Symphonie en Si-lence Majeur
Il tourne et tourne dans la pièce
Il salit l’air de mots à lui
Il fait les gammes qui dépècent
Et j’attendrai qu’il ait fini
Ca roule, ça tremble et ça casse
Ça rebondit comme des balles
Ca lasse et ça prend de la place
Près de ma face, et ça déballe
Ca fait un moment que ça dure
Je pourrais me faire un café
Mais aucune pièce n’est sûre
Et j’endure l’autodafé
Autodafé parce qu’il m’a pris
Mes feuilles pour « que je l’écoute »
Ainsi pas de charivari
De silence entravant sa route
Quand les carnets ne parlent plus
Décharné, le seul son qui gagne
Est celui de son arme à flux
Un torrent dans une montagne
Il cause et cause et cause et cause
Je peux murmurer ou m’enfuir
Les choses, les choses, les choses
Parfois l’humain cesse de luire
Mais je reste pour regarder
Comment les empires s’écroulent
Voleurs de mes mots, mes idées
Sous l’assaut de leur propre foule
Il est fatigué, il se calme
Bref c’est le Moment du Caveau
Tout comme on délivre les palmes
On achève bien les chevaux
Fini mon ami. Je saisis
Un tube de rouge écrasé
Partout l’aurore s’épaissit
Dans l’antre de l’ancien baiser
Lui regarde, un poil hébété
Qu’est-ce qu’elle va faire, enfin ?
Sans mon carnet escamoté
J’ai pourtant les mots de la fin
Je vais donc au mur pour écrire
Avec le rouge, teint de Sioux
Ce que l’Indien tenta de dire
A son Américain :
« F**K YOU ».
(25/12/12)
Désolée pour la fin… je ne l’ai pas écrit en 2012
pour qu’il soit posté en public… maintenant
c’est chose faite… et je ne recommencerai pas : )
https://www.youtube.com/watch?v=FOuSxal8pf4
Il salit l’air de mots à lui
Il fait les gammes qui dépècent
Et j’attendrai qu’il ait fini
Ca roule, ça tremble et ça casse
Ça rebondit comme des balles
Ca lasse et ça prend de la place
Près de ma face, et ça déballe
Ca fait un moment que ça dure
Je pourrais me faire un café
Mais aucune pièce n’est sûre
Et j’endure l’autodafé
Autodafé parce qu’il m’a pris
Mes feuilles pour « que je l’écoute »
Ainsi pas de charivari
De silence entravant sa route
Quand les carnets ne parlent plus
Décharné, le seul son qui gagne
Est celui de son arme à flux
Un torrent dans une montagne
Il cause et cause et cause et cause
Je peux murmurer ou m’enfuir
Les choses, les choses, les choses
Parfois l’humain cesse de luire
Mais je reste pour regarder
Comment les empires s’écroulent
Voleurs de mes mots, mes idées
Sous l’assaut de leur propre foule
Il est fatigué, il se calme
Bref c’est le Moment du Caveau
Tout comme on délivre les palmes
On achève bien les chevaux
Fini mon ami. Je saisis
Un tube de rouge écrasé
Partout l’aurore s’épaissit
Dans l’antre de l’ancien baiser
Lui regarde, un poil hébété
Qu’est-ce qu’elle va faire, enfin ?
Sans mon carnet escamoté
J’ai pourtant les mots de la fin
Je vais donc au mur pour écrire
Avec le rouge, teint de Sioux
Ce que l’Indien tenta de dire
A son Américain :
« F**K YOU ».
(25/12/12)
Désolée pour la fin… je ne l’ai pas écrit en 2012
pour qu’il soit posté en public… maintenant
c’est chose faite… et je ne recommencerai pas : )
https://www.youtube.com/watch?v=FOuSxal8pf4
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18 commentaires
marieannemak · le mercredi 18 mai 2016 à 07:25
J'espère que j'ai bien perçu ton poème !?
Amicalement Marie-Anne
Cili · le mercredi 18 mai 2016 à 07:45
Merci pour ta lecture attentive !
guillaume · le mercredi 18 mai 2016 à 11:03
marieannemak · le mercredi 18 mai 2016 à 13:44
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 18 mai 2016 à 15:37
Ah, je ne peux m'empêcher de (re)venir avec mes gros sabots, je veux dire ma formule qui se prétend psychanalytique (et pas lyrique cette fois) : "des mots pour des maux !". Les voleurs de mots achèvent nos silences, mais n'emportent pas nos maux, loin de là.
Je vais détourner les paroles de Sweet Thing de Bowie pour dire :
"Word, word, it's a sweet thing !
