le gouffre
Baudelaire, « Le Gouffre », Les Fleurs du Mal
Pascal avait son gouffre, avec lui se mouvant.
– Hélas ! tout est abîme,
– action, désir, rêve,Parole !
et sur mon poil qui tout droit se relève
Maintes fois de la Peur je sens passer le vent.
En haut, en bas, partout, la profondeur, la grève,
Le silence, l'espace affreux et captivant...
Sur le fond de mes nuits Dieu de son doigt savant
Dessine un cauchemar multiforme et sans trêve.
J'ai peur du sommeil comme on a peur d'un grand trou,
Tout plein de vague horreur, menant on ne sait où ;
Je ne vois qu'infini par toutes les fenêtres,
Et mon esprit, toujours du vertige hanté,Jalouse du néant l'insensibilité.
Ah ! ne jamais sortir des Nombres et des Êtres !
Pascal avait son gouffre, avec lui se mouvant.
– Hélas ! tout est abîme,
– action, désir, rêve,Parole !
et sur mon poil qui tout droit se relève
Maintes fois de la Peur je sens passer le vent.
En haut, en bas, partout, la profondeur, la grève,
Le silence, l'espace affreux et captivant...
Sur le fond de mes nuits Dieu de son doigt savant
Dessine un cauchemar multiforme et sans trêve.
J'ai peur du sommeil comme on a peur d'un grand trou,
Tout plein de vague horreur, menant on ne sait où ;
Je ne vois qu'infini par toutes les fenêtres,
Et mon esprit, toujours du vertige hanté,Jalouse du néant l'insensibilité.
Ah ! ne jamais sortir des Nombres et des Êtres !
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3 commentaires
cissou40 · le mardi 21 janvier 2014 à 11:01
Cécile
http://www.mespoemes.net/cissou40
euphonie · le mardi 21 janvier 2014 à 13:39
http://www.mespoemes.net/euphonie le goufre est un espace de désolation
Remonter pas à pas les ténèbres du néant, nous redonne la joie de vivre
Cela peut paraître long, mais nous arrivons tous un jour à voir le ciel s'ouvrir vers un bonheur de heurs
Si tu regardes en arrière Cécile tu prendras sûrement conscience que tu as avancé vers la délivrance de ton âme
Le bonheur est devant nous, derriière c'est les épruves qui nous font grandir
Pensée positve pour toi que je t'envoie par la méditation
Marie
salus · le mardi 21 janvier 2014 à 14:22
Je pense, eut égard au grand Charles qui s'y est usé la santé, qu'il serait honnête de mieux ranger son texte !
Cordialement,
Salus
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