve un écueil.
Que son mas se rompe, ou bien que son navire
Dans un gouffre incertain cent fois ne tournevire.
Et si, le plus souvent, ceux qui cherchent ces mots
N'ont jamais vu la mer ni l'horreur de ses maux.
L’amour affamé qui trace dans le ciel ma voie
Ne s'acharne, si cruel, si fort sur quelque proie,
Et si plain de fureur ne prend ses appétits
L’amour me frappe comme un éclair, et je suis surpris,
Comme ce petit Angelot, d'une cruelle rage.
Se repaissant goulûment du sang et du carnage
Semble que tout le monde est sens dessus dessous;
Le bruit et la fureur sont si grands, l'endroit si horrible,
Que l'amour et maintenant si terrible.
Cruelle ironie souillée du sang. Qui met tout en monceau.
Et tire d'un beau sang, cet inhumain ruisseau.
Un orage de pluie, et une soudaine grêle.
Tombe si menue, et a ce point pas si cruel,
Que les traits décochés par ce jeune Jurançon
Qui fait d'un pauvre cœur la peau d'un hérisson,
Tant il tire de traits, et tant sa main et en colère
Décoche vivement sa sagesse si légère.
La mer n'a jamais eu tant de flots écumeux.
Le creux du mont Gibel me fut donc si fumeux.
Et jamais navigatrice, vit une telle tempête
Qu'un misérable soupirant sent le trouble dans sa tête.
D'orage amoureux de dangers, de tristesse et de deuils :
Il n'est si tôt en mer que mes vers, trouve un écueil.
Que son mas se rompe, ou bien que son navire
Dans un gouffre incertain cent fois ne tournevire.
Et si, le plus souvent, ceux qui cherchent ces mots
N'ont jamais vu la mer ni l'horreur de ses maux.
L’amour affamé qui trace dans le ciel ma voie
Ne s'acharne, si cruel, si fort sur quelque proie,
Et si plain de fureur ne prend ses appétits
L’amour me frappe comme un éclair, et je suis surpris,
Comme ce petit Angelot, d'une cruelle rage.
Se repaissant goulûment du sang et du carnage
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2 commentaires
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 2 août 2013 à 16:51
chenier1 · le lundi 12 août 2013 à 22:57
http://www.mespoemes.net/chenier1
merci mon ami Philip de berg , de ta louange sur ce texte .
Amitiés, poétiques .
Chenier1
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