For hope, gal, it's a cheap thing !"
Mais le temps du silence est venu. Un silence qui gueule ! Pourtant, tout était condensé dans un carnet noirci. Comme une masse d'énergie digne du noyau du big bang, prête à éclater encore.
Don't be.....silly, gal, il y a encore du répondant. Same old song, les mots sont dans la tête, gravés, indélébiles, peut-être débiles ou délétères, enfin, juste quelques uns.
Take it easy, tes neurones sont d'infranchissables grooves, un disque dur où tout est consigné, même le silence !
Ah, sympa ton énigmatique poème, Cily, qui me permet de délirer un peu entre la marge et la limite, dans une tonalité mi-arty, mi-trashy, sans dire vraiment grand chose !
By the way, sais-tu que ton poème "une goutte" a inspiré (indirectement) mon dernier post de ce matin "la Nef des fous". Ton poème m'avais donné l'idée d'un titre "l'échelle des fous". Je suis parti quelques jours en vacances, et au retour, je me suis aperçu, et l'on m'a fait remarquer, que c'était moi qui avait évoqué l'échelle de David, dans le com' que je t'avais fait. Alors, je me suis dit, je vais faire un truc un peu différent : "l'escalier des fous". Arrrgh ! Re-remarque : "mais nooon ! C'est d'un escalier dont parle Cili !". Alors, pour ne pas pirater par inadvertance un bout d'idée de "une goutte", j'ai gardé mes dingos (mais, comme je le dis, gal, "le fou est celui qui a tout perdu, sauf la raison !") et les ai mis dans un bateau. Si ça te branche tu pourras lire cet écrit obscur, un peu barré, mais avec des formes, et qui, heureusement ne plagie aucunement ta "goutte".
Alors, merci pour cette indirecte inspiration originelle.
Pour finir, comme beaucoup d'autres l'on souligné, ta présence et l'intérêt que tu portes au site est particulièrement intéressante.
Que ne fais-je partie de ceux qui te diront que, sans en être un prétexte, notre site de poésie génère du partage et de l'échange. Ici, on ne like pas, on ne twitte pas, on balance nos mots (maux parfois) et ils font des petits, revisités à la couleur de nos personnalités.
A bientôt sur les ondes Cili. Amitiés. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Cili · le mercredi 18 mai 2016 à 17:49
Mais pour le carnet, tu as à la fois raison et tort. Je ne parlais pas de celui que tu penses. Je vais expliquer à Marie-Anne...
Cili · le mercredi 18 mai 2016 à 18:11
Alors alors. Je suis atteinte de mutisme. Le vrai : je suis réellement muette (enfin je peux "murmurer", chuchoter, comme il est dit dans le poème à un point).
Ce qui fait que vous allez mieux comprendre le poème j'espère, et désolée d'avoir traîné.
Là je parlais d'une fin de relation avec un boyfriend Américain, qui pouvait être pénible mais que je n'avais pas identifié comme un salaud. Le soir dont je parle, on a eu une grave altercation justee après Noël, et comme il en avait marre de devoir s'interrompre constamment le temps que j'écrive des choses sur mon CARNET (seul moyen de répondre), hé bien il me l'a carrément piqué, et le marqueur aussi. B-b-bref il m'a enlevé ce qui me restait de parole.
Qui avait raison ou tort ce soir-là ça n'a pas d'importance. L'acte, a été débile sauf s'il cherchait à me dégoûter ; réussi. Alors j'ai taggé le mur au rouge à lèvres avec "F**k you". J'ai pris notre fille et je suis partie, mais c'est une autre histoire.
Je n'aime pas en parler mais je vous fais confiance pour essayer, juste essayer, de voir ce que c'est qu'être dans un monde de gens qui parlent alors qu'on ne pourra jamais. Bad vibe :(
Sûr sûr je ne ferme pas ma gueule pour autant (la blaaague !!) et personne ne va abuser de moi... mais voyez, ils essaient. Enfin certains.
Voilà M-A et d'autres, c'était le Graand Secret. C'est bien, ça "Cili et le Grand Secret", ça fait un peu Harry Potter non ? :)
Merci Marie-Anne, bonne soirée
Cili · le mercredi 18 mai 2016 à 18:14
No you can't stop rock !!! Wi je parle assez bien anglais à cause de l'autre abruti. Enfin "grâce à" ....
Et il y a gav' d'autres choses qu'on ne peut pas arrêter.
Bonne soirée Guillaume. :)
Loïc · le jeudi 19 mai 2016 à 17:48
Après une longue période de silence moi-même (juste... pas envie... aucun problème ni obligation) je viens commenter au moins ce poème, pour commencer ? :) (C'est fait, j'ai utilisé un smiley, mon quota est rempli pour l'année.)
Si je comprends bien d'après la date du poème et tes explications, tu as écrit ça à chaud le soir même de la rupture...
Je n'offrirai pas ma sympathie pour ton affliction ; je comprends bien que ce n'est pas le but. But you know.
Je dirai juste que je comprends (théoriquement) deux choses :
1) L'importance de la révélation : ce n'est pas évident face à une foule d'étrangers. Suivant ce qu'on a connu précédemment, la démarche est plus ou moins... facile.
2) Le traumatisme évoqué dans le poème. Je ne parle pas de la bagarre ; je parle du vol de la parole de manière aussi simple et aussi technique (bye-bye le carnet). C'est lâche, paresseux, écrasant, donc inadmissible. Il n'y a pas de lois contre ça, mais c'est probablement juste parce qu'on n'y a pas encore pensé. Votez-moi en 2017, j'ai un programme cocasse.
Quoi qu'il en soit, bonne route chez nous : ici, personne ne t'enlèvera la parole. And fucking SMILE tout le temps. C'est une des règles du site ; deux sourires par jour obligatoires.
Tu verras, les lettres ne viendront pas de Desolation Row.
Amitiés, Loïc
http://www.mespoemes.net/cellox
Elise · le jeudi 19 mai 2016 à 19:14
Je découvre votre poème en même temps que « votre révélation ».
Il est parfois difficile de dire qui nous sommes, même si nos poèmes parlent parfois malgré nous de nous même.
Après tout quoi de plus beau que d’être tout simplement authentique et vrai… vous dites que vous n’avez pas la parole.
Je pense que, la parole, même non verbal et parfois plus forte , que les cris où les objets que l’on casse.
Dans ce poème en tout cas, brillant et bruyant à la fois, c’est vous qui avez le dernier mot avec beaucoup de classe :pour dire les mots un rouge à lèvre :) (féminité oblige…. Bravo…).
Faiblesse! que d’exploiter la faille d’autrui pour pouvoir se faire entendre !! Cette personne ne mérite même pas un regard pour avoir osé « vous voler votre carnet !
"Quand les carnets ne parlent plus
Décharné, le seul son qui gagne
Est celui de son arme à flux
Un torrent dans une montagne"
Vous faite une description précise de
cette scène : un conflit entre cet américain et vous.
Lui perd pied, pas vous! En vous lisant je sens même une pointe d’humour dans le regard que vous portez sur lui tant il en devient stupide.
"Il cause et cause et cause et cause
Je peux murmurer ou m’enfuir
Les choses, les choses, les choses
Parfois l’humain cesse de luire "
l'absence d'un sens et parfois difficile à vivre, mais souvent c'est plutôt le regard que porte l'autre sur" cette faille" ( pas handicap car quand on compense le handicap , il s'efface..).
Alors , je vous félicite pour nous avoir fait partagé qui vous êtes vraiment. Une belle personne sans aucun doute.
La confiance et le respect sont maitre sur ce site, je pense.
Alors parlez en écrivant ,
Car..
Il vaut mieux parfois parler peu et parler juste,
Savoir aussi écoutez pour pouvoir communiquer .
vous avez raison de faire confiance ,"vers sans les sens" c'est possible ...
bien à vous ,
au plaisir de vous lire .
Cordialement,
Elise
Cili · le jeudi 19 mai 2016 à 19:50
Mais tu es sympa. Tu peux te servir dans le stock au-dessus, il y en a forcément un mieux que les autres !!
Je ne veux pas la pitié, clair. L'acceptation fera l'affaire (eh, ça rime).
Pour la révélation, c'est une question d'identité. Elle change quand les gens comprennent. En bien, ou en mal, ou en interprétable (pas le bon mot, je cherche un terme qui me fuit). A une époque j'aurais dit que tout ça je pouvais l'envoyer balader sans penser, mais ça fait aussi toute une époque où je pense le contraire. De toutes façons au quotidien mon truc se voit comme un nain dans une équipe de basket, alors...
L'histoire du carnet (le 2), y a pas de quoi en faire un roman. C'était sérieux et définissant pour moi, yes, mais c'était surtout sérieux et définissant pour papa. Il en paye le prix encore aujourd'hui même si je ne le fais pas exprès. Est-ce que la bêtise rendra les gens plus intelligents ?
Et la date : ce n'est pas celle du poème. je ne connais pas la date. Ici c'est celle de l'évènement en fait. Le poème n'a pas été écrit le soir même.. comme si j'avais eu le temps de me poser !!!!!!!!
Je n'ai pas trop compris pour l'histoire des "lettres", mais pour les deux sourires par jour, allez... ça va le faire !
Amitiés aussi, thanx 4 everything !
Cili · le jeudi 19 mai 2016 à 20:05
J'ai la parole, j'ai la parole, sans doute plus que certain(e)s qui savent parler. On peut dire aussi que mon incapacité a des avantages... Le souci n'est pas "est-ce que c'est bien ou pas", c'est le regard.
Dans l'anecdote, wi, l'enflure s'est révélée. Ca c'est bien !! mais c'était en gestation évidemment. L'incendie venait, juste on ne sentait pas la fumée.
Je ne sais pas si il perdait pied mais il parlait à un mur. Qu'il avait lui-même construit. Ou avec moi. Bah.
La touche féminine avec le rouge n'était pas préméditée !! Je n'y avais même jamais pensé comme ça après, mais c'est une jolie façon de voir ! :))) Super.
Je sais que le respect règne, j'ai bien vu. Je n'aurais pas posté ce vieux truc sinon. D'ailleurs en passant il n'est pas essentiel à la culture du XXIe siècle ; j'ai fait mieux depuis (lol) ... mais il dit ce qu'il dit. Et je me souviens de choses dont il faut se souvenir.
Amitiés Elise (et dis-moi comment te trouver, donc !!)
Elise289 · le vendredi 20 mai 2016 à 11:39
vous êtes déjà passé sur mon site :) mais voilà je vous redonne mon lien..
cordialement,
Elise
Philip (JARDIN DE LUNE) · le samedi 21 mai 2016 à 08:17
Tu as écrit "l'identité change quand les gens comprennent". Ben oui, moi je dirai que mon regard sur toi est à la fois le même et à la fois différent.
A la fois le même, car pour moi j'ai tendance à considérer un être humain comme un être humain dans sa globalité.
Une personne qui ne rentrerait pas dans les canons de la beauté, par exemple, je me fous complètement de ça. C'est avant tout un être humain.
Alors, quelqu'un dont on n'entend pas la voix ? C'est aussi avant tout un être humain...."comme les autres" ("Hey, ouais, comme les autres, facile à dire, t'es pas à ma place, man !" me diras-tu, évidemment). Mais je pense que tu auras compris ma relation à autrui.
J'ai dans mes amies une personne très très malvoyante. Je lui disais encore il y a quelques jours "depuis l'instant où je t'ai vu, cette "différence" (tout aussi handicapante) j'en ai fait abstraction.
Bon, pour ne pas reprendre tout ce qui a été dit précédemment, je vais essayer de te donner mon propre ressenti après la "révélation". Mais qui peut être, bien entendu, à côté de la plaque, vis à vis de ton vécu quotidien.
Les sons : il font partie du monde, ils sont le monde (mais c'est bien sûr une abstraction pour celui qui est sourd de naissance, encore un sacré truc ça !).
Du doux murmure de la rivière au fracas de la bombe qui s'écrase sur des innocents, il y a une sacrée gamme de sons.
Mais....les sons "humains" ? A part les cris et les rires, ils ne sont que l'assemblage de mots qui ont un sens pour l'esprit humain et qui expriment des choses. Simples vibrations des cordes vocales dans leur expression. Mais l'essentiel est dans leur sens.
B-e-a-u ça se prononce "beau" et ça dis bien ce que ça veut dire.
F-u-c-k Y-o-u se prononce f*ck you et ça dis bien aussi ce que ça veut dire.
Les mots, les cris de rage, d'amour, les gueulantes ça s'exprime de mille manière, heureusement.
Tout ça pour te dire que ce "f*ck you !" écrit sur le mur avec ton lipstick, fut un sacré cri ! Ah, oui, les voisins ne l'on pas entendu, bien sûr, au plan sonore.
Mais, je crois que "l'enflure" il l'a reçu comme une sacré déflagration !!
Bien gueulé, bien dosé ce cri, silencieux dans l'absolu physique, visuel - pas d'autre choix ! - mais un de ces "cris" que tu n'oublieras pas, et qui sont à mettre au palmarès de ta dignité humaine. Non mais, on en reviens là, tu es AVANT TOUT un être humain, et ce n'est pas à toi que je vais dire que pour revendiquer à chaque seconde cette condition, ce human being dans le plein sens du terme, il t'en faut des substituts pour faire en sorte que tu ne sois pas dans la catégorie des...."sous-êtres". Ca, on a donné avec les ordures qui ont parsemés l'Histoire !
Voilà ce que je voulais te dire, Cili.
Et bien sûr, comme Loïc et les ami(e)s te l'on rappelé, ici sur mespoemes.net tu as le devoir de gueuler mais aussi de rire aux éclats avec tes maux (J'ai bien aimé le "ici, personne ne t'enlèvera la parole" de Loïc).
Alors, take it easy, Cili.
A bientôt. Amitiés. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
mespoemes.net/bluegirl · le samedi 21 mai 2016 à 15:27
C'est tout à ton honneur, et j'espère que les échanges dans ton espace t'inciteront à ne plus autant te percevoir systématiquement avec l'écran du handicap, comme le font beaucoup de gens.
Tes carnets ont continué à parler malgré leur rapt, et l'encre continue à couler en aiguisant les mots d'une détresse perceptible.
Mon histoire en écho est bien sur différente, mais c'est bien à te (re)lire que j'ai écrit un nouveau poème, plus axé sur mon propre handicap invisible que sur ma revanche, thème que j'aborde de temps à autres...
Pas facile ; donc j'évalue le chemin parcouru pour avoir l'envie de partager ton écrit.
Le mien peut attendre pour être posté, je ne veux pas faire de l'ombre à ton propre courage.
Amitiés souriantes,
Lola.
Cili · le samedi 21 mai 2016 à 19:19
@ Philip : Touchée par ton long com où tu marches sur suffisamment d'oeufs pour faire une omelette pour 30 :)
Wi, les mots sortent de différentes manières ; même si je ne pourrai pas faire de sons forts, d'habitude je n'ai pas de souci pour me faire comprendre auprès de mes intimes (tout en furtif, les chuchotements).
Et je n'ai rien contre le son, quand il n'est pas dirigé à m'opprimer. J'avoue, j'adore les nightclubs et même les raves à une époque, parce que l'excès de son faisait que personne n'avait besoin de parler. Pendant quelques heures, il n'y a aucun risque qu'on me remarque :)... "jusqu'à l'arrivée des flics" comme on dit. Méchants flics. Méchants.
Je n'ai pas rencontré beaucoup de gens qui me donnaient l'impression de vouloir me casser, mais de nombreux dont la compassion était envahissante.
Après je ne vais pas nier qu'être muette n'a pas ses avantages. Notamment qu'au moment où tu parles (comme tu t'en sors...) hé bien on t'écoute avec grande attention.
Et la suppression de la parole, c'est un question de contexte !! Là wi l'affreux a payé cher en 5 secondes son crime, mais à l'opposé j'ai mon compagnon actuel, qui pour la St-Val de l'an dernier avait un truc préparé, et je causais, et je causais (mode furtif) et à un moment il m'a dit "si tu fermes ta gueule une seconde, je vais pouvoir te dire" (et il m'a fait une surprise ensuite, mais peu importe ici). Celui-là, ce "ferme ta gueule", c'était une reconnaissance comme si j'avais été en train d'envahir la pièce de manière sonore. J'ai adoré plus que tout autre chose qui a pu se passer ce jour-là.
Je suppose Philip, que tout ça n'est pas une question de complexe d'infériorité mais de complexe d'impuissance dans certains cas.
Et je ne peux pas rire, Philip, mais l'intention y est et ça se voit toujours !!! :) Ca ne fait juste pas le même bruit que vous c'est tout.
Et je suis contente d'avoir la parole ici bien sûr. De toute façon l'écrit, ça me connaît bien, forcément. C'est ce qui reste, dit-on ?? :)))
Merci Philip et à bientôt
Cili · le samedi 21 mai 2016 à 19:35
En ce qui concerne ton poème, j'ai l'impression que tu me demandes une sorte de permission, mais fuse ! Sérieusement tu crois quoi ? Je vais me prendre pour le centre du monde ? (C'est en projet, je trace les plans, mais non non, pour l'instant j'infiltre mal le MI6 et le Pentagone)
Et qui nom de Bronx serais-je pour empêcher une vocalisation ???
Fire !
Et sourires aussi.
mespoemes.net/bluegirl · le dimanche 22 mai 2016 à 19:39
Merci...Hum, c'est plus que vocal d'écrire : la trace est matérialisée.
Et reste donc le centre de TON monde : )
...ici, ce n'est que tes débuts, hein...
Je suis terre et eaux plus que feu.
Besoin de symbiose.
Smile baby !
Lola.
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